RELIGION DES GRECS. 255
» lors que le Prophète en a parlé ; te ainsi l’on peut assurer , qu’ Abubekir *-, Homer, Hofman te Hali sont dignes du Paradis. C’est auffi pour la mê-,, me raison, qu’ils disent qu’ii n’est pas^ permis de dire, un tel est: mort dansa l’infidélité, ou il est digne de l’Enfer ; à moins qu’on ne parle de ceux qui
s, sont nommés expressément dans le Prophète, comme le Diable, Abusaheb» te Abugehel.
„ Je passe sous silencefê reste de leur Morale, d’autant que ce que j’en ai»> rapporté suffit pour montrer quelle elle est; & je puis assurer, quelle n’estj> point íì relâchée que celle de quelques Casoistes de notre íìecle. J’ajoute--, rai seulement, qu’ils ont quantité de beaux préceptes touchant les devoirs„ des particuliers envers leur prochain, où ils donnent même des réglés dej, la civilité. Ils ont auffi écrit de la maniéré dont on se doit comporter en-3, vers son Prince 5 te une de leurs maximes est , qu’il n’est jamais permis3» de le tuer, ni même d’en dire du mal sous prétexte qu’il est un Tyran.
,, La dévotion des Mahométans s’étend juíqu’aux noms saints : comme-> quand ils prononcent le nom de Dieu , il faut qu’ils fassent la reverence,3, & qu’ils ajoutent, très-haut, très-bénit, très-fort, très-excellent, ou quel-„ que chose de semblable. Si l’on vient â prononcer le nom du Prophète„ Mahomet, il faut ajouter, que Dieu lui augmente ses grâces: au nom des3, autres Envoyés l’on ajoute, que Dieu en est satisfait: te enfin au nom desr, autres Docteurs l’on ajoute , que la misericorde de Dieu soit fur eux.
,, U n’y a point de Constitutions Monachales qui obligent tant les Moines,» à obeïr â leur Supérieur , que les préceptes des Docteurs Mahométans o-3, blig ent J es diseiples â respecter leurs Maitres, auxquels ils sont tenus d’o-3, heïr en toutes choses, fans oser les contredire, ni même parier trop haut enj, leur présence.
„ Comme ils distinguent ce qui est d’obligation divine d’avec ce qui n’ests» que de constitution humaine, te ce qui est de précepte d’avec ce qui n’est3, que de conseil ; auffi se trouve-t-il parmi eux des dévots, qui s’acquitent„ auffi exactement des conseils que des commandemens, comme, par exem-3- pse, daller â la priere de neuf heures du matin , qui n’est point d’obíiga-„ tion, te de s’y prosterner deux fois au moins, ou huit tout au plus. En-„ fin, outre ce qui regarde la créance te la Morale,parmi les Mahométans,„ ils ont encore leurs cérémonies, qu’ils observent assez â la lettre. Pour se„ distinguer des Juifs , qui ne sont obligés daller que trois fois le jour„ â la priere, Mahomet a obligé ses Sectateurs de faire cinq fois le jour la„ priere, pour marque dune plus grande sainteté. Ils ont un grand nom-„ bre de traditions touchant la maniéré de prier,qu’ilseroit ennuyeux de rapporter.
„ Il y a des prières qui sont d’obligation divine te de neceffité , d’autres-3 qui sont seulement de conseil te de bienseance. Il y a de certaines condi-», tions, qui, n’étant point observées , rendent la priere nulle. Par exemple,3- dans les prières de midi te d’après midi, qui sont d’obligation divine , la3» lecture se doit faire bas ; mais dans celle qu’on fait le soir avant que„ de se coucher, te dans celle du matin, l’on doit lire â haute voix, s’il„ y a un Imam, e’est-â-dire, un Prêtre: mais si l’on prie seul, cela est in-5 , diffèrent. De psos, les hommes doivent d’abord lever leurs mains juíqu’aus> bout de leurs oreilles , te les femmes juíqu’â leurs mâchoires seulement.,» Quand on est debout, te qu’on a la main droite sor la main gauche , si„ c est un homme, st doit placer ses mains au dessous du nombril ; te si c est
t, une somme, elle les mettra sor son sein. Pour prier avec ordre , il faut
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