9 o DISSERTATION SUR LA
une Messe tout au moins (a) demi-privée. Cependant la même Rubrique marqueles Collectes qu’on doit dire après l’Offertoire, loríqu’il n’y a point de Com-munians. Cet Offertoire, objectent les Puritains, est inutile quand personnen offre , & il n’y a point cl’Offrande sans Communians. La Rubrique ajoute „ les„ Dimanches 8c les jours de Fêtes, s’il n’y a point de Communians, on dira,, pourtant tout ce qui íè doit dire à la Cene juíqua la fin de l’Homilie, (ou„ juíqua) la fin de la priere pour l’Egliíè, &c”. C’est ce qui choque encore lesPuritains, (h) Voilà , diíènt-ils, une Messe sèche , une omhre sans corps .
Venons au Baptême. „Il seroit convenable, dit la Liturgie, que ce Sacre-„ ment fut toujours administré les Dimanches & les jours de Fêtes. Les assem-„ blées 'des fidelles étant alors plus nombreuses, elles peuvent mieux rendre té-„ moignage de l’introduction des Baptisés dans l’Eglise. Outre cela tous ceux„ qui affilient âu Baptême, peuvent se ressouvenir alors de la profession publi-„ que, qu ils ont faite devant Dieu & devant l’Eglise a leur Baptême, (ou que„ leurs parrains 8c leurs marraines ont faite pour eux) ”. Mais la nécessité raiedes exceptions, 8c ainfi l’on peut baptiser les enfans quelqu’autre jour que cesoit. (c) Il y a deux parrains 8c une marraine pour un garçon, 8c au contraireuii parrain êe deux marraines pour une fille. „ Ces parrains 8c ces marraines íè„ rendent auprès {d) des fonts avec les enfans, immédiatement après la derme-„ re leçon steg prières du matin 8c dû loir. ..... le Prêtre íè rend aussi au-„ près de ces fonts (remplis d’eau pure) 8c la íè tenant debout, il fait la de-
mande ordinaire a ces parrains 8c a ces marraines”, après quoi suivent {e)sos prières l une leçon touchant le Baptême, une exhortation, qui avec une au-tre priere précédent l’abjuration du Démon, que le Prêtre exige des parrains L5riiafrâines, 8c leúr confession tso foi. Ensuite le Prêtre prend l’enfánt entre sèsmains en disant aux parrains 8c aux marraines de le nommer'; 8c en le nom-mant après eux il le plonge doucement dans l’eau, fupofé que cet enfant soiren état de fuporter l’immersion : sinon il lui verse de l’eau fur le visage. Après *avoir prononcé la formule du Baptême, je te baptise, 8cc. il fait (f) le signe dela croix fur Pensant, 8c toute cette cérémonie est suivie de la Priere Dominicale8ç dune exhortation aux parrains 8c aux marraines.
Selon lés Presbytériens le Baptême ne doit jamais être administré qu’en public-Ils corndamnent donc le Baptême domestique, lequel est pourtant permis dansune absolue nécessité, (g) moyenant qu’il soit administré dune maniéré dé-cente 8c fans négliger les conditions essentielles au Baptême. Si Pensant survità un tel Baptême, il doit être présenté à l’Egliíè, 8c le Prêtre doit s’infor-mer deS parrains 8c des màrraines devant l’assemblée, par qui & de quelle mr
X.a) Vides, dit Calêterwood ubi slip. p. 535. qmm prope accédant ad Mijfam prìvatam.
(6) Calderwood , ubi sup. p. 534.
(c ) Lìturg. sínglic.
{d) Les fonts, nous dit-on, font à l’entrée de l’Eglise prés de la porte, les parrains & les marraisse présentent devant ces fonts du côté de la porte. Les Presbytériens remarquent malicieusement letere de ces deux usages, où l’on trouve Ventrée des fidelles dans l’Eglise par le Baptême. Voy. Caldecu>°°ubi sup. p- 605.
(e) La premiere de ces prières s’appelle la bénédiction de l’éau. C’est , pour ainsi dire, une priere detespect. On ne la regarde pas comme étant d’une nécessité absolue, puisqu’on ne s’en sert pas au Bap te-me domestique. Voy. Sparrow Rationàle, &c. p. 184.
(f) Les Anglicans justifient le signe de la Croix. Nous ne le regardons, disent-ils, ni comme essicace
•par lui même, ni comme capable de produire des effets miraculeux: mais cela ne contente pas les P u 'ritains. /qj
(g) Voy. Sparrow Rationale , ubi íup. p. 194- La figure représente ici le Baptême dômeque.