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244 Philosophie

de plus solide. Cependant il avoueque ce fût par ces lectures , qu’ilconnut le secret, quil cherchoitdepuis si long-tems ; il examina enquoi tous les grands Auteurs s 5 ac-cordoient, & en quoi ils diffe-roient, il jugea que la vérité étoitdans les maximes dont ils conve-noient unanimement , & que lereste n’étoit que tromperies ; maisil avoue qu il fut encore deux ansavant que de le mettre en pratique.

C’étoit une foible consolationd’avoir consommé inutilement unbien considérable pendant plus desoixante ans , de s’être exposé àla misere la plus extrême, & mê-me de se voir contraint de s expa-trier pour ne la pas faire connoî-tre, & de n’arriver au but qu’àî âge de soixante - quinze ans, temsoù son ne peut plus joiiir d’unbien acquis. Cependant si Ber-nard a trouvé , il a joui encorequelques années ; mais peut-on