APPROBATION
De Mbnsteùr de Precetìes, DoSleUr de Sorbonhe.
J ’Ai lu pour Monseigneur le Chancelier un Livre qui apour titre, tìistoirede í’Origine (fr dtt progrès de la Ba-guette parmi toutes les Nations , avec la Méthode & lesprincipes pour discerner les effets naturels d’avec ceux quine le font pas i & l'Histoire Critique des Pratiques Super-stitieuses. Je n’y ai rien trouvé qui soit contraire à la Foini aux bonnes mœurs, & qui ne soit conforme à la saineDoctrine : Et il y à tout lieu de croire que cet Ouvra-ge, digne de l’èrudition de l’Auteur , sera très utile aupublic. Én Sorbonne le z. d’Octobre 1700.
C. DE PRËCELLES.
Approbation de M. du Pin , DoUeur en Théologie de la Fa-culté de Paris , (fr Proseseur Royal en Philosophie,
J E soussigné Docteur en Théologie de la Faculté deParis , éc Professeur Royal en Philosophie : Certifieque j'ai lu un Livre qui a pour titre , Hifoire Critiquedes Pratiques Superfitieufes , qui ont séduit les Peuples (frembarrassé les Savans : Àvec la Méthode (fr les principespour discerner les effets naturels d'avec ceux qui ne le fontpas ; & que non seulement je n’y ai rien trouvé de con-traire à la saine doctrine ni aux bonnes mœurs, mais en-core que l’Auteur traite cette matière avec autant dejustesse & de discernement, que d’élégance & d’érudi-tion, & qu’il a su parfaitement accorder les principes dèla faine Théologie avec ceux de la bonne Philosophie,en tenant un juste milieu entre ^incrédulité des Esprits-forts , qui leur fait nier des faits certains, & la trop gran-de crédulité des foibles; qui leur fait approuver des pra-tiques superstitieuses. Fait à Paris ce 2 5 . de Jtlin milsept cens un.
L. E L LIE S Du-PlNi
-,Approbation du Révérend Père silexandre , DoUeur enThéologie de la Faculté de Paris , (fr ancien Professeur dugrand Couvent (fr Collège des RR. Pérès Prêcheurs.
U N Prêtre de J e s u s-C hrist, & un Théolo-gien de l'Eglise Catholique*, nè peut employerplus dignement ses talens qu’à combattre des usages su-perstitieux , que l’Esprit séducteur établit ou renouvelleparmi les Peuples. C’est ce que le R. P. l e * * # faitexcellemment dans son Histoire Critique des Pratiques Su-perstitieuses., (frc. Cet Ouvrage est parfaitement confor-me aux régies de la Foi & des bonnes mœurs ; & j’eípé-re qu’il fera utile à l’Eglise. C’est une chose déplorablequ’il se trouve des Chrétiens qui autorisent des usagesque la Loi de Diest & les Prophètes condamnent, &qui employeur leur Philosophie pour justifier des erreurséc des pratiques proscrites par les saints Pérès, par lessaints Décréts, & par les Théologiens Catholiques, enforgeant de vains systèmes en faveur de ces usages per-nicieux. Celui de la Baguette pour chërchér les sour-ces » les meurtriers , &c. & celui dé f épreuve de l*eaufroide pour découvrir les sorciers, sc réduisent sans dou-te à ces signes qui n’ont aucune efficace, comme parleSaint Augustin , que celle que leur donne la présomp-tion, qui est comme la langue commune qui entretientun malheureux commerce avec les Démons. Qua tantumvalent , quantum prafumptione quafi communi quadam lin-guâ cum Damonibus fœderata funt. Ils renferment unecuriosité pernicieuse, ils font accompagnez de cruelles in-quiétudes , ils donnent la mort à l’ame en la rendant es-clave du Diable. Oua omnia ptena pestifèrœ curìoftatìs ,crucìantis follicitudinis , mortifère servitutis. Quoiqu’il setrouve des personnes qúi leur donnent un nom plusdoux , & qui les apellent des causes physiques, pourfaire croire qu’ils agissent par une vertu naturelle , &qu’ils n’ont rien de superstitieux î & qtiafi non fuperflitio-ne implicare , fed naturd prodtffe videantur. Tout Chré-tien doit rejetter ces usages, & d’autres semblables,
comme des signes d'une liaison & cì’un pacté tacite avecces Esprits malins, qui n’entrent en commerce avec leshommes que pour les tromper & pour les perdre. Exquadam pefliferà focietate hominum (fr Damonum , qúastpaUa quadam infdelis (fr dolofe amicitU conflit ut a , penì-tus funt repudianda efr fugienda Chrifliano. Ces véritezsont établies & prouvées dans ce Livre avec beaucoupd’érudition & de netteté. Je rends avec plaisir ce témoingnage au mérite de l'Ouvrage & de l’Auteur. A Paris,dans le grand Couvent & Collège des Frères Prêcheurs,le 1. de Juillet 1701.
