92 SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.
fleur cìu Célébrant. Quelques Ministres doivent íè tenir aux côtés de l’Autel avecdes Cierges allumés,pour honorer l’élevation du S. Sacrement.
Loríque l’Evêque éleve l’Hostie, le Diacre qui est à genou a íòn côté droit, re-levé l’extrémité de la Planette du Célébrant. Il fait la même Cérémonie a l’éle-vation du Calice. N’oublions pas qu’un Acolyte enceníè trois fois le corps &le íâng de N. S. pendant qu’on éleve l’un & l’autre. Après cette élévation lesMinistres, qui éclairoient de leurs (a) Cierges les mystères du íâcrifice, íè retirentpour les éteindre hors du (h) Presbytère , à moins qu’on ne communie les fi-delles.
Après \ Agnus.T)ei le Prêtre Assistant passe au côté droit de l’Evêque-, un Dia-cre íè met a íâ gauche. Le Prêtre Assistant est a genoux pendant que le Célé-brant dit une courte priere ; mais il íè releve austì-tôt après , & tous deux ilsbaiíènt l’Autel. Le Célébrant donne la paix au Prêtre ; celui-ci présenté la jouëgauche (c) pour la recevoir. Après s’être ainsi salués l’un l’autre par un íâint bai-íer, le Prêtre Aísistant va distribuer au Chœur la paix qu’il vient de recevoir, &ccommence íâ pieuíè libéralité par le plus qualifié de l’Assemblée. A l’égard desLaïques, on leur fàit baiser ce qu’on appelle l’Instrument de la paix , & mêmeon remploie toujours dans les Méfiés moins íôlemnelles au lieu du baiser immé-diat. Tout ce qui íuit jufqu’â là fin ne dissere pas de ce qui íè pratique auxMesses communes.
Cette Description peut donner une idée assés génerale des Mestès que l’on ap-pelle íôlemnelles.
La MESSE SOLEMNELLE celebrèe par! /f PAPE
Nous n’entreprendrons pas de donner une description de tout ce qui íè doitobíèrver à la Chapelle du Pape, depuis qu’il y a mis le pied pour y faire ses dé-votions, juíqu’â ce qu’il forte de ce lieu sacré. Ce détail ennuieroit le Lecteur.Peut être íe íoucie t’il peu de (d) íâvoir qu’il faut un Cardinal Diacre ducoté gauche pour ôter la mitre â S. S. qu’il faut un Auditeur de Rote pour larecevoir, un autre Cardinal Diacre pour lui ôter le bonnet {il bêrettinó) & quecelui-ci est â la droite de S. S. que tandis que S. S. prie , le Cardinal qui cé-lébré s’aproche pour dire la Confèstion , & qu’alors un des deux Diacres s e-loigne, après quoi le Pape commence la Confession : qu’â l 'Indulgence le Célé-brant íè retire un peu derriere pour recevoir le Manipule du Soudiacre de laChapelle & que le Cardinal Diacre, qui s’étoit un peu éloigné, íè raproche déS. S. qui acheve la Confession avec lui. Après cela l’autre Cardinal Diacre luirend le bonnet, qu’il avoir pris avec la Mitre. Le Diacre du côté droit étend
(a) les
(a) La Coutume d’avoir des lampes ou des flambeaux dans les Temples & aux Autels s'efl toujours pra-tiquée dans le Judaïsme & dans le Paganisme. Elle subsiste dans le Judaïsme moderne , puisqu’il y 3jour & nuit à la Synagogue une lampe allumée devant YHechal. Les Anciens Païens observoient exactementcette pratique, qui dans le fond n’a rien de choquant ni de ridicule, que l’abus qui s’en peut faire parmi lespetits dévots, qui croient leurs prières beaucoup meilleures parce qu’iîs prient Dieu ou se recommandent aquelque Saint, à la clarté d’une chandelle qui brûle devant son image. Si l’on ôtoit la chandelle à cette sor-te de dévots, ils se perdraient dans leurs Heures, & tous les ressorts de leur dévotion feraient dérangés.
(b) On a déja dit ce que c’est. On appelle auflì Presbytère cette partie du corps de Eglise, qui est desti-née à loger le Curé qui la dessert.
(c) sSppropinquat Jtniftram genam suant Jìmft r & Celebrantis. V. Cerem.Epifi-
(d) Voiés le Alaëjìro dì Caméra de Sefiini.