RELIGION DES PROTESTANS. 377
cercueil doit être armorié, ll {a) s’y montre aux spectateurs en beile perruque& en habits de cérémonie,écìairé de plusieurs bougies 8c gardé par des femmes,qui, selon les termes de cet Auteur Alleman, savent comment il saut vivre avecles morts & se connoifsent en présages. Le cercueil répond a la magnificence de^appareil. On observe toujours de le faire aussi riche 8c aussi propre qiúl soitpossible. Je fuis persuadé que le faste de cette cérémonie peut fort bien effacer dansl eíprit des spectateurs plusieurs défauts capitaux du mort, 8c souvent même assurerta mérite de íâ vertu devant les hommes. Ce faste continue du même air lorsqu’on ferme le cercueil, â (b) la collation que l’on sert alors, a l’égard des por-teurs ( c ) que l’on employé pour porter le corps au cimetiere, 8c même aux au-^ônes que donnent ceux qui mènent le deuil.
Passons à divers autres usages : je ne sai si celui-ci est particulier aux Danois.(d) Quand le corps a été mis dans la fosse, le Pasteur jette dessus trois fois deta terre: à la première fois il dit, tu ès né de la terre , à la seconde, tu rede-viendras terré , & à la troisième, tu ressusciteras de la terre. Après cela ceuxqui ont porté le corps achevent de remplir la fosse. L’Oraison funebre fuitta sépulture, si les parens la veulent payer, ou si le mort a laissé de l’argenta cette intention. Quand on enterre tout à la fois plusieurs morts, on peut se disepenser du détail 8c faire pour tous une seule oraison funebre. A Dantzig (e)ta voyageur qui suivit le Comte d’A vaux dans le Nord vit un enterrementdont la cérémonie étoit telle que voici. „ Les écoliers marchoient à la tête a-», vec leur maitre, tous dans leurs habits ordinaires. Les principaux écoliers», marchoient les premiers, 8c les moindres les derniers. Tout cela chantoit„ à la Lutheriene. Le corps suivoit porté sur un brancart par huit hommes ,„ tous honnêtes bourgeois, 8c portant à la main une maniéré de bouquet fait„ de fil d or 8c d’argent. Après le corps marchoient quatre fils de la défunte„ (c’étoit l’enterrement d’une mere de famille) les ainés devant, les deux plus„ jeunes ensuite, tous en longs manteaux de deuil 8c le chapeau baissé sor les» yeux. Le mari, qui venoit après ses fils, étoit habillé de même, 8c secou-„ vroit le viíâge avec son manteau. Il étoit accompagné 8c suivi des proches„ parens, qui précedoient immediatement les principaux de la Ville 8c les Ma-„ gistrats, 8c ceux-ci précedoient à une distance raisonnable la marche des„ femmes. A la tête de celles ci on voyoit les filles de la défunte, qui se», cachoient le viíâge avec Un mouchoir, 8c marchoient en s’appuyant fur,» des servantes. Les autres femmes venoient ensoite toutes en noir 8c mar-», chant gravement deux à deux. Les filles sont exclues de cette cérémonie.
», Après l’enterrement ce convoi funebre entra dans l’Eglise. L’on y chanta3 » Le l’on y pria 8cc. "
L’uíâge de couronner les morts connu 8c pratiqué dans l’antiquité est restéjeunes filles 8c aux jeunes garçons en Frise, du moins en quelques en-Divers Allemans l’observent aussi, mais principalement pour les en-tais. Autrefois les Hollandois 8c les (/) Frisons mettoient trois couronnes
sor.
(U On observe le même usage en d’autres Etats d’Allemagne. ,■
i i ^ belon la description de ce Patriote ,, on sert des biscuits avec une couronne de sucre candi, ou’’ n bouquet de cire entouré de massepains, où l'on lit en lettres de sucre le’ nom & l’année du dé-" du mort."
ùag ^ Y en 3 douze : ce' sont des huissiers de la Ville, dit ce Patriote , quatre autres huissiers ayant dçsLuettes à la main les conduisent.
L) Terpager RitualeEcclef Dama &e.
E? Ogerii Epbemerides , five Iter Dan. &c. ' -
Introd. au cérémonial des enterremtm par M. van Alkemade pag. 16 & 17-
Tome III. Part. II. Ccccc