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Tome premier.
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recommencer celle qu ils passoient alors, ce Chef des Paílres Lc se femme ávoîentfait un voeu â Vijlnou , 3c il leur avoir apparu fous la forme d’un enfant par-faitement beau - pour leur demander ce qu’ils vouloient de lui; ils furent si rem*plis d admiration que fans songer davantage à ée qu’ils avoient auparavant sou-haité, ils déclarèrent qu’ils desiroient d’avoir f un fils semblable â 1 enfant qu’ilsvoioient. Vijlnou leur promit cette faveur dans l’autre vie, 3c le temps étoit ve-nu dé leur tenir parole, lorsque la soeur de Kampsa mit au monde son huitièmeenfant. Ce fut un fils nommé Krijlna qui naquit avec quatre mains ; 3c c’est ainsique Vijlnou y disent les Bramines, converse dans le Ciel des plaisirs nomméhila-Veicontam y ils ajoûtent que dans le Veicontam il résidé comme pur esprit fansaucune forme corporelle. Cette naissance étonna les deux époux ; ils y recon-nurent quelque chose de divin , 3c eurent recours aux prières ; mais ils furentbien plus surpris loríqu’ils entendirent Pensant qui leur parloir ainsi „ : Vous allez„ être délivrez de vôtre Captivité. Cependant ne decouvrez pas ma naissance ; por-,, tez moi au contraire à Gocalam de l’autre côté de la Riviere, chez Nanda dont„ la femme vient d’acoucher dune fille. Vous me laiíserez-lâ 3c apporterez cette„ petite fille à ma place 3c alors l’Ane braira. " Les Gardes ne s’aperçurent point dela sortie du Pere ôc de la Mere de Krijlna , les portes Rouvrirent déíqu’il les cou--cha du bout de son pied, 3c la Riviere leur aiant laissé le passage libre , ils al-lèrent chez Nada où ils firent ì 'échange sens qu on les vît. Ils retournèrent dansleur prison. Demeki-y se mit au lis avec la petite fille auprès d’elle, 3c l’âne se mit aussi-tôt à braire- Kampsa entra peu après, résolu d’immoler ce huitième fils â se ja-lousie , mais se soeur le pria de l’épargner, puisque c’étoit une fille. Il étoit in-flexible 3c jetta Pensent en haut pour le recevoir fur la pointe de son épée; Pen-sent demeura suspendu en Pair 3c lui dit: Tu ne me tueras point. Ton enne-mi eft à Gocalam qui se vangera de toi. Kampsa alloit faire tomber son ressenti-ment fur se soeur Lc son beaufrere , lorsque ses amis lui conseillèrent plutôt dechercher le funeste élisent qui Pallarmoit ; il les crut, ils se mirent a se poursui-te ; mais Kriflna les tua tous en se jouant. Loríqu’il fut plus âgé il alla â Madu-ré, tua son oncle, délivra son Pere 3c se Mere, 3c fit quantité d autres prodiges.Il faut remarquer que se naissance arriva fur le minuit. Les Vevetas 3c quelquesSaints qui en furent avertis jeûnèrent tout le jour précédent, 3c comme cettenuit n’étoit pas un temps convenable pour célébrer une fête, ils la remirent aujour suivant 3c jeûnèrent juíquau matin qu’ils commencèrent â se rejouïr. Enmémoire de cette naissance les Bramines se parent de leurs plus beaux habits, serégalent les uns les autres, s’envoient réciproquement du Taier ou lait pris avecde la crème , des noix de coco &; autres rafraichifsemens que Pon trouve chezles Pastres. Ce jour lâ les rues des villes 3c des bourgs sont ornées de verdure 3ctapissées de feuillages. ■

Le i. de la nouvelle Lune de Septembre les femmes des Bramines chom-ment entre elles la fête de Maherna Houmi ; c’est une neuvaine quelles passent enl’honneur de Latsemi pour obtenir la longue vie de leurs maris 3c des richesses.Elle se convient les unes les autres. Le neuvième, les Bramines célèbrent â leurtour la même fête à l’honneur de Vijlnou 3c par reconnoissance lui demandenttout ce qui peut le plus contribuer â la setisseótion de leurs femmes.

Les Soudras imitent en cela les Bramines, fe convient les uns les autres, tuentdes boucs 3c font des sacrifices. Les Soldats nettoient leurs armes ce jour lâ,c’est pourquoi on l’appelle la fête des Armes. Ils tiennent que le lendemain estun jour tout-â-fiit heureux 3c qu’il n’est pas nécessaire d’en choisir les heures.

Huit jours après la nouvelle Lune d’Octobre arrive la fête de Dipavali que

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