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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS.

l’Evêque s’aproche de l’Egliíè on íonne les Cloches pour faire savoir íà venue ailpeuple: Iorfqu’il entre on fait jouer les Orgues, Le Maître des Cérémonies ston-ne l’aíperfoir au plus distingué des Capitulaires, qui le preíènte à l’Evêque, aprèsavoir baisé l’aíperíoir & la main sacrée du Prélat, L’Evéque s’aíperge íòi-mêmeavec l’aíperíòir au nom du Pere, du Fils, & du S, Eíprit, après quoi il aspergeles Chanoines &c. & va faire íà priere devant l’Autel du S. Sacrement fur unPrié-Dieu préparé exprès pour cet acte de dévotion. Il doit s’acquitter du mê-me devoir au grand Autel. De là il pastè à la sacristie pour y recevoir les or-nemens convenables à la folemnité de la Messe, & voici comment il les reçoit.

Le Soudiacre va prendre à la Credence les Sandales & les Chausses Episcopales,qu’il porte & qu il présenté élevées. Il íè met à genoux, déchausse l’Evêque,qui est environné de íèpt ou huit Acolytes tous à genoux comme le Diacre , &c. qui étendent la chappe du Prélat de telle façon qu’en donnant les Chausses deCérémonie à íà Grandeur , on n’aperçoive rien d’indecent. (a) Deux Acolytes,après s'être lavé les mains, prennent les paremens íàcrés, les élèvent & les don-nent aux Diacres Astistans pour en revêtir l’Evêque après quil s’est aussi lavé lesmains. Le Diacre íàlue l’Evêque, lui ôte la Chappe, lui met l’Amict íur le corps,Le le Prélat baiíè la Croix de ce vêtement : ensuite on lui donne l’Aube, la Cein-ture, la Croix pectorale, l'Etole, le Pluvial. Il baiíè les Croix de ces Vêtemensles unes après les autres, &c témoigne ainsi 1 extrême vénération qu’il a , ou qu’ildoit avoir pour la Croix de Jesus-Chrïst. Les Diacres Astistans doiventaussi baiser religieusement ces nabillemens íàcrés. Loríque l’Evêque est assis onlui met la Mitre fur la tête ; un Prêtre lui donne l’Anneau Pastoral. Le Dia-cre lui preíente le gand de la main droite, le Soudiacre celui de la gauche. Cha-cun deux baiíè le gand, & la main qu’il a l’honneur de íèrvir. En toutes ceschoíès il y a plusieurs petites pratiques à obíèrver dofit nous laissons le détailaux Myssigogues Chrétiens : il est beaucoup plus important de íàire obíèrverau Lecteur qu on a adapté une Oraiíòn jaculatoire à chaque piéce des habille-ftiens Episcopaux , & que la Dévotion de toute cette Cérémonie est íòutenue &fortifiée par le chant de l’Ostìce de (b) Tierce.

L’Evêque étant revêtu de ( c ) íès Paremens, íòn Clergé íè range tout au-tour de lui. Deux Chanoines Diacres íè placent à íès côtés, revêtus de laL^alniatique, & après ceux-ci un autre Diacre & un Soudiacre. LeThuriféraire íè preíente avec l’Enceníòir , un Prêtre avec la Navette, L’E-vêque

C) Les Diacres, les Acolytes &c. doivent être aussi revêtus de leurs paremens. Cette remarque suffiraP°ur toutes les Cérémonies que nous décrirons dans la fuite.

(*0 On a expliqué ce que c’est que Tierce &c. lorsqu’on a parlé des Heures Canoniales.

J (0 Chaque parement de l’Evêque & de ses îMinistres renferme un mystère. L’Etole represente le joug del u - an S ile * On déchausse 1° Evêque en vertu de ce que Dieu dit à Moïse, déchausse tes souliers &c. Efiïe1 tneme a admiré la Cérémonie de cé mystérieux déchaussement, lorsqu’il a dit, O que le pieds de ceux quifinancent lapaix fìnt beaux ! La Dalmatique, qui est en forme de Croix, marque aux Diacres qu’il doit être cruci-• e au monde. L’Aube represente la pureté de l’ame du Prêtre. L’Anneau Episcopal indique le mariage spi-rituel de l’Evêque avec l’Eglise. Pour mieux pousser la comparaison, nous pourrions dire, que l’Evêque fád° U A/i™ e Auvent à son égard comme beaucoup de maris en usent avec leurs femmes, qu ! ils abandonnent poures Maîtresses. Les gands qu’il a aux mains marquent, que ses bonnes œuvres doivent lui être inconnues, ouMU il doit les diriger spirituellement. La Ceinture , qu’il doit être ceint de justice & de vertu : Les Sanda-ySjquil doit marcher désormais dans les voies du Seigneur: les deux Cornes de la Mitre l’Ancien & le Nou-T™"'' hr * 3aton pastoral la correction & l’autorité paternelle: la Chappe, qui est étendue & large,t - en ^e de la puissance Episcopale. Le Pluvial, qui étoit autrefois un Habillement de voiage & de fati-firnV 'i? U ^.P arolt av °' r P™ son nom, represente les miseres de cette vie exposée aux tentations & aux in-tes i Ite V hUmameS: j Un évêque,gémissant depuis long-tems fous le poids de plusieurs grosBenefices, tou-

tion £S vt H P ren<a ^ìtvial, devient une image vivante du Chrétien, dont la vie est exposee aux tenta-’ Nous ûrons ces Allégories des plus habiles Mystagogues, tels que font Cafaltus & quelques autres.

Tome I. z. Partie. 7