RELIGION DES ANGLICANS. 15
Cette Loi étoic une eíjpace de Formulaire de foi j que 1 oh fejgardòit alors com-me conforme a la doctrine des Apôtres. Mais on verra par la fuite que cettefoi ne fut pas toujours a là mode. La Loi diíòit , que les diíferens dé Reli-gion autorifcient les séditieux à abuser de l’Ecriture , (a) à la corrompre dansles Sermons Ôc dans lés (b) Livres, à la prophaner dans les Comédies ôc (c) lesChansons ; que pour prévenir cët inconvénient, il falloit dresser un Formulairede foi qui fut conforme à la DoBrine des Apôtres. Pour cet effet òii interdisoitune version de la Bible faite par un nommé Tindal, comme fausse, pernitiëu-fè & erronée. On défendit de mênìe tous les livres contraires aux six Articles
de 15 40 . sous peine d amande ôc de prison pòur ceux qui les garderaient. Ce-pendant 011 y coníèrvoit l'uíage des Bibles traduites par d autres que ce Tindal jen retranchant, ajoute Burnet, les Notes ôc lés Préfaces. Les Ordonnances duRoi étoient confirmées avec les Catéchismes ôc autres Livres d’instructiort im-primés en Angleterre avant íartnée 1 5 40. Le Parlement y défendit aussi d’im-primer aucun Livre de Religion fans privilège , de faire des explications dé laBible dans des Comédies .... d expliquer publiquement les Ecritures fans lapermission du Roi ou de l’Ordinaire; Il permettoit aux Seigneurs z aUx autresGentilshommes, á leurs femmes Ôc même aux marchans tenant maison ôc mé-Uage de lire la Bible, Aux autres 1 usage en étoit interdit : mais pour celui desPfeaumes, du Pater, du Credo ôc de YAve en Anglois, il étoit également per-mis à tous. On condamnoit la premiere fois a une rétractation les Ecclésiasti-ques qui enseigneraient des choses contraires a cette Ordonnance, la secOndë soisá l’abjuratson ôc à porter un fagot sor les épaules, pour marquer qu’ils aVoierttmérité ie feu, ôc même on les condamnoit â être brûlés 3 s’ils refusoient d abju-rer & de sobir la peine de Pamende honorable i mais a la troisième sois on étoit brûléfans miséricorde. A l’égard des séculiers, la peine de leur seconde récidivé étòit la éòrí-fifeation des biens ôc la prison perpétuelle. Quoique cette Loi, dit Burnet, dûttalmet la ctainté de ceux qui pouvoiertt être póursoiVis pour les nouvelles opi-hions, leurs allarmes nc furent pas entierement dissipées , à cause que le Roipouvoit la révoquer á toute heure; Ils étoient á íâ discrétion ì disons mieux;Ils dépendoient de son inconstance : ahffi furent ils persécutés en 1543. parcë queHenri réconcilié avec l'Empereur par une ligue offensive ôc défensive contre laf rance , recommencent d écouter les partisans dé la vieille Religion. Geux-cifirent brûler quelques Protestans a Windsor, ôc s’il en faut croire Burnet , Cran-
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(à) La cause de ce desrodre ‘ venoit de ce qu*iÌ y âvòit aìòrs des prédicateurs de tout âge , de tÒútêcondition , & peu s’en faut que je ne dise de tout sexe. Ces gens qui n’avoient pour toutes lumières*N'un zélé indiscret, interprêtoient l’Ecriture à leiìr fantaisie : cependant avec leurs prétendues lumières ilsq'oyoient prêcher comme des Apôtres. S’agiíToit il d’attaquer Babylone & /’ Antechrìfi , les raisons couloientue source. N os François Reformés leurs contemporains avòierit de même cette facilité admirable.,
(f) Les livres étoient d'un caractère semblable auX Sermons , c’est-à-dire lès livres que pubíidieht deSp ens fans lettre, & qui vouloient pourtant s'ériger en jugés dáns lá’Religion; Mais du reste & savans &^ n orans portoient en ce tems-là l’aigreur jusques dans les titres de leurs livres, & nous est àvòsts vû d'in-‘«Ulés U Chase dè là Bête Romaine , U R'ènverstmeHt de V idolâtrie Pàpistiqfie &c;
- se) On trouve assez de fragmens de pareilles Chansons dans divers vieux Livres. Lés Protestans de France. on t tombés dans le mêríìe excès, & souvent ils y ont mêlé de violentes invectives,ou des traits piquans êclyriques contre l’Eglise Romaine 6c le Pape. La Vache à Colas qui parut ail tems de Henri IV. est de la fa-ǰu d’un des principaux d’entr’eux , & même on la donne à 'Théodore de Béz.e. Pour avoir quelqu’idéee ces Chansons on n’á qú’à Ouvrir feulement certains Recueils de Chansons spirituelles. Áu reste qu’orij e ct> oye pas qué les Protestans soient les seuls qui sont tombés dans ces excès. Les Catholiques Romainseur ont bien rendu le chárige. Les Jansénistes est ont fait de même aux Catholiques ài-Jansénistes èri chan-a nt l a Constitution fur l’air du Branle de Metz.. Voi. Mem. Hifior. & Critiq. an. mois de ... .
on gtems auparavant ils avoient reproché aux Catholiques leurs Chansons spirituelles fur 1 ’*& dé date danj* > & de vous y perdes vos pas Nieolas.
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