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[Volume II.]
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DISCIPLINE &c.

3 °7

$î. L’Ecriture s exprime à son égard dune maniéré plus majestueuse, plussublime que dans la description du Ministère de quelque Ange, ou de quel-qu autre créature que ce puisse être.

3 z. Néanmoins la qualité de Dieu ne se trouve donnée auS. Esprit ennul endroit de TEcriture.

3 3. Cette qualité n emporte nulle part la complication de plusieurs Personnes:sous le nom de Dieu, elle (l’Ecriture) ne comprend jamais qu’une personne tou-te seule ; ou celle du Pere , ou celle du Fils.

3 4. Quelle que puisse être lessence du Fils , ôt quelle que soit la grandeurde cette Personne, íà dignité, íà Divinité ; il est cependant évidemment subordonnéa la Personne du Pere, puiíqu’il tire son être & ses attributs du Pere , au lieuque le Pere ne prend rien du Fils. .

b §. De là il resolte que toutes les actions du Fils, soit la création de l’Uni-vers, soit tout autre chose qu’il opère, ou ait opéré, est un effet de la puiílàncedn Pere ; puissance qui lui est communiquée dune façon inexprimable.

3 6 . Le Fils agit constamment conformément à, la volonté du Pere , & parl’autorité qu il a reçue de lui pour íà mistìon.

37. Audi le Fils dirige t’il toutes ses actions à la gloire du Pere.

3 8. J. C. ayant été envoyé avant son Incarnation, par Tordre ôt la volontédu Pere , sous ía puissance & par son autorité ; de même après son Incarnation ,avant & après son exaltation, il n'a point cessé d’adresser ses prières au Pe-re, de lui rendre grâces ôt de Tappeller son Dieu ôte. parce qu’il reconnoissoittoujours la Souveraineté du Pere (la Suprêmacie, dit Toriginal, ôt ce termesemble dire quelque chose de plus fort que le mot de Souveraineté) quoiquedans le Fils la Divinité fut inséparablement (personnellement) unie à Thuma-nité.

z 9. La raison pourquoi TEcriture, qui appelle toujours le Pere Dieu, ôt don-ne pourtant cette même qualité au Fils, ne laisse pas que d’enseigner (de décla-rer) en même tems qu’il n’y a qu’un seul Dieu, c’est parce que dans la Monar-chie de TUnivers, il n’y a (effectivement) qu’une seule autorité qui réside ori-ginairement dans le Pere: autorité qui a dérivé du Pere au Fils, c’est-à-dire quele Pere a communiquée au Fils. Le pouvoir du Fils n’est pas un pouvoir opposea celui du Pere j il n’est pas différent non plus. C’est Tautorité , (le pouvoir mê-me) du Pere , autorité communiquée à lui (au Fils ) qui se manifeste en lui , qujest exercée par lui.

40. Sans s’efforcer inutilement de connoître la nature, (lessence, ou la sub-stance) du S. Eíprit, ôt quelle que puisse être son autorité ou íà dignité selonTEcriture, il est évidemment sobordonné au Pere, (comme le Fils) son pouvoirdérive du Pere , mais le Pere ne reçoit rien de lui.

41. Dans toute Tœconomie Evangélique le S. Eíprit n’a àgi (ou n’a opéré)que par la volonté du Pere. C’est le Pere qui Tenvoye, qui le donne, c’est auprèsdu Pere que le S. Eíprit intercède Ôte.

4z. L’Ecriture nous montre austi ce Saint Eíprit, comme subordonné au Fils ,ôt par là nature, & par la volonté du Pere, excepté pourtant en ce qu’il nousest représenté comme ayant guidé J. C. dans Tétat d’humilité sor la terre.

43. Après tout ce qui a été pose, il paroît manifestement que T honneur ab-solument suprême , (c’est ainsi que parle l’Auteur Anglois) ne doit être rendu qu’àia seule Personne du Pere , comme au seul Etre suprême, créateur de tous lesEtres, (seul tout-puiílànt.)

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44. Tou-