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que rassemblée se sonne pour le convoi funebre, on pose le corps dans soncercueil íùr deux tabourets, dans une chambre où chacun peut l’aller8c pour cet effet on lui ôte de dessus le visage un petit quarté
voir.
de flanelle, qui est fait tout exprès pour le couvrir. C’est en cette occasionque la richesse de l'équipage fait honneur aux vivans. Les parens, 8c parti-culièrement ceux du grand deuil font. . . dans une chambre. . . . le grosdes conviés est répandu en divers autres endroits de la maison. Quand onest prêt a partir, on cloue le dessus du cercueil, 8c des valets ou des servan-tes présentent aux conviés des bassins pleins de branches de romarin, & cha-cun en prend une qu’il porte jusqu a ce que le corps soit mis dans la fosse.Alors chacun y jette aussi íà branche de romarin. Avant qu’on parte 8c a-près qu’on est revenu la pratique commune est de présenter á boire á l’assem-blée. 8c chacun boit deux ou trois coups. ..... il faut remar-
quer qu’il ne va point d’honìme aux enterremens de femmes, comme il neva point de femme aux enterremens d’hommes. .....
„ Les paroisses ont toujours des draps mortuaires de différens prix pour enfournir a ceux qui fondes fraix d’un enterrement. Ces draps qu’ils appellent
(a) f allô (poile) font, les uns de velours noir, les autres de drap, avec unebordure de toile ou de tafetas blanc, large d’un pied, on environ. Pour ungarçon , ou pour une fille, ou pour une femme morte en couche le drap estblanc. Il se met íùr la biere, & il est fi ample, que six ou huit hommes vê-tus de noir, qui portent le corps íùr leurs épaules, font cachés fous ce drapjuíqu’â k ceinture, 8C qUe les coins- 8c tous les bords du drap pendent enco-re assez pour être portés, selon l'uíàge, par des amis ou par des amies selonl’occurrence. On donne ordinairement des gans blancs ou des gans noirs, 8cdes crêpes noirs a ceux qui portent les coins du drap. Us portent austì quel-quefois des écharpes dé tafetas blanc. Tour (h) étant prêt à partir, un, oiïplusieurs Bedeaux marchent les premiers tenant chacun leurs long bâton, aubout duquel est une grosse pomme ou masse d’argcnt, Le Ministre de la Pa-roisse ordinairement accompagné de quelque autre Ministre 8c du Clerc mar-che après j & le corps porté comme je lai dit, íùit immédiatement. Les pa-rens en grand deuil 8c tous les conviés deux â deux font le reste du convoy*L’ordinaire est qu on porte ainsi le corps dans l’Eglise, au milieu de laquelleon le pose íùr deux tfetaux, pendant qu’on fait, ou un Sermon contenantl’éloge (du mort) ou son Oraison funebre, ou (que l’on dit) les prières com-posées 8c ordonnées pour pareille Occasion. Si l’on n’enterre pas le corps dansl’Eglise, on le porte au Cimetiere dé la même Eglise. Alors le Ministre faitíùr le bord de la fosse le service qui autrement se fait dans l’Eglise. Il est enter-ré â la vue de tout le convoi qui environne la fosse 8c qui ne se retire q LlCquand la fosse est recouverte. . ... . Le convoi s’en retourne dans ^même ordre qu’il est venu, 8C l’on boit encore chacun (c) deux ou trots
„ coups
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(a) Ce mot Angìois vient de palliam , 8c fans doute que le mot François qui s’écrivoit autrefois po^ 1te, én vient auffi. -Ménagé plus heureux en étymologie, s’est donné le plaisir, ou la peine* ifî l’on veut,dê le faire venir dé patere, étendre, parce que, dit-il, ,on l’étend fur le eeícueil. Cela est aussi ingénieuxen son efpéce, que la nouvelle maniéré de guérir.,les maladies des yeux, inventée par le Docteur. 's a y 1 ’:*cet Esculape Anglofs cpii en 1 - 755 . a fait vôir aux hommes cê'qu’on n’avoìt point encore vâ depdis. leracle de J. C. fur l’aveugle né. Mais il faut laisser aux grands hommes, qui fe font attachés à le f uivre ^l’admirer, le foin de décrire ces merveilles.
(b) Je parle toujours, dit l’Auteur, de gens de médiocre condition, car c’est dans cet état taeài
cre qu’il faut chercher l’ufage ordinaire, qui fait la principale coutume. . ■ ^
(c) L’ufage de boire aux enterremens fe rapporte en quelque façon aux Epak fer des. Mais Lisons