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[Volume II.]
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RELIGION DES ANGLICANS. 25

Vaincre (a) , ni les porter du moins a une abjuration simulée. Les Protestons vi-vent ausiì naître dmsein des Réformes de ce siécle certains rigides Prédestina *teurs , dont la conduite dégénérait en libertinage, ou en désespoir, en consé-quence du Decrel éternel, qui étoit le Dogme fivori de Calvin & de se (b) Secte. Leslaites dangereuses du Dogme ne sirent aucune impression fur Tinflexible Cal-vin. Au contraire pour le justifier, il allégua une raison fort avantageuse auxMystères & à tout ce que l’homme ne peut éclaircir. ,, C est qu’il eut la pré->, caution, dit Burnet, davertir les peuples d’y songer peu, puisque cetoient>3 des secrets que les hommes ne pouvoient jamais pénétrer, Mais, ajouté l’Hifr, torien Anglois, il ne prouva pas fort clairement, que les consequences ti-33 rées de ce Dogme n en couloient pas véritablement*

Au commencement de Tannée 1550. on ordonna de remettre aux Commisseites du Roi tous les livres a l’usege de la vieille Religion, Antiphonaux,Missels, Graduels, Processionaux, Lcc. sens oublier ceux qui contenoient lesOrdinations des Evêques & des autres Ministres de PEglise, parce qu’il avoirété arrêté de changer la forme des Ordinations & de les réduire á toute lafimplicité possible, c’est-à-dire à la seule imposition des mains & à la priere.On ne regarda les autres cérémonies des Ordinations que comme une brode-rie éclatante, fort propre à fiater la vanité de ceux qui en sont revêtus, maisqui n’augmente ni la dignité de la Religion, ni le mérite de ses Ministres, iln’est que trop vrai que Tapareil de leur réception ne sert qu a les prevenir en fa-veur deux mêmes. On a prétendu remarquer aussi que fonction des Prêtres nôs’est introduite qu’au tems qu’ils ont pense tout de bon à se soustraire à lapuissance temporelle, & qu’alors ils voulurent persuader que cette onction, parlaquelle ils ressembloient en quelque maniéré aux Rois de la terre, les rendoitsecrés & inviolables comme les Monarques, Ils s’appliquoient aussi à la lettre cespassages de TEcriture, où les fidelles font déclarés Rois & Sacrificateurs pafJ. C. Le changement dans l’Ordination n’en apporta point dans le vêtementsCependant un certain Evêque de la Réforme, nommé Hooper , ne voulut ja-mais être secré dans les ornemens pontificaux, qu’il trouvoit trop pompeux,disoit-ii, contraires à la simplicité du Christianisme, On ne put jamaisle gagner fur cet article, quelque effort que Ton fit pour lui prouver qu une pra-tique de cette nature 11’étoit point une erreur dans la Religion. Il est á croire (c)flue Hooper étoit de ces esprits inflexibles, qui ne veulent connoître aucuneconséquence de leur opiniâtreté. Lorfqu’il arrive à de telles gens d’être sacrifiéspour leurs opinions, certains dévots ne balancent pas à les respecter comme<ks Martyrs.

Vers la fin de Tannée 1550. les Réformateurs, nous dit Burnet , revirent& corrigèrent leur nouvelle Liturgie. Bucer , qui donna ses conseils pour là'

cor-

~ («) Edouard refusâ de signer l’Ordre qui condamnait une certaine Jean Kent au feu, U fe sig na én jmais en pleurant, fur les instances réitérées du z,élé Cranmer. Rapin Tboiras avoue que ce netoit pas* Un des beaux endroits de fa vie. Vôy. ce judicieux Historien L. XVI, Le S. de Chevr. , son abbrevîa-ê Ur a brodé le plus joliment qu’il a pû ce passage de M. de Rapin. La broderie finit par une réflexion quiáux oreilles des C. R. C’est que ,, Cranmer en vint à cet excès fans avoir dù penchant à la cruauté ’'»k a Tome de l’Abrégé p. 378.

y) J’ai déja averti qu’on ne doit pas prendre ce terme en mauvaise part*

' c \ Dans la fuite, ,, îl consentit de se revêtit, dit Burnet , des ornemeíis pontificaux, lors qú’il seroit íà-c re, & toutes les fois qu’il précheroit ou devant le Roi, óu dans fa Cathédrale &c. Sous ces condi-rn' tIO rl 0ri dispensa de les porter en d’autres rencontres”. On peut íegarder Hooper, comme le pre«.

- ler Ghef des Non-Conformistes ou Puritains V. Neal history of thç Puritans, p. 6-. Sc fúiv.

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