I 3 0 SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.
blanc &c. Les autres Ecclésiastiques asiìstans sont auísi revêtus de leurs ornemens.Après le chant des íèpt Psoaumes , H'Evêque suivi de íès Ministres se rend a laporte de l’Egliíè 8c commence une Antienne, après avoir ôté íâ Mitre. L’Antien-ne est a l’ordinaire suivie de 1 ’Oremus. Ensuite l’Evêque s’incline fur un siège po-sé tout exprès fur un tapis, & les Litanies se chantent ; après quoi il bénit 1 eau8c le sel, s’aíperso foi-même, asperse ses Ministres, 8c fait chanter. Dés quele chant a commencé, il reprend la Mitre & íè met a marcher par le côté droitpour faire le tour de l’Egliíè, précédé du Soudiacre qui porte la Croix entre deuxCeroferaires, 8c du Clerc qui porte le vaíë de l’Éau benite. En marchant il asperíè les murs de l’Egliíè en haut 8c en bas au nom de la Sainte Trinité. Ce-pendant [a) les deux Amstans de l’Evêque élèvent les deux côtés de son Pluvial, 8ccelui qui porte l’Eau benite doit observer de marcher un peu devant du côtéde íâ main droite , afin que l’Evêque puisse prendre de l’Eau benite quand il enaura besoin.
Etant revênus au lieu où ils étoient auparavant, 8c l’Antienne aiant été repe-tée à la fin du Psaume , le Célébrant toujours debout 8c découvert dit Oremustourné vers la porte de l’Egliíè. Le premier Assistant dit {b) jleclamus genua.Alors tous íè mettent à genoux excepté lé Célébrant, celui qui porte la Croix 8cles deux Ceroferaires. L’autre Assistant dit levâte , 8c tous íè levent avec lui.Cet Exercice spirituel ne s’aprend pas facilement a cauíè des diversos évolutions,8c c’est pour cela que toutes les Cérémonies de l’Egliíè so font le Rituel a la main.Nous demandons grâce aux Chrétiens en faveur de la comparaison que nousavons faite : elle ne donne aucune atteinte a l’essencedela Religion. La priere, quidans le Pontifical (uit levate, est d’un goût ailes mystique. Après quelle est di-te , le Célébrant reprend la Mitre 8c s’aprochant de la porte y fiape avec le bâ-ton pastoral en prononçant (c) Xattollite portas & introibit Rex gloriœ. Le Dia-cre qui reste enfermé dans l’Egliso entendant fraper â la porte lui demande quiest ce Roi de gloire , 8c l’Evêque lui répliqué, que c’est le Seigneur Pieu tout puis-sant 3 le Pieu des Armées. Est-ce pour s’accommoder â la soibleíso humaine, 8ccomme le dit Charron , {d) pour ce qu il doit être permis de follier avec les petits en -jans , que l’on pratique une Cérémonie qui ne paroit nullement émanée de lesprit apostolique ? Ceux qui ont inventé les Cérémonies Religieuses ont très-biensenti qu’en fait de Religion l’eíprit humain n’est capable que de choses mé-diocres.
Après avoir fait le tour de l’Egliso par le côté droit, l’Evêque lésait par lecôté gauche en aspergeant en dehors 8c â peu prés â íâ hauteur les murailles del’Egliso. L’Antienne qui so chante alors n’est pas la même qui s’étoit chantée au-paravant. La priere ne lest pas non plus. La Cérémonie so continue de même, ex-cepté qu’après que le Diacre qui est dans l’Egliso a demandé qui ejl le Roi de gloi're y le Clergé répond avec l’Evêque, (e) C ejl le Seigneur tout puijsant ; c ejl luiqui ejl le Roi de gloire , 8c que tous ensemble ils crient trois fois (f) ouvrés. L’E-
■ . vêque
Rituel d vile t. _
(b) C’est-à-dire, mettons nous à genoux.
(c) Pertes élevés vos pot aux, ouvrés vous portes éternelles pour faire entrer le Roi de gloire. Pi". LZ. suivanth Fulgate.
(d) L. i. de la Sagesse. §. 8.
(e) Dominus virtutum.
'(/) Le Bâton Pastoral avec lequel le Célébrant heurte à la porte represente la Puissance sacerdotale que Je-sus-Christ a communiquée à ses Disciples & que leurs Successeurs ont accrue par les armes que la Religionleur a fourni. Les coups donnés à la porte de l'Eglise nous aprennent que le Ciel, la Terre, l’Enfer , toutdoit ceder à la puissance du Vicaire de Jesus-Christ. Nous tirons cette explication de Cafalius de Biti»* Vet,Christ. Cap. z 3.