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Levez-vous, mânes de Voltaire ,Sortez de la nuit des tombeaux !
Des Calas, auge tutélaire,
Chantre sublime d’un héros!
Dis-nous pourquoi ce monstre horribleCe monstre renaît plus terribleEt voit ranimer ses fureurs.
Dans leur ignorance profonde,
Les mortels 11’ont-ils en ce mondeQue le vain choix de leurs erreurs?
Ainsi, dans ce gouffre effroyable,Où le trépas au sein des flots,
Avec un bruit épouvantableS’offre aux regards des matelots.
En vain le nautonier habile,
Qui fuit les côtes de Sicile,
Loin de Scylla se croit au port :Poussé par la mer et l'orage,
Contre Charybde|il fait naufrageSans pouvoir éviter la mort.