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[Volume III.]
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193
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RELIGION MAHOMETANE. 193

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§. XXV.

Si les Mahométans , par un principe de leur créance , se croyent permise la viola-tion de leurs Traités avec ceux qu ils nomment les Insdeiles ?

V Oici une accusation bien grave. Que les Mahométans ayent en horreur laDoctrine & même la períònne de ceux qu’ils apellent (a) Mécreans ouInsdeiles 5 que la bassesse de leur lang & leur éducation incivile les rende durs &Cinsuportables dans la prospérité ; cela peut être: ils ne íònt pas les íèuls de cecaractère. Que leur Morale pratique ne íòit pas fort exacte envers les Peu-ples voisins, &c qu ils ne fe fassent pas un grand ícrupule , politiquement par-lant de rompre la foi de leurs traités avec les Chrétiens ; c’est ce que je ne veuxpas décider. Je crois qu’â cet égard , ils íònt aussi mutins ôc aussi ambitieuxque bien d’autres Peuples, dont les principes íònt plus épurés ; mais ce que je„ ne íâurois croire, c’est ce que nous assure M. Ricaut , dans ion Empire Ótto-iman (h) où il nous donne à entendre qu’ils font de l’insidelité un point de Re-ligion. „ Qu’ils tiennent pour maxime , qu ils ne font pas obligés d’avoir égard,, aux traités & aux ligues qu’ils font avec les Chrétiens , ni à la jusice ou à l’injufli -„ ce de la rupture , quand, elle a pour but T agrandissement de l’Empire , p ar consé-,, quent l’accroissement de leur Religion . ” Il ne faut pas s'étonner, dit il

plus bas , après avoir raporté une foule d exemples de leur perfidie , „ si les„ Disciples suivent l’exemple de leur maître. Mahomet en fit autant a la Mec-„ que , quand il fut obligé d'en lever le siège ... il fit la paix avec les ha-„ bitans, ôc leur promit de la garder de bonne foi ; mais après avoir ramassé„ íès forces, il s’en rendit le maître’l’été íùivant, pendant que ceux de dedans„ dormoient en repos ôc qu’ils ne íè défioient de rien moins que de la trahilòn3, du Prophète. Mais afin que cette perfidie ne déshonorât point íà prétendue3, sainteté . . . ., il donna permission â tous ceux qui croyoient en lui , de n’a-3, voir jamais égard, dans des rencontres de pareille nature , où ils auroient à,, faire avec des gens d’autre Religion que la sienne, ni â la foi donnée, ni aux„ promesses, ni aux traités. Cette Loi íè trouve dans le Livre Kit ab Hadaia. ...„ Il ne s’étoit jamais vu que l’infidelité ôc la trahison fussent autorisées par un3, acte public ôc authentique de Religion , jufqu’â ce que Mahomet ôc íes Pro-„ phétes eussent eníèigné cette Doctrine.

Fra-

is) Vieux mot inutile ici mais qui semble prouver que M. D ¥ * n’ignore pas absolument le Gaulois.Àu refie ce Ch. 2;. qui dans l’original n’a que 20. lignes, a cru à six pages par les foins laborieux de M.D** & voici ce qu’on y trouve de plus que dans M. Roland. 1. quelques petites réflexions fur la bajfejfedu sang & l'éducation incivile &c. des infidelles 2. fuit la citation prise de Ricaut , & l’on y voit outre ce-la comment M. f)** srapé des paroles de cette citation, alla au plutôt consulter un fort savant homme quia enrichi le livre de M. Ricaut de ses remarques 3. comment ensuite M. H** alla consulter YAlcoran , c’ést-à-dire YAlcoran de Du Ryer , d’ou il tira une autre citation. 4. comment M. L>** s’arrêta à la citation ; íâmatière étant toute éclaircie par les remarques du savant homme qu’il ne nomme pas : ce qui perfuaderoit àdes personnes pl us incrédules que je ne fuis , que M. D** ne doit la connoissance de ces remarques qu’àM. R. . fans quoi il n’auroit pas manqué de nous dire que les remarques fur Ricaut font de Bejpier. ;. làperfidie de Ladiílas Roi de Hongrie revêtue de circonstances & ornée d'un stile, qui prouvent que' celuiqui les raconte est un Ministre de Languedoc. 6. pour conclusion quatre vers Alexandrins, qui font l’E-pitaphe de Ladiílas.

{b) Liv. I. Ch. 22. toute cette citation est altérée.

Tome V.

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