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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. 215

-, ììs íìiivent les fentimens, & qiie Galanus a eu grande part â la nouvelle reu*j> nion sous le Pape Urbain VIII.

„ III. Il n’est pas vrai, que les Arméniens nient la présence réelle de jesos-, Christ dans le Sacrement de P Eucharistie, ainst que le rapporte (a) Brere-„ wod après un méchant Auteur î (b) car les Arméniens & les Orientaux n’onÉ-, point tant disputé touchant ce Sacrement, que les Latins ont fait, principal-, lement depuis le tems de Berenger : & d’autant que les Arméniens n’ont ja--, mais examiné cette difficulté, ils sont demeurés dans les termes généraux du-, changement des symboles au corps & au sang de nôtre Seigneur. Galanus --, qui rapporté quelques-uns de leurs Synodes & les disputes qu’ils ont eues a--, Vec les Grecs, ne fait aucune mention de cela, mais seulement de ce qu’ils-, ne mettent point d’eau avec le vin en célébrant la Liturgie, & de ce qu’ils-, consacrent en pain sens levain a la façon des Latins* Ce que le même Brere-„ wod rapporte touchant le (c) Purgatoire, doit etre expliqué selon ce que„ nous avons dit ci-dessus des Grecs & des autres Orientaux : ôc il y a bien de-, 1 apparence, que ce qui est dit au même liep, qu’ils nient que les Sacre--, mens ayent la vertu de conférer la grâce, est unechimere de quelque Docteur-, Scholastique, qui s’est imaginé que les Orientaux étoient instruits de toutes

Crainte de leurs voisins, óu de quelqu’autre besoin pressant, ou de certaines vues de quelques particu-liers, ou du désir d'étendre l’Empire de J. C. & celui du Pape. Les Latins se prévalurent beaucoup auCommencement du quatorzième siécle du caractère que l’histoire donne à Hayton Roi d’Arménie, & desdésordres de cet Etat. L’an 1507* on convoqua un Synode pour faire la réunion. Elle se fit en effetd'une partie de l’Eglise Arménienne, & subsiste encore : mais ce ne fut pas fans causer des troubles, ni

í 5 ns rencontrer de nouvelles oppositions, qui amenerent enfin la ruine de í’Etat.

(a) Brerew. des Lang. & Relig. chap. 24.

(b) Ricaut dit des Arméniens, ,, ils crOyent la Transubstantiation dans le sens de l'Eglise Romaine. ”

Cet aveu est suivi d’une réflexion un peu sorte „ leurs Prêtres avides de gloire & de richesses reçurent», fàns peine un Dogme si profitable, & qui inspire tant de vénération pour les Ministres de l’Autel &c.”II ajoute un peu plus bas. ,, Ce n’est que depuis peu que les Arméniens ont commencé à agiter la ma-?» tiere de la Transubstantiation, dont même le Dogme n'est pas universellement reçu &c. ” Selon le P.îe Bru» Tome III. de ses Liturgies , on ne s’est avisé de questionner les Arméniens fur le point de l’Eù-

charistie qu’au siécle dernier; & quand on leur dit, „qu’il y avoir en France une nouvelle Secte de

», Chrétiens, qui ne croyoient pas la présence Réelle & la Transubstantiation & qui disoient même que,, les Orientaux ne la croyoient pas non plus, ils regardèrent cette pensée comme une extravagance.”Dans une lettre écrite aux Schiímatiques Arméniens au commencement du quatorzième siecle, on leurreproche seulement de se servir de Calices de terre, de ne vouloir pas donner la Communion fous unefeule Espèce, & de la donner aux enfans avant l’âge de raison. Il paroit aussi, pâr tout ce que TourneforiRapporte de la Messe des Arméniens, qu’ils croyent la Transubstantiation.

(c) Ricaut , dans Y Etat de l’Eglise Arménienne, s’explique plus en détail fur cette matière. „ Les Arme->», niens croyent qu’aucun. . . . Saint, à l’exception du Prophète Elie & de la Bienheureuse Vierge,», n’est dans le Ciel, ni en corps» ni en ame: qu*un fidelle mourant dans l’état de Grâce ne va pas», immédiatement en Paradis, ni un réprouvé droit en enfer, mais que les uns & les autres sont retenus», en chemin & placés dans le même lieu » qu’ils nomment G ay ans qui est ce huitième Ciel, du le Ciel»> des Etoiles, dans lequel. ... on ne sent aucune joye, on ne souffre aucune douleur, qu’autant4, qu’une bonne ou une mauvaise conscience est capable de procurer l’une ou 1 autre. Ceux qui sortent», de ce monde chargés de menus péchés* * * . vont aussi dans le Gay ans ou par les aumônes & les», bonnes œuvres des fidelles d’ici-bas, ils sont délivrés des peines dues à leurs crimes* Les Ames des», justes ne jouiront de la présence de Dieu qu’après la Résurrection. . . * jusqu’à ce jour-lâ elles sont», remplies de certains rayons de la lumière & de la Gloire de Dieu. ” Le P. Manier dans fà Relat. der Arménie Tome VI. du Recueil de Voyages au Nord, rapporte ce même sentiment en gros & ajoute en-fuite, „ cependant les Arméniens dans les prières publiques » demandent à Dieu » qu’i! place les âmes des», défunts dans le Royaume du Ciel avec les Saints, & ajoutent, que lès Saints sont dans la gloire avec», les Anges. Voilà une contradiction ailés marquée.” Le même Pere dit auíïì. „Ils croyent que j*», C. descendant aux enfers en retira les damnés, que depuis ce tems-ìà il n’y a plus de Purgatoire» 8 c», & que les âmes séparées de leurs corps sont errantes dans lá région de Pair. ” Ce que Tournefirt râpor-

e approche ailes de ce Gayanl^ dont parle Ricaut. Voici Pendrait. »» Là plupart des Docteurs Arméniensopî 1 o. . £n ll menr 5 R ue l es Ames attendent le jugement universel dans un endroit qu’ils placent entre», eCie 3 erre, ou elles se flattent de jouir un jour de la gloire. ’ Mais pourtant , continue t il,dans lacramte d’etre condamnées k unsupplice éternel. Mais ce qui met le comble aux idées contradictoires de ce -euple, c est que le meme Tonmefort ajoure, „ que ne voulant pas entendre parler d u Purgatoire» ils», ne laissent pas de prier fur les tombeaux & de faire dire des Messes pour les morts* y

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