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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. 63

quelles paroles s’adreífent à Jésus Christ; sous les symboles du pain & du vin„ qu on présente au peuple. C’est dans ce rems-là, dit .Gabriel, que le Prê--, tre avertit qu’il faut adorer d’un culte de latrie.

„ C est: aussi dans ce même teitis, &c par rapport aúx paroles de k Litur--, gie, que nous devons expliquer la pensée de Cabasile, quand il parle de„ ceux qui s'approchent des saints mystères, lesquels, dit-il, faisant paroîtréìì leur pieté ôc leur foi, adorent, bénissent Ô£ louent comme Dieu, Jésus-, qu’ils connoistent dans les symboles consacrés. Siméon de Thesfaîoniqué,-, que Gabriel de Philadelphie a suivi en tous ses Ouvrages, distingue aussi-, bien que lui, les deux honneurs rendus aux symboles, dans une de ses re-„ ponfes rapportées par Állatius, Ou il dit, que si on honore les saints dons,„ lofs qu’ils ne font qu’antitypes ou images, on les doit à plus forte raison-, honorer après leur consécration, & qu’ils font devenus le véritable corps &„ sang de Jésus Christ. On peut aussi joindre a tous ces Auteurs Metropha--, nés Critopule, dont íe témoignage est d’autant plus considérable, qu’il a„ fait tout son possible dans son Ouvrage, pour déguiser la créance de son E-„ glise en faveur des Protestans d’Allemagne. Il reconnoit le changement du,, pain & du vin au corps & au sang de Jésus Christ, & il dit, que k manie-„ re dont se fait ce changement nous est inconnue, & qu’on ne la peut pe--, netrer. Puis il reprend seulement l’Eglise Latine, en ce quelle porte avec„ pompe par les rues lé corps de Jésus Christ; avouant cependant, qu’on le-, porte aux malades pour leur servir de viatique : ôc il prouve áu même en--, droit, que les symboles ne perdent jamais leur consécration, quand ils ont„ été une fois consacrés; se servant pour cela de l’exemple de la laine, qui„ ayant été Une fois teinte, ne perd point fa teinture. D’où l’on peut recueil--, lir manifestement, que cet Auteur reconnoit le corps de Jésus Christ dansy, les symboles hors de l’uíàge, & par conséquent qUon l’y doit adorer;s, ne condamnant pas l’adoration & l’honncur que ceux de l’Eglise Romainerendent en général à Jesos Christ dans ce Sacrement , mais seulement (à)í> cette grande pompe 6c apparat, quand on le porté par les rues le jour quéí> nous appelions la Fête du St. Sacrement.

: J’ajouté à ces remarques du P. Simon le moyen qu’il fournit dans un autreouvrage, pour éclaircir plus soremeilt la véritable croyance des Grecs. Il ditdonc au sujet de Gabriel de Philadelphie, qui, ayant étudié dans les Universi-tés dltalie, pouvoit être suspect aux Protestans, quoiqu’il ait écrit contre léConcile de Florence ; qu’il faut distinguer deux fortes de Grecs Schématiques,dont les uns principalement lés plus Orientaux , n’onc eu aucun commerce á-vec les Latins - & se font tenus aux anciennes expressions de leur Eglise, sensinventer de nouveaux mots. Les autres ayant fréquenté les Latins, ou é-*tudié dans• leurs Ecoles & lû leurs livres, ont pris deux les termes & lessubtilités Scholastiques, & ne conviennent pourtant avec eux que dans lesexpressions & dans la méthode. Le P. Simon met au rang de ces derniersGabriel de Philadelphie & Agapius. Si, ajoute-t’il, ces derniers Grecs se trou-^ent d accord avec les Latins dans les Dogmes fondamentaux, on ne doit paslre pour cela qu’ils ont copié les Latins, ni qu’ils sc font livrés à eux &e.mais kusement que les Grecs ont imité leur méthode & leurs expressionspour s exprimer avec plus de netteté. Le P- Simon prétend que faute de cet-te

(a) Vent-cxxt à cause q u ’elle pároit contraire à l’esprit du Christianisme, qui veut une dévotion sim-t* le ^ a ^ c ’ maiS osera t’on croire que les Grecs soient capables d’une telle réflexion?

Q. L