ap 6 PhilosophieGentilhomme étranger, nouvel-lement arrivé , qui vendoit sou-vent aux Orfèvres, où je l’accom-pagnois, le fruit de ses opérations.Je restai long-tems avec lui, fansqu il voulût me découvrir son se-cret j il le fit cependant ; mais cen’étoit qu une tromperie plus in-génieuse que celle des autres. Jene manquois pas de donner avisde tout à f Abbé de Toulouse ; jelui envoyai même une copie duprocédé de ce Gentilhomme ; &«'imaginant que j’arriverois enfinà quelque connoissance utile , ilm’exhorta à demeurer encore unan à Paris, puisque j’avois trouvéun íì bon commencement. Malgrétous mes foins je ne prospérai pasplus dans les trois ans que j’y res-tai , que j’avois fait auparavant.
J’avoìs dépensé presque toutmon argent , lorsque l’Àbbé memanda de tout quitter, pour l’allerjoindre incessamment. M’étant rea-