124 SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.
le pied. Un voile en forme de pavillon & soit d’une riche croise blanche, avecune frange autour couvrira le précieux reíêrvoir des Hosties.
il faut austì une Boite pour porter la Communion aux malades. Elle soíàd’argent doré par le dedans. Quând on irâ loin & dans des endroits difficiles,on la mettra dans une bourse de foie blanche, qui se pendra au col. La Boi-te & le Ciboire seront bénis. Une autre Boite a mettre les grandes Hosties doitêtre ronde &c un peu plus grande que les Hosties. Elle peut-être d’argent, defer blanc, de carton &c. garnie de tafetas en dedans, enrichie d’une riche étofèen dehors. Il faut mettre dans cette Boite une lame de plomb en rond, cou-verte de tafetas, pour tenir les Hosties en état. Il faut prendre garde de ne pointtenir ces Hosties dans un lieu trop soc, ni dans un lieu trop humide. Il nefaut point non plus so férvir de celles qui font trop vieilles.
(a) Le Soleil pour exposer le S. Sacrement doit être d’argent ; la hauteur dupied des plus petits doit être d’un pan. Le Soleil doit avoir deux cristaux d’untiers de pan en diamètre , ou plus , afin qu’on y puistè mettre commodémentune grande Hostie , qui fera posoe dans un petit Croissant de même matière,mais toujours doré. L’un des cristaux sora attaché au Soleil par une petite chai-nette, comme le couvercle d’une montre. Au dessus du Soleil il faut qu’il yait une croix.
(b) L’Enceníôir peut-être d argent ou de leton. Il doit avoir quatre chaines.On ne íè íèrt de deux Encensoirs qu’aux Processions du S. Sacrement. La Na-vette est de même matière que l’Encensoir.
L’encens dont on fe sort à l’Egliso doit être de bonne odeur, un peu casseavant qu’on le mette dans la Navette 5 mais il ne faut pas qu’il soit enpoudre.
Le Bénitier doit être d’argent, d’étain , ou de leton : l’aípersoir de même,ou de bois tourné avec de la soie de pourceau ou du poil de loup. Au bout ily aura une pomme avec des trous, dans laquelle sora une petite éponge. II fautso pourvoir d’un ou deux Vasos d etain, de fuance, ou de terre vernissée, pour la-ver les Corporaux, les Pâlies, les Purificatoires & les Calices. Au lieu 011 Ionfait les Hosties, il faut un autre vaso d’étain ou de terre vernissée , qui ne sor-ve qu’a cela.
(c) L’Instrument de la paix doit être d’or , d’argent, ou de broderie, avecune image devote du Crucifix ou de quelqu’autre mystère. Sa hauteur sora d’undemi pan, & so largeur d’un pouce moins, finissant en demi rond par le haut.Il doit avoir par derriere une petite anfe pour le tenir, à laquelle on attacheraun voile de la couleur de l’Office du jour pour l’essuier.
{d) Les Corporaux doivent être de fine toile de lin bien blanche , pointtrop claire, fans ouvrage de fil, sons dentelle. S’il y en a une , elíe doit être
fort
(a) Rituel à’Autel.
0 ) Id. Ibid. Voici l’Allégorie que Germain de Constantinople a trouvée dans l’Encestfoir. IL représente,dit il, ^humanité de Jefus-Christ. Le feu du parfum c’est fa Divinité, & le parfum lui-même le Saint Es-prit. On est heureux d’être né pour faire des découvertes si ingénieuses. L’encens est le symbole de la pé-nitence, de la prédication de l'Evangile , des prières des Eidelles. Il reprefente les vertus des Saints & leursbonnes Oeuvres. L’Encenfoir est aussi l’image du Corps de Jefus-Christ. C’est S. Augustin qui nousl’ap-prend. Ces allégories & plusieurs autres'font plus que suffisantes pour prouver qu’il faut fe servir de parfums dansl’Eglise à l'honneur de la Divinité-, & Saint Ambroise dit fort bien qu’un Ange assiste à cette Cérémonie.(c) Rituel d'Ale t.
C d) Id. Ibid. On dit que l’usage des Corporaux a été établi par lo Pape Eusebe ou par Sylvestre premier-
Le Corporal reprefente le linceul dans lequel le Corps de Jefus-Christ fut envelopé après fa mort, & c estcause de cela qu’il ne doit être que de toile. V.. Casalius deRitib.Vet. Christ. Ch. 54. Nous ne dirous riende plusieurs mystères qui fe trouvent dans les Corporaux. On peut lire Casalius fur cet article.