RELIGION DES GRECS. 223
Croix avec de rhuile qui a été benite pour cette cérémonie. Après la cérémo-nie quelques hommes vigoureux élèvent le fauteuil fur lequel l’Qfficiant est astis»afin qu’il donne la bénédiction à tout le peuple en annonçant la diípense de.manger chaque jour de la viande juíqua l’Aseension. Les spirituels diseurqu’il convient qu’un Prêtre qui s’abaisse jufqu’à laver les pieds à tout le mon-de foie élevé au destùs de tous. Je tire ceci du P. le Brun.
Le Samedi saint on célébré la Mestè à cinq ou six heures du soir, & l'onV donne austì la Communion. La seconde Fête de Pâques est employée âVisiter les cimetières, èc l’on y lit des prières & des Evangiles*
A ces Fêtes il faut ajouter une superstition judaïque, rapportée par ce mê-tne Pere Monier , que j'ai dé j a cité plusieurs fois. ,, Les Arméniens offrent»» â Dieu, comme les Juifs, le sacrifice des animaux, qu'ils immolent â la»» porte des Eglises par le ministère’ de leurs Prêtres. Ils trempent le doit dans,» le íàng de la victime égorgée, ils en font une croix fur la porte de leurs», maisons. Le Prêtre retient pour lui la moitié de la victime & ceux qui„ l’ont présentée en consomment les restes, il n’y a point de bonne fa-»> mille, qui ne vienne offrir son agneau aux Fêtes de l’Epiphanie , de la», Transfiguration, de l’Exaltation de la Sainte Croix, òc de l’Assomption-, de la Sainte Vierge, qu’ils appellent le jour du Sacrifice général. Ils font,» de pareilles offrandes â Dieu, pour en obtenir la guérison de leurs maladies,ìj ou d’autres bienfaits temporels”* J’ai déja remarqué cette superstition ju-daïque entre (a) les usages religieux de quelques Scnifmatiques d’Asie. Onnous dit, que pour justifier celui-ci les Arméniens allèguent f exemple de l’EgliseRomaine , qui bénit des agneaux à Pâques ; niais de quelque maniéré qu’on•"y puisse prendre pour autoriser ce dernier usage, je dis hardiment, que ceft’est pas moins un reste de Judaïsme, que celui de ces Asiatiques.
(b) Pour donner Une idée juste des Eglises des Arméniens, je ne íaurois mieuxfeire que de copier le P. le Brun , ,, leurs Eglises sont tournées â l’Orient, en», sorte que le Prêtre célébrant la Mestè & tous ceux qui sont dans l’Eglise ont„ la face tournée â l’Orient. Elies sont ordinairement divisées en quatre par-,, tics. La premiere est le Sanctuaire, la seconde est le Chœur, la troisième„ est pour les hommes Laïques, la quatrième, qui est la premiere en entrant,, par la grande porte, est pour les sommes. Le Chœur ôé la place des hom»», mes sont séparés pâr une balustrade d’environ six pieds de hauteur. Le Sanc-», maire est plus élevé que le Choeur de cinq ou six marches. . * . . Au mil-3» lieu du Sanctuaire est l’Autel, qui est petit & isolé pour tourner & encens»» fer tout autour . . . presque toutes les Eglises ont un dôme ou il y a des»> fenêtres qui éclairent le Sanctuaire. Il ny a aucun siégé dans le Sanctuaire,3, parce que le Prêtre & les autres Officiers s’y tiennent toujours debout. Ce-»3, pendant selon la Liturgie le Prêtre doit s’astèoir pendant la Prophétie Lé», l’Epitre, & alors si c'est un Evêque ou un Prêtre âgé qui officie, on lui por-33 te un siégé. Il y a ordinairement entre les deux escaliers qui vont du Sanc»», maire au Chœur une petite balustrade auprès de laquelle les Officiers de», 1 Autel peuvent s’appuyer. ... A côté du Sanctuaire â gauche en en-», traite dans l’Eglise est la sacristie. Dans les grandes Eglises, de l’autre côté
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(d) VoV. ci-dessus îes Géorgiens. Le P. Bepn dans fa Syrie Sainte ájoute que Ton méne lá victimefice !& lte £ ^ 1 e ’ c l ue Prêtre bénit le couteau avec lequel il doit l’iimnoler * Sc le sel du íàcri—
{if) Voy. ici la planche qui représente une de ces Eglises.
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