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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. 77

marche est élu, il vend au plus offrant les Evêchés & les autres Benefices va-cans. Outre cela les Evêchés, les Cures & les Monastères de ía Juriídictionlui sont redevables d’une certaine somme annuelle. Chaque Prêtre de Cons-tantinople lui paye par an Ça) un écu. A l’exemple du Patriarche, les Evê-ques font acheter les Ordres à ceux qu’ils ordonnent Prêtres, ôc les Curésvendent les Sacremens au peuple. On lui fait austi payer l’eau bénite, le pain.bénit, ôc les places dans les Eglises. Plusieurs Evêchés rendent mille écus d’im-pôt chaque année, ôc les Monastères rendent a proportion, {b) Les Evêquesde la dépendance du Patriarche,y compris leurs Métropolitains, sont au nombred’environ cent cinquante. Çc) Tous ceux qui sont ordonnés par lui Diacresbu Prêtres dans Constantinople lui sont un petit présent. Ceux qu il sacre Evêques& Archevêques lui en font à proportion de leur rang. Je ne dis rien Çcí) dilCharatch que le Clergé lui remet , parce que ce tribut passe simplement parses mains pour aller au thresor du Grand Seigneur. Chaque mariage qui sofait a Constantinople ou dans la juridiction de cette Ville, lui doit un écu.Ce droit est fort considérable, à cause du grand nombre de Grecs qui viennents'établir à Constantinople. Cette contribution double au second mariage ôctriple au troisième ôc dernier , i’Eglise Grecque ne permettant pas les qua-trièmes Noces.

Les heritages font âustì une des principales branches des revenus de ce Pa-triarche. (e) Ce qui est laiffé par un Prêtre mourant fans enfans lui appar-tient comme au Pere ÔC a l’heritier Commun. Les riches Grecs lui laiísent a-près leur mort des chamsdes maisons, ou de î’argent. Je ne dois pas ou-blier , qtie tous ses trois ans, (f) il levé (g) douze deniers par tête dans chaque Paroissede son Patriarchat, ni la quête que Ion fait pour lui pendant le Carême dans lesEglises de Constantinople & de Gálata. • Enfin le : Czar de Moseovic luisaitun don gratuit comme une marque de ses égars ÔC du respect qu’il a pour lui. 1D’autre côté les Grecs ont une estime particulière pour la Nation Rustìcnne,a cause.de quelques prophéties qui disent que ses Russiens délivreront un jour.les Grecs de l’opreíïìon des Turcs. J

Toutes ces levées d’argent formeroient des revenus beaucoup plus considé-rables , fi elles ne passoient par plusieurs différentes mains. Quelques Relationsdisent simplement que des Curés font établis pour recueillir ses droits Patriar-chaux, qu’ensoite ils en rendent compte aux Métropolitains, ôc que les Mé-tropolitains les remettent aux Patriarches: mais ce que rapporte le P. Simon est-plus exact Ôc plus curieux. Voici ses propres paroles. „ (h) Le Patriarche 1„ n'a pas le maniement des deniers. . . . Un Synode de Métropolitains & de3 , quelques anciens du peuple, qui ont charge dans le Patriarchat règlent avec3j 1e Patriarche les impôts qui se mettent sor les Benefices, ôc ses reçoivent en-j> • fuite pour les appliquer aux dettes de l’Eglise. Le Patriarche , qui voit» quil né peut rien faire sens se consentement de ses Oeconomes Ecclésiastiques» & Séculiers, est obligé d’avoir pour eux bien des complaisences, ôc souvent' „ con-

G) Christ. Angélus de Statu Grscor. cap. 43.

(J) Christ, Jîngelus ubi íup.

Ç C J ibid.

homme^ 6 P íaratc ^ ou Haratch est la taxe que chaque Grec paye par tête au Grand Seigneur. Toute qui a vingt ans accomplis lui paye environ cinq écus par tête. De quinze à vingt on ne payeque a moitié mais les femmes sont exemptes de cette Capitation.

N * lc * llt de l'Eglise Grecque.

(f) Chnft Angélus ubifupr.

Q) Ou douze ajp res . ’

0 ) Le P. Simon Rtblioth, & c . u |,i f up<

Tome III. Part. í.

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