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DISSERTATION SUR LA
Leurs USAGES bV.
L Es Galles ont l’uíâgc de la Circoncision. Ils pratiquent la Polygamie.
Il n’est permis aux jeunes hommes de couper leur chevelure qu’aprèsavoir signalé leur courage a la guerre par la mort d un ennemi , ou a lachasse par celle d’une bête féroce. Ce n’est pas la tête d’une ennemi qu’ilsa portent pour monument de leur courage, c est quelqu autre ^dioíè que 1 ondevinera facilement, quand on saura qu’il faut prouver avec évidence le (a)sexe de l’ennemi tué. On fait des trophées de ces marques honorables àla tête du Camp. Tous les huit ans ils élisent un nouveau Chef, qui doitsignaler son avenement au Gouvernement par une irruption fur les terres d E-
iCcux de Zender vont chercher un Roi dans les bois , parmi les bêtessauvages, qu’il traine après lui, dit-on, par la force de ses enchantemens,comme un autre Orphée, Il n’apartient qu aux Grands de 1 Etat de selire unPrince après la mort de son Prédécesseur. Pour le trouver dans les forêts,ils se mettent fous la conduite d’une forte d’aigle, qui décele par ses cris ce-lui qui doit être élu Roi. Il a plû quelquefois à des Peuples mieux policés desuivre des cuides aussi peu furs que ceux-là. (h) Darius Roi de Perse, pre-mier du nom, eut le bonheur d’être élu Roi, parce que son cheval hennitavant ceux de ses Compétiteurs , qui tous ensemble étoient convenus aprèsla mort du faux Smerdis , que celui-là seroit élu Roi, dont le cheval henni-rait le premier. Revenons au Roi de Zenier : la modestie,ou plutôt la re-çle de ces Sauvages , qui l’a fait cacher, l’oblige à résister à ceux qui veulentfélire. Il va même jufqu’à les combatte 8c à les blesser s’il peut. II fautdonc le maltraiter , Sc le fatiguer pour le forcer de regner , mais il ne fautpas qu’il se laisse blesser par les Electeurs : car alors il ne seroit plus digne deregner, & l’on ajoute même qu’il est permis aux 8ujets de tuer celui qu’onleur dèstinoit pour Roi , lors qu’il a eu le malheur d’être blessé dans cetterésistance afèctée. Quoi qu’il en soit, âpres avoir cede a ses Electeurs, il estencore exposé à la violence de ceux qu’il rencontre en chemin, Sc qui tachentde l’enlever, pour avoir la gloire de le porter fur son Throne. Ce Thro-ne ) comme on p eu. t croire z est un íle^e tel c|uel A & le Palais une CmU**miere, ou tout au plus une tente.
(a) Poftquam de fextt hio.
(b) Hérodote*
Ludoîf ubì fup»
RE-