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[Volume III.]
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SUPLEMENT ET ADDITIONS. 31

lin ! Un Catholique dira sons doute qu’il n’apartient qu’à des déserteurs de Ì’E-gìise d’avoir de telles idées. Comment seroit-il possible que des Moines osassentpenser au Lìngam ? Dans la vie contemplative on oublie même qu’en qualitéd’homme 011 porte sor son corps l’original de cette infâme copie. Le Lìngam estquelquefois double ; & l’on soit assez ce que cela signifie. Il s’en trouve deì’une ôc de 1 autre sorte entre les signes superstitieux que l’on voit ici, & qui sonttellement en usoge parmi les Indiens , que les Miffionaires 11e pouvant obligerleurs Néophytes à les quitter absolument, ont été forcés de tolerer tout au moinsceux qui-leur paroissoient sons conséquence dans la Religion. Un des plus pro-phanes de ces signes représente Vas mulieris menjinmum fluxu laborantis. Les In-diens portent souvent ces marques de leur Religion fur le front Lc sor lé né.JL’Estampe les représente avec leurs 110ms ôc leurs couleurs.

Ibid. A l’artìcle qui concerne l’ordre journalier des prières des Indiens j on aoublié dé remarquer que les Rois des Indes ont un culte qu’on peut appeller ma-tinal , qu’ils observent avec uríe extrême régularité. Ce culte consiste en desoffrandes ôc des priérdti;, ? qui durent ordinairement la plus grande partie de lamatinée Sc jusqu, a midse Alors ces Souverains Indiens ne donnent audience àpersonne* 1

Ibid, A l’égardi..des vaches, dont le culte est dû sons doute aux Egyptiens;j’ai bien remarque la vertu ôc la sointeté de leur bouze ; mais je n’ai rien dit desmariages de ces animaux. Je trouve dans une citation raportée par M. de laCroze, qu’en Tannée 1 5 97. un riche Indien dépenso seize mille écus pour marierso vache avec un taureau, qui selon toutes les aparences étoit un parti très con-sidérable.

Ibid. Je Vais rapofter deux prières de ces Idolâtres ; ì‘une d’uri Indien du Ma-labar j l’autre d’un Tartare de Tanguth ou de Bout an. Elles sont fans conséquen-ce, & ne souroient corrompre personne parmi les.Chrétiens. L’Indien dit á Dieu.s, O Souverain de tous les Etres , Seigneur du Ciel ôc de la terre , je ne vous„ contiens pas dans mon, cœur. Devant qui déplorerai-je ma rniseré, c’est a vous,, ' que je dois mon soutien ôc ma conservation. Sans vous je. ne sourois vivre.

' Appelles moi Seigneur , afin que j’aille vers vous. Dans un autre fragments , de prière on s’exprime ainsi ; Seigneur, vous mavés connu lorsque vous m’avés

créé ; .mais je n ai apris à vous connoître que quand j’ai pst faire usage dey , mon jugement . z . vous vous êtes donné a moi , ôc je me sois donné àj, vous. . . . Vous êtes. Venu à moi, o Dieu 1 comme un éclair qui tombe du

^ ; Ciel." Le Tartare dit. à Dieu ; Notre prier e soit à 'JHeui »\ ,Vous qui êtes

,, : élevé au dessins de tóute Créature donnés nous la sogeíse T ï. . soit que„ je voyage lé soir ou le matin > aceompagné^mese * >. v  .. faises misericordeenvolés moi mon Ange gardien à toute heure & tous les jours. Aiés,, pitié de ceux: qui sems morts , ôc de ceux qui vivent encore . . Donnes

„ moi un eíprit soin t, une bonne santé, des sorces ôc une bonhefortune.. 4

,, soies à toute heure avec moi ôc ne vous retirée point . . - V. qne k Bén©*„ diction du.Seigneur, qui est la racine des racines, la bonne fortune, vienne„ ôc demeure sor moi! . . . . que la bénédiction de l’Ange fortifiant soit sor„ moi ”i Quel est mon but en raportant ces prières, qui certainement sont dé-fectueuses, ôc même soperstitieuses ? C’est 1. d’aprendre au vulgaire du Christia-nisme que l'on prie Dieu , ôc même avec zélé , ailleurs que chez eux 2.. d’a-prendre a ce même vulgaire que les Payens sont capables d’avoir des idees su-blimes de la Divinité. Nous sommes trop accoutumés a prendre les SS, Ecrf

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