RELIGION DES GRECS.
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plus- propre. On appelle Religieux du petit habit les plus servens , mais 011donne la cuculle Sc le (a) scapulaire aux plus parfaits , que l’on enterre mê-me avec ces marques particulières de leur perfection: Sc ce dernier état faitles (b) Rdigìéux du grand habit. La vie de ces derniers Religieux est , selonles Grecs, une vie pure Sc angélique. On peut les regarder comme des Her-mites ou Comme des Anachorètes. En tout ce qui porte le nom de disci-pline & d’austcritc, ils vont infiniment plus loin que les autres Religieux.Ceci me conduit naturellement aux ascétiques ou contemplatifs, eípece deQuietistes sauvages, qui non contens de se retrancher les plus petites commo-dités de la vie , se feròient peut être un plaisir dé reííiiseiter & ensuite s’immortaliserdans les souffrances pour l’amour & à la gloire de Dieu, s’ils le pouvoient. Tourne-fort dit que les austérités, la retraite Sc la misere leur font souvent tournerla cervelle, Sc que la plupart de ces Ascétiques donnent dans des rêveriespitoyables Sc bien éloignées de la connoissance dé nos devoirs. C’est ainsique la véritable Religion est située entre deux extrémités qui arrêtent la plu-part des hommes ; l’une est le fanatisme Sc l’autre le libertinage. Autrefoisst y avoir des regiemens de l'Eglise pour retenir les Moines dans leurs Con-vens Sc les empêcher de se mêler d’affaires étrangères a la Vocation Monasti-que. La misere a eriervé ou fait éluder en Orient des reglcrnens íi nécessaires.L’autorité que nos Msoincs se sont acquise ou par ; Un fistueux appareil de dé-votion, ou par l’âdreffe avec. laquelle ils se-sont insinués , dans lés intrigues du sié-cle, nous a rendu d’auísi mauvais services en Occident. Nous avons des Moi-nes Négociateurs i des Moines de- Cour ; des Moines qui se rendent arbitresdu sort des États. C é n ’ést ni l’eíprit d’intfigue : , ; J m ; l’ambition qui ont contri-bué au relâchement dé lu diseiplhie des Moines Orientaux, lis ne le doiventqtí’à la dureté du joug Sé a la misere dé leur état. On nous dit que la plfopart font obligés dé gagne* leur vie a la fuèur dé leiir' corps & de s’appliqueraiìx oiïviages ;le’s plus vils,comme se) le labouragê, là culture dela vigne, (d)La plupart, excepté les Prêtres Réguliers, Sc les Hkronomaques sont des arti-sans ou des-bergers qui font un an ese service auprès des troupeaux , après quoiils peuvent retourner au Couvent. ' On en trouve, dit Wheler, qui font deschapeaux Sc d’autres ouvrages auíli méchaniquës. Enfin les Voyageurs nousreprésentent ces Moines comme des génse sens mœurs . & sens éducation, qui seprêtent pour peu de chose aux plus mauvaises intrigues, & qui dans toutes leursactions marquent toujours beaucoup de mauvaise foi. Tout cela n est quetrop sotivent lá fuite de la servitude Sc de la misere.
qui veulent se faire Caloyers s’adreísent à un Bieromonaque pour en
recevoir l’habic, Sc cette cérémonie, nous dit Tournefort, coute environ unedouzaine d’éctìs.' Avant la décadence des Grecs le Supérieur examinoit celuiqui vouloir se faire Moine , Sc pour éprouver se vocation, il l’obìigeoit á res-ter trois ans dans se Méirfástere. Après» cette épreuve On (e) procedoit i la toíi-
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Voy. entr’autres fur cette matière le P. Bonantu ne gli or im e g J
(bj Maani an^elicì habit us. . i pm - vie. En-
(c) Cependant il est bon de remarquer, que les aaacns^Momes tiavai _ ? ^ r ce la que r«-
tre leurs travaux manuels on trouve surtout le labourage & 1 agricultu P
monter au septième siecle.
(d) Christ oph. Angélus Cap. 2,7. Lib. de Statu &c.
(r) T ont if. Grxí. in Eclicto* ad Exarchas.- '
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