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[Volume II.]
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RELIGION DES QUAQUERS. 129

voient qu en Dieu &c. Il y eut auífi plus d’ordre &' plus de méthode dans ladoctrine, plus de confidence & plus d’uniformité dans la Secte. Elle commen-ça même de tenir un rang Lc de le faire reconnoître. George Keith & RobertBarclay , tous deux Ecoísois, contribuèrent à augmenter peu a peu là réputation8c plaidèrent méthodiquement pour elle, principalement le dernier, connu parson (a) Apologie des Quaquers qu’il présenta au Roi Charles second en 1 ^ 75 .Keith fut dans la fuite Docteur ou Professeur des Quaquers à Philadelphie, villecapitale de la (h) Peníylvanie. Il fit auífi quelques traités en Anglois, pourmieux expliquer & déveloper la doctrine du Quaquerisme: 8c ce fut lui enfin qui pro-pose de choisir des gens capables de dresser une Confession de foi au nom detout le parti, comme un moyen propre à resserrer 1 union : ce qui fut pourtantrejetté des Quaquers, parce que cela leur sembloit un acte de maîtrise 8c d’autori-té, 8c un engagement qui tenoit de la servitude.

Le Serment que les Quaquers résilièrent de prêter au Roi, à cause que, selon(c) leurs principes, il doit être défendu de jurer, & que la parole toute seule fa.itRengagement 8c vaut un serment, fut encore un prétexte d’intolerance à leur égard.

Le refus de payer les dixmes en fut un autre. Les mauvais traitemens 8c lespersécutions recommencèrent. George Fox , non le fondateur de la Secte, maisun autre qui se fuioit surnommer le jeune , pour se distinguer du premier, adresseau Roi (d) une remontrance en saveur de ses frères, toute pleine de traits har-dis 8c de reproches, a quoi il ajoutoit des ménaces de la part de Dieu. Il netint pas au Duc d’York, depuis Jaques II. que cette remontrance ne fit pendreson Auteur. Il en vint d’autres après celle îa qui nc furent pas mieux reçues -& les persécutions qui continuèrent furent autorisées d’un nouveau. íîijet, auífiodieux pour le moins à la Nation que le fanatisme 8c le refus de prêter le Ser-ment de fidélité. Depuis quelque tems on avoir affecté de publier qu'on soup~çonnoit que la Secte recevoir des Catholiques Romains travestis en Quaquers.Dans la fuite on débita ces soupçons comme des vérités constantes. Il fut dé-montré qu il s’y trouvoit des Jésuites, qu’ils alloient prêcher aux Quaquers aprèsavoir dit la Messe aux Cath. R. Si dans les conventicules des Quaquers quelquePrédicant parloit avec éloquence, c etoit un Jésuite ; 8c quel pouvoit être, au dire ;des énnemis des Quaquers ,1c motif d’un tel travestissement? C est que les C. R.ennemis mortels du Serment de fidélité par un autre principe que les Quaquers ,croyoient trouver un peu plus de fureté parmi ceux-ci. De tous ces bruits dçville, on fit des Romans au désavantagé des uns 8c des autres.

Dans le tems que les Quaquers souffraient des persécutions, dont, a limitationdes autres Sectes 8c Religions, ils donnent un long détail à leur avantage, 8cque l’Historien Latin cité déja plusieurs fois a raportées d’après les mémoires dela Secte, Guillaume Penn commença de se faire connoître. C etoit en 1 666 . Re-venu de ses voyages en France, 8c dans les autres pais etrangers il passe en Ir-lande, òù le Quaquerisme provignoit depuis quelque tems, Le où, comme enAngleterre 8c en Ecosse, il souffrait persécution pour l’amour du résus con-

( 4 ) Theologk verê Christian* ytpologia.

(b) Province de l’Amerique Septentrionale, peuplée de Quaquers, éc qui a reçu sost nom de Guillaume

fenn , un des, plus fameux de la Secte. ,

(c) C’est auíîì celui des -Anabaptistes , comme on le verra dans la fuite : & à n’eft pas j comme on 1 ádéja pû. remarquer, le íeul principe qui soit commun aux uns & aux autres.

(d) Voy. cette piéce dans Croejtus Hist, Quaker. L. 2. p. 208.

Tome IV. K fe