RELIGION DES GRECS. 169
thé par des Prêtres vernis de Syrie ; mais cependant les raisons qu on alléguépour prouver qu’ils croient Nestoriens ne sont pas, ce me semble, des plus con-vaincantes; Sc tout au moins on peut dire que le Nestorianisoie des Million-naires Syriens ne peut se prouver par la doctrine contenue dans l’Inseription ,puiíque le Pere Kircher l'a trouvée fort (a) Orthodoxe. On lait d’ailleurs quedans la plus grande vigueur du Nestorianifme , il y avoir un grand nombred’Orthodoxes en Syrie. Mais qu’importe, après tout, que des Nestoriens ou desOrthodoxes ayent été les Apôtres de la Chine ; Puisque leurs disputes ne con-sistoient qu a se chicaner par des expressions subtiles qui ne leur permettoiencpas de s’entendre les uns les autres. Je viens aux usages qui font une partie es-sentielle de cette Dissertation.
Avant le sixième siecle, le Patriarche des Nestoriens portoit déja le titre deCatholique , qu’il a toujours porté dans la fuite. Son Clergé, comme celui desGrecs de Constantinople, est composé de Prêtres mariés Sc de Prêtres Re-ligieux. (h) Èri Syrie Sc en Mésopotamie ceux-ci sont habillés de noir, avec uncapuchon qui couvre le haut de la tête comme une calote & pend derriere les é-paules comme un voile; Pár dessus ce capuchon ils portent un turban, dont lebonnet LL la toile sont d’un bleu' foncé. Le Patriarche Sc les Evêques ne sontproprement distingués des Prêtres que par le Bâton Pastoral Sc par la croixqu’ils portent â la main & qu’ils donnent â baiser. Ce Bâton Pastoral estterminé indifféremment en potence ou en croise. Les Prêtres mariés sont aussivêtus de noir, ou du moins d’une couleur fort brune ; mais au lieu de capuchonils portent un bonnet rond > avec un gros bouton au haut du bonnet.
Outre les Religieux Prêtres > il y a dans la Mésopotamie desGouvens de Re-ligieux qui ne le sont pas, & qui se disent de l’Ordre de S. Antoine; L’habil-lementcíe ces Religieux Nestoriens est une soutane ouverte, noire, serrée d’unéceinture de cuir, la robe par dessus, dont les manches sont assés larges, au lieude capuchon un turban bleu. A minuit, le matin ôc le soir ils disent l’Ossice jle reste du jour ils s’oecupent â l’agriculture. Passons aux Eglises de ces Schisematiques. (c) Elles sont divisées par des balustres, il y a un lieu separé pour lesfemmes. Le Baptistaire est placé du côté du midi; pour prier & pour adorer zon se tourne vers l’Orient. Avant que d’entrer dans ces Eglises, on trouvecommunément une grande cour, où l'on entre par une petite porte. Cettecour, dit le P. le Brun, a pu être le lieu destiné aux pénitens, Sc servir âempêcher lès prophanes de voir Sc d’entendre tout ce qui se disoit Sc se faisoicdans les assemblées Chrétiennes.
Outres les jeunes ordinaires aux Chrétiens du Rite Grec,les Nestoriens dontje parle ici ont un jeune de trois jours, qu’ils appellent se jeune de Niniue±parce qu’ils imitent les Ninivites répentans, qui pleurèrent trois jours après kprédication du Prophète Jonas. Ce jeune précede le Carême.
Les mêmes Chrétiens de Syrie Sc de Mésopotamie ont ajouté â leur Çalandriecla Fête du hon larron que nous n’avons pas. Cette Fête s’appelle chez eux Lajf-abjemìn , c’est-â-dire le larron de U main droite . Elle tombe dans l’Octave deleurs Pâques,
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(a). Voy. Kircher dans íâ Chine illustrée: au reste M. de la Croke prétend que cette inscription vu.Une piece upo ee. V. Hist; du Christianisme des Indes. D’autres l’avoient çrû avant lui : fônt ík mieuxfondes à la croxre supofée que nous à la croire áutentique ?ib) Le P. le Brm Tome III. p . -<5,. H
(c) Le P. le Brm ubi sup. p. 3 -
Tome III. Paru L