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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS» $i

iy symboles, ii faudra auísi accuser les Anciens de ne les avoir point ado»,, rez, puis qu’on ne trouve rien dans leurs livres, ni menie dans les Li-„ turgies, qui approche du culte extérieur d’aujourd’hui. C’est de'cette ma---„ niere qu’il faut expliquer les paroles de Caueus, quand il assure qu’il n’y„ a point de Nation qui rende moins d’honneur au Sacrement de l’fucha-„ ristie, que les Grecs ; Lc on ne peut nier qu’il n’y ait de l’excès dans c6a qu’il en rapporte, les comparant aûx Hérétiques d’Occident* Mais, a-„ près tout nous ne pouvons mieux juger de ce qui s’obíèrve parmi les„ Grecs, que par les livres qu ils ont composés fur cette matière* Gabriel„ Archevêque de Philadelphie, dont nous avons parlé ci-dessus , établit si,, fortement cette adoration dans un livre qu’il a écrit exprès contre les Latins,„ qu’il est impossible d’en douter. Cet Archevêque établit deux honneurs >,, ou adorations, qu’on rend aux symboles du pain & du vin. Le premier,, n’est qu’une simple vénération qu’on leur rend, lors qu’ils ne íònt encore„ que bénis antitypes. Mais le second dont on les honore, lors qu’ils íònt„ consacrés, (a) n’est pas une simple vénération, dit Gabriel, mais un culte„ de latrie, ou véritable adoration. C’est ce qu’il explique plus au long a-„ près (b) Cabasilas, (c) Siméon de Theílàlonique, plusieurs autres, qui„ établiííènt auísi ces deux fortes d’honneurs rendus (d) aux saints dons & a-„ vant & après la consécration. Il marque même le tems auqUel fe fait la„ derniere ôc véritable adoration,íàvoir quand les symboles ont été consacrés,„ & que le Prêtre étant debout á la porte du Sanctuaire (e), crie á haute

„ voix,

ces paroles, fi on accuse les Grecs &c. jusqu’au commencement de la periode suivante exclusivement, ontété supprimées dans le livre de la Creance de t Eglise Orientale.

(a) Gabriel Philad. in Apol. Orat. Lat.

(b) Claude cite aussi Cabasilas , Evêque de Dyrrachium, qui vívoit au. 13. siecle,& fe Couvi'e con-tre Arnaud des propres passages du Grec. A propos de l’autorité de ces paíïages de Cabasilas égalementemployée par les deux partis, je ne saurois laisser passer cet endroit du Ministre, que je tire du Clr. 7.liv. 3. de fa Reponfi k là Perpétuité. Sur Ce que le Grec approuve qu’on rende les honneurs (de l’adora-tion) à l’Eucharistie après la consécration &c. & que le Docteur Catholique sé prévaut de cette appro-bation , còtnme d’un témoignage autentique, le Ministre répond au Docteur, „ que les Grecs se prof-„ tentent devant le livre de l'Evangile, & qu’ils lui parlent comme à J. C. íans que pourtant on puis-,„ se conclutrè qu’ils adorent le livre même d'une adoration absolue 8 é qui íe termine à lui, comme si,, le livré éfioit en effet Jésus Christ même &c. ” Ne poiirroit on pas accorder aux Catholiques Ro-mains un peu de cette charité qiie íe Ministre témoigne si Chrétiennement aux Grecs? Pourquoi attri-buer si decisivement aux premiers ces adorations gromeres du bois, de la pierre, du pain &c. pourquoileur imputer, avec toute la passion qu/une haine invétérée & devenue héréditaire peu-t suggérer, cette ado-ration absolue, dont on sait grâce à ces Chrétiens Orientaux, si generálement reconnus pour grossiers SCsuperstitieux dans leur culte.

(c) Les Ouvrages de ce Siméon de Thessalonique áuteur du 15. siecle, ont été imprimés in folio àJassy en Moldavie en 1683. par les Grecs Schématiques & aux dépens du Vaivode. On voit à la têteune Epître dedicatoire de Dosithée, Patriarche de Jérusalem, au Prince de Moldavie. Siméon deThessalònique maltraite les Latins dans ses ouvragés.

(d) Sur l’adoration des dons le P. Simon dit, dans fa Creance de ? Eglise Orientale , „ Hue les Grecss, considèrent le pain & le vin qui ont été bénis, comme les images dii corps & du sang de J. C. qui

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doit être bien-tôt offert,accoutumé de rendre aux images

C’est pourquoi ils leur rendent tous les honneurs extérieurs, qu’ils ont

— --- 0 ~c C’est-à-dire, des honneurs fort inférieurs à ceux qui font dûs à Dieu*

■•Jans le Tome premier de la Bibliothèque Critique Ch. XI. lé P. Simon prend un autre tour, & nietout court que les Grecs adorent le pain avant que d’être consacré. II renvoyé sur cette dispute â l’A-Pologie de Gabriel de Philadelphie, qu’il (le Peré Simon) a faite imprimer à Paris, avec des remar-mies, qui éclaircissent cétte matière.

ta«V^d C rfk’ S ^ tre àqué fans heâucóúp de ménagement, de la soumission interieure & volonsdius q octeur de Sorbone, attaque Y adoration de rite du même Docteur, & nie aussi contre Arcu-V / frard’st C C P eu f^ e ( e P ro stfrne au Sanéla Sdntlis poUr adorer le Sacrement de P adoration de Latrie. A‘ ^ en 168^^1 ^ ^adoration, ll est certain que la Liturgie de Saint Chrysostome imprimée à Venise^ ' * j* J" a fsj Entre la priere qui commence Respice &c. Regardés Seigneur & le Sancta Sánctis. SirCU ! l ' 1. exactitude, ç’est qu ilsavoit tres peu les rites de fin pais, parce quéilavoit été àmenéen Italie

ayant apeme t ans ais venons à ce qui fait le plus essentiel de la dispute. Le Ministre refusant toujours de

tecónnoitt e a or ton e i atrte } témoignée par Arcudius, suppose encore que l’adoration des Grecs estTome III. Part. I. o/ r untì