RELIGION DES ANGLICANS.
3> lies, tes pèlerinages, & tous les biens que tu as fait & que tu feras z tous„ les maux que tu as dé j a endurés Sc que tu endureras, les souffrances de N.„ S. J. C. les mérites de la glorieuse Sc bienheureuse Vierge Marie Sc de tous
les autres Saints, Sc les prières de toute l’Eglise Catholique te puissent servir»j pour la rémission de péchés que tu viens de confesser Sc de tous tes autres33 péchés, pour l’accroissement de tes mérites Sc pour te procurer des recom-3j penses éternelles On supprima de même les prières de l’Extrême-onction,Le 1 absolution que l’on donnoit aux morts en les mettant dans le tombeau.:» Ces usages, dit Burnet, avoient accoutumé les gens à s’entêter de la penfée,
3> qu’ontre la route naturelle que l’Evangile propose, pour parvenir au selut,^ il y avoir un art caché qui y conduisoit les hommes, que les Prêtres en é-33 toient les dépositaires Sc qu’il ne falloir qu’acheter leur amitié pour s’assurer33 l’entrée du Ciel, sens passer toute se vie sous le joug. .... de l’Evangile”.L’Office nouveau , d’oiil’on retrancha aussi beaucoup de fêtes, dont on nous ditque se nombre étoit immense , fut donné au peuple en langue vulgaire. Les prièresSc ses Litanies y furent généralement changées. Il y resta pourtant ùne priereAccompagnée de signes de croix, dans laquelle on demandoit à Dieu la béné-diction de s Créatures de pain & de vin , afin d’être ensoite aux communians lecorps Sc le sengde J. C. mais avec le ternis on abolit Sc la priere, & les signes décroix qui l’accompagnoient. On ôta aussi plusieurs choses au Baptême 3 á la Con-firmation , á l’Office de la Communion des malades Sc à l’Ossice des morts &c.Enfin l’Ossice ainsi dépouillé devint cette Liturgie Anglicane d’où nous tireronsla deseríption de la Religion qui porte aujourd’hui ce nom. Cette Liturgie dres-sée sous Edouard V . fut pourtant encore changée sous,Elizabeth.
Je ne dois pas o.ubliçr que Cranmer avoit fait venir en Angleterre PierreMartyr célébré Réformateur -, voulant profiter dé ses lumières, Sc agir par sesconseils dans le plan de se Réformation. Calvin propose àussi ses idées, Sc com-nae il avoit assorti, si j’ose le dire, la severité de ses dogmes & de se Réforméa la severité de son humeur ; en écrivant au Protecteur d’Angleterre, il mêladans se lettre une eípèce de censore contre la Réforme, qu’il trouvoit trop lente 3trop embarassée de pratiques comdamnables selon lui, Sc trop retenue, pàr uneffet de la politique mondaine, que l’on reípectoít trop selon lui- Cet Apô-tre de la rigide Réforme qu’en France on appelle Calvinisme, a donné parmi desqualités recommandasses, beaucoup de marques d’uìi caractère impatient Sc im-périeux , auquel se méloit beaucoup d’aigreur dans la controverse, Sc une sorte dechagrin qui conduit insensiblement à Ta haine Théologique. Cette aigreur esttestée dans le parti, Sc sens faire aucune application odieuse, on peut direqu’en général íes successeurs ont plus hérité de ses défauts que de ses vertus,fi ne tint pas à ce zélé Chef de parti que l’Angleterre ne se réformât selon sesidées.
Ereíqu’en même teins íe Célibat des Prêtres fut mis sor les rangs dans Uneassemblée du Parlement* Après quelques délibérations, le mariageTeUr fut per-dis Sc les Loix opposées au mariage furent révoquées* La plus forte raison qu’onPut alléguer pour le mariage des gens d’Eglise, fut prise de leur incontinénce,qui juíques se, disoit-on, les avoit portés â des excès inouïs. Il y avoit beau-c °up moins de peine a prouver se vérité de ces excès, qu a fixer la croyan-Ce sor certains dogmes. Toute l’Europe, Sc Rome elle même n’aurosent pus empêcher alors de reconnoítre se justice de ces reproches, sor lesquels ort n aqu a lire les Poésies du Mantouan , de Sannazar , de Buchanan , Sc de plufieiifs
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