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[Volume I.]
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SUR LES CEREMONIES DES JUIFS &c. 141Le RACHAPT des PREMIERS NES.

Les premiers nés étoient autrefois consacrés à Dieu. On les devoir a l’Etresuprême qui avoir eu la bonté d'épargner les Juifs , loríqu’il détruisit les pre-miers nés des Egyptiens. Léon de Modene (a) a décrit cette Cérémonie. Unetaille douce la repreíènte ici au Lecteur. Nous y ajouterons une particularitétirée de Buxtorf. {b)

Lorsque le Pere du premier né meurt avant le trentième jour , qui est le temsfixé pour le rachapt, la mere n’est pas obligée de le rachepter. EÍle lui attacheau col une petite lame d’argent, fur laquelle on a gravé des parolles qui mar-quent qu’il n est pas rachepté 8c qu’il apartient au Sacrificateur ll doit se ra-cnepter lui-même étant devenu majeur.

L’EDUCATION des ENFANS.

{c) Les Enfans des Juifs ne doivent point marcher là tête découverte. Ondoit les accoutumer des l’enfance a porter la ceinture qui séparé le cœur desparties inférieures. Il ne faut pas que le cœur regarde ce qui íè paílè plus bas ;& d’ailleurs l’Enfant est obligé de dire dans íà priere du matin, Béni soit Dieuqui ceint Israël de force. Si malheureusement il oublie fà ceinture, voila unepriere perdue. C’est ainsi que les coutumes les plus indifférentes dégenerent enReligion.

Les Juifs instruisent de bonne heure leurs Enfans dans l’étude de la Loi & detoute l’Ecriture. On leur aprend à ne prononcer le nom de Dieu qu’avec res-pect, à honorer leurs parens 8c leurs supérieurs , a observer regulierement lespréceptes de la Synagogue.

(d) A treize ans 8c un jour l’Enfant est réputé majeur. Il commence déslors á pêcher fur íòn propre compte ; car auparavant il pêchoit fur celui duPere. La majorité est déclarée en preíènce de dix Juifs. Le Pere leur dit endétail tous les foins qu’il a pris pour íòn Enfant, 8c finit en déclarant qu’il íèdécharge de toute l’iniquité du jeune homme. Les Témoins ratifient la décla-ration ; après quoi le Pere fait une priefe.

A 18 . ans on doit marier les majeurs. Il n’est pas permis de palier lesvint. On anticipe quelquefois les 18 . pour ceux en quiLa vigueur rìattend pas le nombre des Années.

& dont on craint les débauches prématurées. Quoique cette précaution foit trèsraisonnable, on peut être assuré quelle ne réussit pas toujours.

Les FIANÇAILLES des JUIFS.

La Loi des Chrétiens oblige aujourd’hui le Juif d’êtsre le mari d une feulefemme légitime. En Orient, où le Mahometiíme autorise la polygamie, il

k f % peut

(4) Premier c Dissertation fur k s Cérémonies des Juifs. Ch. 9. 4. Part.ficles^ del^' ^ ^ ^ ^ ere ^ onne P our k radier. 7. fl. 10. f. au moins, somme qui répond auxcinq

(c) Btixt. Syn. Jud. Cap. 7.

dan/s ^ eux qui aiment à faire des découvertes dans les Terres que Vinette a si doctement décrites

j; r on A ‘f* “ e . ■^ mour > en feront de très utiles par le secours de la Mifehna. On y voit à quel âge un4™ e r le P ar , voeux & par le mariage ; à quoi la majorité fe reconnoit ; quelles preuves il faut enPercher fur le corps du majeur & de la majeure, à quelle hauteur &c,