ET SUR LA RELIGION DES BRAMINES. 25
ton : ce qui íuflSt , diíènt-ils , Sc les diípeníè de la. nécessité de íè marquer lecorps tous les jours. Cest une eípece de Quietistes qui tiennent que c est assezde íè donner une fois de bon cœur à Dieu , &: devoir fait vœu de nette qu alui j qu après cela, s’il leur arrive de vivre mal, Vijlnou ne les en punira point; Caril n’abandonne jamais, íèlon eux , celui qu il a une fois pris en affection. UnPerene tue point son 61s, quand il fait mal , Sc lliomme ne íàuroit vivre íàns pé-cher. Ces Ramanouja vont la tête nuë; leurs cheveux íont coupez fort courts,excepté une toufè qu’ils laiíïènt croître fur le sommet de la tête, Sc qui pend parderriere avec un nœud. Leur principal Chef résidé à Cansjevaram ville célébrédu Roiaume de Camate . Il a le Privilège d’avoir un morceau de linge autour deíà tête, lors qu il parle a quelqu’un. Ils prétendent valoir mieux que les Tad«*vadi par ce qn’ils s abstiennent du Commerce , qu’ils n’entrent point dans leslieux de débauchas Sc punissent rigoureusement ceux d’entr eux à qui cela ar-rive ; au lieu que les Tadvadi peuvent y entrer íàns qu on leur en faste de répri-mandé.
La íèconde Secte des Bramines est celle des Sewìas . Ceux-ci rëconnoissent pourle Souverain Dieu Efwara , quils mettent au-deffus de Vijlnou . Ceux d’entreles Soudras qui se joignent aux Bramines de cette Secte, sont nommez Tangam,On connoît les Seivias à trois ou quatre lignes dont ils íè marquent la tête avecde la cendre de bouíè de vache. Quelques-uns portent autour du col un Lin-gam qui est une Pierre dune certaine figure , d’autres le portent dans leurs che-veux. Leurs enfants commencent dès Page de huit à dix ans à le porter cou-vert de cire, Sc attaché au bras avec une petite corde. Ce Lingam est un té-moignage public de leur dévouement à Efwara ; Sc les Soudras qui le portentS’abstiennent comme les Bramines de tout ce qui a eu vie.
La troisième Secte s appelle Smaertas 5 Sc a eu pour fondateur Sonera Atsja-ria. Les Smaertas disent que Vijlnou Sc Efwara m sont qu’un seul Sc mêmeDieu, adoré sous div.erfès images, Sc naprouvent point les disputes que lesdeux Sectes précédentes ont entre elles , pour l’un ou pour Pautre de ces deuxnoms. Ils n ont aucun signe extérieur qui les distingue. Ils ont peu de Secta-teurs parmi le commun peuple, car outre qu’ils font un mistere de leur doctrineêc s en expliquent d’une maniéré fort relevée , Peíprit de modération n est passi propre à être goûté par la populace , que les opinions particulières qu’on luidebíte avec entousiaíme.
La quatrième Secte est celle des Schaerwjaeckas. C’est une eípece d’Epicuriensqui ne croient ríen au delà de cette vie. Ils traitent de folie tout ce qu’on leurpeut dire d’un monde à venir. A cela près ils menent une vie fort reglée Scfort exemplaire.
La cinquième Secte nommée des Paf endos , traite de fables tout ce que lestrois premières debitent & s accorde avec la quatrième fur la mortalité de lame,mais elle en est très-differente pour les mœurs. Les Pafendas s’abbandonnentau vice íàns aucune retenue. Leur dissolution est, dit-on, si grande, qu’ils nerespectent aucun degré de parenté dans leurs débauchés, Sc ils diíènt que toutefemme est leur propre femme dans f instant qu’ils en jouïílènt. Ceux de cetteSecte n’oíènt pas toujours avouer qu’ils en sont ; & on en a vu de maílacrez enhaine de leur doctrine impie.
La sixième Secte s’appëlle les TfcheBeas. Ceux-ci prétendent que TfcheBi est le vé-ritable Dieu Sc que Wifnou , Efwara y Sc Brahma font íès créatures &* ne subsi-stent que par lui. Ils refusent de íè soumettre au Vedam Sc rejettent tout cequ’on ne peut leur prouver par le témoignage des íèns. Ces trois dernieres Sectes
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