SUPPLEM.CONCERN. LA COUR DU PAPE. x 97
né , ils reçoivent leur absolution au bout du terftie qui leur est: prescrit. Ces. travaux sont une eípece de châtiment, qui aproche de celui des forçats....& qui est pour autant de teins que les crimes le méritent ; avec cette différen-ce cju’on ne condamne apx Galères .... que ceux qui sont convaincus dequelque crime par des preuves juridiques , & que ceux qui sont condamnéspar les Ecclésiastiques dont nous parlons ne sont jugés dignes des peines & destravaux qu’on leur fait soufrir, que parce qu’ils ont fait une confession volon-taire de quelques péchés a leur Confesseur dans la Tribunal de la Pénitence,pour en recevoir l’absolution Sacramentale.
Nous finissons ici la description des Cérémonies de l’Eglise Catholique & detout ce qui concerne íâ hiérarchie.
Additions & Corrections
pour le Tome second de cet Ouvrage.
9 p. i. I. 6. lises qu’elle enseigne.p. 3. I. 21. lis. décider da pas.
"p. f. 1 . i. de lâ Note (e) lises les Légendaires nous avertissent qu'on ne fauroìt paier, &c.p. 15. 1. 20. lis. s'abstenant de vin y de viande , &c.
Ib. 1 . 24. lis. ordonnés.
p. 17. 1 . 15. ajoutés ceci : les paisans plantent ces Ramaux dans les chams dr aa millieu de leurs blés. Uscroient que ces Ramaux garantiront leurs grains de la vermine dr des injures de Pair.
Ib. 1 . 3. ajoutés cette Note * la planche qui représente les Processions des Ramaux d? du S. Sacrement a étédessinée d'après nature a Paris.
p. 19. 1. 30. lis. pour un peu de tems.
p. 23. 1 . 4. ajoutés cette Note * la planche qui représente la Cérémonie de laver lespieds a dom*pauvresa été dessinée ct après nature a Paris. . .
p. 24. 1 . 30. lis qui dans leur prévention ne cessent de crier y Scc.
Ib. Js. 27. lis. ne vaudroit U pas mieux retrancher certaines choses , &c. ' ^ -
Ib. 1 . 32. lis- aux Huguenots. -
p. 2.7. à la fin de la Note (c) nous mettrons ici l’ordre & les singularités quis’observent aux Processionsde Venise le Jeudi Saint. On y voit trois ou quatre cens hommes armés de gros flambeaux de cire blanche défix pieds de long, pesant 12. à 15. livres au moins. Ils vont deux à deux, avec un pareil nombre d’autrespersonnes tenant chacune une lanterne, & marchant entre chaque flambeau; de sorte que l’on voit akernative-mens un flambeau & une lanterne. Ils sont tous vêtus de serge blanche ou noire, selon les differentes con-frairies, avec un grand capuchon pointu de deux pieds de haut, qui leur pend derriere la tête. Les lanternesfont fort grandes, & attachées au bout d’un bâton. On met plusieurs bougies dedans qui répandent une très-grande clarté, au travers du verre blanc dont elles font construites : & comme il y a quantité de verreries àVenise & aux environs, on en voit d’une infinité de differentes figures singulières, dont quelques-unes sontíì grandes & si lourdes qu’un seul homme a bien de la peine à les porter. On en voit en étoiles & en soleilsà plusieurs rayons, qui ont jusqu'à six pieds de diamètre. Les verres en sont façonnez & ajustez avec du fer& du plomb doré. D’autres sont en forme de roses, en pleine lune, en croissant, en cornettes, en pirami-de, en croix, englobes, en pélican, les aîles déployées, &c.
Au milieu de ces flambeaux & de ces lanternes marche la bannière , & ensuite la croix avec un crucifixde 4. pieds de haut, couvert d'un crespe, & aiant un bouquet de fleurs aux pieds, aussi large que le fondd'un demi muid. C’est en ceci que les Confrères se piquent 1 l’envi à qui aura les plus rares & les plus Del-les fleurs, â qui donnera une figure plus singulière au bouquet. Devant la Croix vont les Battuti qui se flagel-lent par reprises, & marchent à reculon, ayant toujours la vuë attachée fur le Christ. Après la Croix suiventles Reliques, qui font portées fur des brancards tous couverts de fleurs & de cierges. Aux côtéz marchentdiverses personnes avec de longs flambeaux, & de grands chandeliers d’argent à plusieurs bobèches emmanchezà un long bâton. La Musique de voix vient après fans instrumens , & le Clergé marche ensuite, puis le gar-dien, le sous-gardien, & tous les Confrères, chacun un flambeau à la main.
p. 28. 1. 36. Routés le Samedi Saint les cloches recommencent à se faire entendre vers les quatre heures après midi.
Les Eglifis changent , 8 ic.
p. 48. ligne pénultième lis. sans point fin successeur Innocent XIII.p. 67. 1. 15. Us» le fil e'tant bénit.
p. 68. 1 . 7. ajoutés dr même une sage-femme ne doit pas négligés cette précautions ausst-tot que Pensant est ve-nu au monde.
k Ib* P* 68. mettes ceci a la fin de la Note (^)nous ajouterons ici les singularités quefe remarquent dans le Bap-tême , tel qu'on le célébré a Venise. Lorsqu'un pere veut faire baptiser son enfant, il va prier les parrains : les pluspauvres en prennent au moins trois, les riches & les Gentilhommes en ont au moins vingt, & quelquefois jus-qu’à cent & plus. Tous ces comperes vont à l’Eglise , & parmi ce grand nombre le pere en choisit un quidonne le nom a Pensant, & contracte seul l’alliance spirituelle. Après la cérémonie on ne donne point de festin,comme en beaucoup d endroits, mais on envoyé d’ordinaire quatre pains de sucre à chaque compere. Tous lesTom. IL Ddd ' rom.