RELIGION DES ANABAPTISTES. 205
„ le ìi’a aucun lieu dans les Sociétés Chrétiennes diviíees. . .... Sc q U ’st„ n’eít plus permis de passer au delá des remontrances Sc des exhortations
„ fraternelles.Après quoi si la conversion du frere ou de la soeur cor-
„ rompus en leur foi, leur vie, ou leurs mœurs ne fuit pas, on doit leur dé-„ dater au nom de toute l'assemhlée, qu’on ne peut plus entretenir avec eux„ la Communion Sc la fraternité Chrétienne, Sc qu’on est forcé de íè séparer
„ juíqu a une entiere conversion.On doit même les fuir a legard de
„ la conversation ípirituelle pour leur donner de la honte.mais néan-
„ moins d’une maniéré diícréte, Sc nullement contraire a la charité Chré-„ tienne.
Les articles 66 . Sc fuivans juíqu’au 78. concernent J. C. il y est reconnupour véritable Sauveur, Sacrificateur célefie £ 9 ° Médiateur , qui s’est ossert commevictime pour les péchés 6 cc. qui est mort pour tous les hommes , qui 3 outre ladignité de Prophète Sc de souverain sacrificateur, dont il est revêtu, possede en-core celle de la Royauté, c’est-à-dire, cette Puissance divine qui lui a été donnée parle Pere. Ces articles renferment aussi la doctrine de la justification.
Les 79. Sc 80. juíqu’au 82.. distinguent les Anges en bons Sc mauvais. A le-gard des uns Sc des autres, on ne s’y écarte nullement des idées ordinaires, as.
savoir „ que ces Esprits. (a) íont envoyés Sc établis pour le service des
„ fidelles.que l’Ecriture les propose sou s divers noms. Sc degrés de
„ Dignité.que les mauvais Anges, les Diables, ou les malices ípiri-
,3 ruelles íè promènent dans les airs. . . . J. C. domine for les uns Sc lesautres de même qu’il domine for tous les hommes, ,,car, car ajoute-t-on,„ comme s’il falloir prendre toujours à la lettre ce que la S. Ecriture nous dit,„ Dieu a donné à J. C. une juridiction suprême for tous les hommes. . .
„ Sc le pere ne juge présentement personne.il adonné tout jugement au
„ fils”. Un Indien qui prendroitce présentement m pié de la lettre, comme nousfaisons à leur égard, s’imagineroit qu’il s’agit ici d’un Souverain qui a abdiquéíà couronne en faveur de son fils, qui le laisse agir Sc ne íè mêle plus de rien.
Le 8 z. juíqu’au 90. traitent de l’envoi du S. Eíprit dans les hommes Sc deíèsopérations dans les fidelles. Les grâces du S. Eíprit y sont distinguées en donsglorieux, tels qu’étoient ceux qui furent accordés par le S. Eíprit aux Apôtres,le jour de la premiere Pentecôte Chrétienne Sc en dons de san&ification ,, qui sontles opérations universelles Sc ordinaires de la Grâce. Entre ces deux sortes dedons on en met d’autres qui font communiqués, ensuite d'un profond renoncement àsoi-même, qui touchent aux limites des dons glorieux. La desoription de ces donsest un peu mystique; Sc la voici. „ (h) Ils consistent dans lepreuve íènsible d’un
„ saint
(a) Un Payen diroit, conformément aux idées de son Paganisme, les Anges & les Diables des Chré-tiens font donc les mêmes que nos bons & nos mauvais Génies.
(b) Ce stile extraordinaire est une des choses qui préparent le plus à la dévotion extatique. II excite
cette sainte Yvreffe, qui n’est jamais tout d’un coup le fanatisme consommé, dont on a parlé cí-devant & qui sait si souvent le même effet qúele jargon d’un quatrième vœu, que le Cardinal de Be-rulle avoir inventé, dit-on, pour les Religieuses Carmélites, dont il étoit le Supérieur, lequel renversala cervelle a quelques mes , nous dit le P. Simon (S.Jore) Tome II. Ch. 20. de la Biblioth. Critique. „ Ce-, vœu, ajoute-t-il, étoit conçu en des termes si sublimes, & si peu intelligibles, fur tout à des filles ís, que ces bonnes filles ne savoient ce qu’elles fa isolent, ni ce qu’elles disoient”. Le vœu dont il s’agitétoit un Contract de servitude, & d’abandon de soi-même entre les mains & pour l’amour de la SainteVierge, à l’honneur de la T. S. Trinité, de J. C. N. S. de ses Uaijbns naturelles , inéfables & inconnuesavec fa T. S. Mere, par l ’Humanité déifiée & la Divinité humanisée du fils, avec la reverence <2r l'adora-tion due a la vie , dr /’anéantissement de la Divinité en cette Humanité , & la vie , & Déification de cette Hu-manité en la Divinité &c. /
Tome W. Fff