Fi N. Alexandre , Docteùf en Théologiede la Faculté de Paris.
Autre approbation des Do Sieur s de Sorbonne,
N Ous soussignez, Docteurs en Théologie de la Fa-culté de Paris * certifions avoir lu un Livre qui âpour titre , Histoire Critique -, (frc. où non seulementnous n’âvons rien trouvé de contraire à la Foi & àux bon-nes mœurs, mais où tout remplit parfaitement le desseinque le savant Auteur se propose de désabuser les peuplesde tant de statiques superstitieuses, si souvent condam-nées par l’Eglise , & de dissiper les faux raisonnemensdont quelques Philosophes ont embrouillé cette matière.À la Rochelle le 5* Octobre 17014
Lambert, Doyen de l’Eglise Cathé-drale de la Rochelle.
D’Hillebrin , Trésorier de l’EgliseCathédrale de la Rochelle.
Autre Approbation.
J ’Ai lu & examiné avec attention /’ Histoire Critique desPratiques superstitieuses , (frc . Ce Livre m’a paru soli-de, convaincant, édifiant, agréable, plein d’érudition.Je n’y ai rien trouvé qui ne soit conforme à la doctrinede l’Eglise & à les régies : Et il y a tout lieu de croireqn’il détournera entièrement les fidèles de toute forte desuperstitions, & qu’il ne se trouvera personne qui, aprèsla lecture de cet Ouvrage , veuille encore autoriser lespratiques suspectes , qui y sont expliquées & condam-nées. A Paris ce 4. Novembre Î701.
F r a n ç o 1 s-A ime’ Pouge't, Prêtre dél’Oratoire, Docteur en Théologie de la Fa-culté de Paris , Abbé de Notre-Dame déC bambou.
Autre Approbation .
C E Livré est un Recueil très curieux & très bieriarrangé de plusieurs faits furprenans. Mais ce qu’ily a de plus considérable, c’est qu on y trouve des ré-gies certaines pour démêler les effets naturels d’avec lessurnaturels, & les effets qui viennent de Dieu d’avecceux qui viennent des Démons. L’esprit & l’éruditionde l’Auteur éclatent fans faste dans tous les endroits duLivre. Je l’ai lu avec exactitude, & je îe crois très utileau Public, n’y ayant rien qui ne soit conforme à la Foi& aux bonnes mœurs. Fait à Paris le 5. de Novembre1701. ^
Michel le B r e ton, Curéde S. Hypolite.
Autre Approbation dès DoEleurs de Sorbonne.
L ’Usage des Superstitions dans le Paganisme n’a pointde quoi nous surprendre. C’est ce qu’y devoirintroduire l’Esprit d'erreur & d’illusion qui présidoit 1cet état de ténèbres. Mais que dans le Christianisme,qui est un état de lumière & où la vérité présidé, l’on don-ne eftcore dans les mêmes abus; qu’on se laisse éblouirpat des pratiqués , dont on découvriroit aisément lefaux , pour peu qíie l’on voulût faire usage dé la Rai-son & de sa Religion : c’est ce qu’on ne sauroit tropdéplorer , & sur quoi les fidèles ne sauroient être tropinstruits. Ils le seront parfaitement, & d’une manière#### 1 très