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Tome second.
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Telles font les idées plus moins grossières des Païens de Ceylan. Ceux qufportent la grossièreté au plus haut point, veulent que les Dieux répondenta leur désirs, obéissent à leurs volontés. Ils les prient à la vérité, ils les ho-norent, ils leur sacrifient : mais il faut aussi qu’on trouve son compte a toutce qu’on accorde à ses Dieux. Les Chingulais (a) méprisent ôc maltraitent me-me les Dieux dont ils sont mécontens. Nous verrons plus bas que les Chinoisfont la même chose. Un ancien moins emporté se contentoit de dire a sonDieu , qu’il proportionneroit la valeur de la matière dont il le féroit a lamaniéré dont il exauceroit ses vœux.

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C Es Insulaires ont (b) trois divers Ordres de Prêtres. Ces trois Ordressont soumis à des Supérieurs qui sont pris des Ttrinanxes , ou Temwrmn -ses. Les lirinanxes sont proprement les seuls Prêtres de Buddu , ôc sons dou-te auffi les plus distingués du Clergé de l'Ile, puis qu’ils soumissent des Su-périeurs aux Gones , nom qui nous paroit commun á toutes sortes de Prê-tres. Il nous semble qu’on ne peut éclaircir le récit de Knox ôc le conci-lier avec Ribeyro , que par le secours de l’explication que nons donnons auxparolles du premier. Outre ces Supérieurs, il*y a un grand Terum'wanse ,

ou Grand Pontife , (c) qui connoit de toutes les choses qui concernent laReligion : c’est un homme âgé, qui, qui pour marque de so dignité , p Q j>te d’ordinaire un ruban d’or, ôc une maniéré de sceptre , où de vantailqui a quelque raport au Talapat des Religieux Siamois.

Le principal Couvent de ces Prêtres est dans la Ville de Digligy , àc’est-lâ qu’on tient Chapitre. Les Prêtres de Buddu ne reçoivent dans leurOrdre que des personnes de naissance, de sovoir ôc bien élevées. Nousavons déja dit que c’est d’entre eux qu’on choisit ceux qui doivent être lesSupérieurs de tous les Prêtres , ôc qu’ils sont crées par le Roi.

L’habit des Gonnes est jaune : c’est une {d) Casoque plissée autour desreins avec une ceinture de fil. Les linnanxes ont le même habillement.Les uns ôc les autres n’ont point du tout de cheveux ôc vont toujours latête nue. Le Peuple respecte extraordinairement ces Prêtres Ôc se courbe de-vant eux comme il feroit devant ses Idoles : mais pour eux, ils ne solueiit per-sonne. Partout ou ih <vont , dit Knox y on étend fur un Siégé une nate & unlinge liane dessus pour s asseoir , ce qui efi un honneur qu’on ne fait qu au Roi.Il leur est défendu de travailler , de se marier , ôc même de toucher unefemme. Ils ne doivent manger qu’une fois par jour, â moins que ce nesoit du ris & de l’eau, des fruits , des légumes. On leur défend auffi le

(a) Knox Relat. &c. Ch. Y. de la 4. part.

(b) Idem ibid Ch. Selon Riíejn , nie est partagée en quatre Diocèses, .& chaque Diocèse a foú

Pontife ou ion Terumwaníe. 1 ----

(c) Ribojro L. I. Ch. IV.