SUIVANT LES PRINCIPES DES CATHOL.&C. 21
sonne en matières Ecclesaftiques , fans obligation de reconnoître T autorité desColloques & des Synodes four son regime & conduite. En suite ce même Syno-de décide que cette Secte est autant préjudiciable à t Etat qu à ïEglise 5 quelleouvre la porte à toute sorte d'irrégularités & d’extravagances j quelle ôte tousks moiens d’y apporter le remède $ & que ji elle avoit lieu , il se pourrait former(a) autant de Religions* que de Paroijfes ou assemblées particulières. Ces dernieresparoles font voir que c est principalement en matière de Foi que ce Synode avoulu établir la dépendance 5 puiíque le plus grand inconvénient où il remar-que que les Fidelles tomberoient pâr l’indépendance, est qu '//se pourroit sor -mer autant de Religions que de Paroisses. Il faut donc necestairemejit, íèlon la„ Doctrine de ce Synode, que chaque Eglise, & à plus forte raison chaqueparticulier dépende, en ce qui regarde la Foi, dune autorité íùperieure^ quiréside dans quelque corps , a laquelle autorité tous les Fidelles soumettentleur jugement. Car les Indépendans ne résilient pas de íè soumettre à la pa-role de Dieu íèlon qu’ils croiront la devoir entendre ; ni d’embraslèr les déci-sions des Synodes, quand après les avoir examinées, ils les trouveront rai-j, sonnables. Ce qu’ils refusent de faire, c’est de soumettre leur jugement á ce-lui d'aucune assemblée, &c.
,, XIV. (b) Le Fils de Dieu aiant voulu que son Eglise fut une, & solidement bastisfur l’unité, a établi & institué la Primauté de Saint Pierre pour 1 entretenir & la„ cimenter. C’est pourquoi nous reconnoiísons cette même Primauté dans lessuccesseurs du Prince des Apôtres, auíquels on doit pour cette raison la soû-miísion &: l’obéïssance que les Saints Conciles ôc les Saints Peres ont toujours3, enseignée à tous les fidelles. ÍC
Telle est l’exposition de la Doctrine des Chrétiens connus sous le nom deCatholiques, & surnommés Romains par les Communions Protestantes. Elle pa-roît ici simple, dépouillée de toutes íès difficultés, facile à comprendre. Tousceux qui font profession de croire cette Doctrine sont véritablement unis aucorps de l’Eglife. C’est donc au Fidelle à íè soumettre íàns examen ; parce queles raisonnemens sont périlleux en cette occasion. Pour l’entendre il ne doit écou-ter que les explications que le Curé veut qu’on écoute , & ces explicationsdoivent saccorder aux décisions du Grand Pasteur. Une brebis humble íè rangeainsi paisiblement sous la houlette. Le Grand Pasteur c’est le Pape, dont l’infail-libilité en fait de Doctrine ôc de décisions garantit, íèlon quelques-uns, le íàlutéternel à ceux qui veulent bien lui adhérer. L’Egliíè Gallicane rejette cette in-faillibilité &c met le Concile au-dessus du Pape. Ne doit on pas croire naturel-lement , que le corps de l’Egliíè peut décider souverainement en fait de Doctri-ne? Que le Pape soit à la tête de ce Corps, & qu’il faste avec lui un fysteme com-plet de Doctrine, â la bonne heure : on pourroit alors se persuader íàns peine que lesdécisions (c) de cette illustre Assemblée íèroient conformes à l’Evangile de Jeíùs-Christ : mais que le Pape íèul décide en maître, c’est ce que l’Egliíè ne peut lui per-
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•1 *"' et Inconvénient régné dans les Pais ôù la trop grartde licence des sentimens est tolerée , & où même
1 eit permis de les publier. D'autre côté ceux qui se taisent & gardent les aparences par politique ou parcrainte font des hypocrites. r r r
sb) L’Autorité du S. Siège & de VEpiscopat.
^ pourroit taire une objection contre ce principe. Le Concile, dira-t'ott, represente l’Eglise de
r!i ' . ànons font par conséquent celles de l'Eglise t mais on y décidé à la pluralité des voix. Si la
r i y ltC - ° ÊS volx et °it ?our l’erreur, à qui auroit on recours? désobéir aux décisions de l’Eglise seroit être‘Cmimatique, s’y soumettre seroit être hérétique.
Tome l. z. Partie,