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[Volume I.]
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126 SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.

& six de largeur. L’Image du Patron doit être mile au millieu en broderie. LaBannière doit être de latin, ou de damas, ou de taffetas, ou de camelot doubléd’une toile, ou d’une étoffe legere bordée de foie avec une frange. Le bâtonpour la porter doit être d’une canne & demie de longueur.

Nous ne disons rien du Mijsel: on en fait l’uíàge Sc qu’il contient les prières Scles leçons qui fervent à la dévotion de l’Autel. Ceux qui croient ìautenticité desConstitutions de S. Clement ne doutent pas que S. Pierre ne soit l’instituteur du Mis-sel, Sc qu’il n’en ait recommandé l’uíàge â S. Clement son Successeur.

Après avoir parlé des vases sacrés de l’Autel Sc de leur usage, il n’est pas né-cessaire de parler ici de l’attention que ses Ministres doivent au S. Sacrement. El-le n’est plus de nôtre ressort, Sc d’ailleurs on doit regarder comme des preuvesdu respect; que l’on a pour l’Eucharistie 1e soin que l’on donne aux ornemensde ces vases, la précaution que l’on prend pour les entretenir dans la puretépar la consécration Sc par d’autres moiens religieux. Si Calvin dépouillé le Sa-crement de toute íâ magnificence, c’est qu’il ne regarde que comme un signe lemorceau de pain qu’il donne â ceux de íà Secte : mais les Catholiques croientdevoir revêtir des plus précieux ornemens le corps de celui qui est le Roi des Rois.Les fidelles - de l’ancienne Eglise portoient souvent l’Eucharistie sor eux en voiage,Sc la gardoient (a) dans leurs maisons. Cependant on trouve dans ces pratiques(h) des choses qui semblent contraires â l’idée que l’Eglise veut que l’on ait de laSainte Eucharistie.

BENEDICTION de la PREMIERE PIERRE

de V EGLISE qui doit être bâtie.

On appelle Eglise l’Assemblée des Fidelles Sc le lieu où ils s’aílemblent. Ce lieudoit être uniquement destiné au Culte Religieux, dont la partie la plus essentielleSc la plus agréable â Dieu, c’est la priere, la méditation, le recueillement Sc l’éle-vation du cœur â l’Etre suprême. Ces qualités sont essentielles au Christianis-me , qui fait profession d’adorer Dieu en esprit : ainsi c’est aux Assemblées Chré-tiennes Sc en même tems â leurs temples qu’il faut déterminer le nom d’Eglise.

( c ) Avant que de bâtir une Eglise, on doit obtenir le consentement de l’E-vêque. C’est lui qui détermine le lieu, la place, les revenus de l’Eglise Sc ce-lui de ses Ministres, le fond qu’on doit établir pour le luminaire, pôur les or-nemens Sc pour l’entretien de l’Eglise. C’est lui qui plante la Croix sor le ter-rain de la nouvelle Eglise Sc y pose la premiere pierre ; ou du moins s’il ne lefait pas immédiatement lui-même , c’est avec son bon plaisir Sc par son consen-tement qu’un Ecclésiastique subalterne s’acquitte de cette sacrée fonction. Lé jourqui préçede la posttion de la pierre , on mettra une Croix de bois â l’endroitoùdoit être l’Autel. Le jour soivant on prendra une pierre quarrée, angulaire. C’est elsequi doit être la premiere pierre Sc la fondamentale de î’Edifice. Pour faire la Céré-monie-

(a) On peut dire qu’en ces occasions un excès de pieté jettoit les Chrétiens dans une espece de profana-tion. Par exemple c’en etoit une de mettre l’Eucharistie sur le cadavred’un mort & de l’enterrer avec lui. Celas’est pratiqué autrefois.

(t) Mettre le Corps de Jefus-Christ fur lâ poitrine d’un Mort couché dans le íepulchre, ou partager laSainte Hostie, comme le pratiqua S. Basile, pour en faire passer une partie avec lui dans le tombeau, n’étoit cepas ensevelir le mort avec le vivant? On ne pourroit répondre rien de solide pour justifier cette pratique.

(c) Pontìf. Rom. Part 2 . 11 n’est pas permis selon les Saints Canons de bâtir ni Eglise, ni Chapelle stUSpar l’autorité & par l’ordre de l’Evêque. II doit en désigner le lieu & l’entrée &c. Rituel d’Alet-