8o DESSUPER
quelles on aura tué quelques personnes, afin que leschevaux soient plus agiles à la course» Les rendre plustraitables & plus doux en leur faisant faire des mors desemblables épées (a).
Faire porter à un homme marié le cœur d’une caillemâle , & à fa femme le cœur d'une caille femelle , afinqu’ils vivent toujours en paix (b).
Toucher à certains jours de Tannée avec un balay lesherbes & les legumes des jardins pour empêcher que lesFourmis, les Sauterelles, les Limaçons, les Chenilles,les Vers & les autres Insectes ne les gâtent. Arrêter lesang en mettant uné clef creuse dans le dos. Arrêter lelait en mettant une pareille clef dans le sein.
Porter sur soy neuf Patenostres d’Ambre ... pourguérir certains maux.
Quand une femme est en mal d’enfant, lui faire met-tre le haut de chausse de son mari, afin qu’elle accou-che fans douleur.
Pendre un Flaren le Vendredi-Saint aux soliveauxd’une chambre , afin d’empêcher les mouches d’y en-trer.
Ficher des épingles dans le suaire d’un mort, porterfur soy ou une dent de loup, ou T œil droit d’un loup,après Tavoir fait fecher, afin de n’avoir point de peur.
Fendre un chefne , & faire passer trois fois un en-fant par dedans , afin de le guérir de la hergne. Lepere & la mere de Pensant doivent être chacun à uncôté du chefne.
Brider certains animaux d’une ronce, afin de les gué-rir des maux de .... & de ....
Attacher une grande dent de loup au cou d’un che-val , afin de le rendre infatigable à la course.
Mettre seicher à la cheminée la pellicule d’un œuf,afin que les poules du logis ne perdent point leurs œufs.
Attacher une pierre percée au cou d’un cheval quihannit trop, afin de le faire taire. Attacher à 1 a queued’un afne une pierre afin de l’empêcher de braire (c).
Jetter du bouillon de Carême prenant dans les fos-sez , dans les mares , dans les étangs, &c. afin de fairetaire toute Tannée les grenouilles qui y font.
Tourner les chats & les poules autour de la cramail-lere pour les attirer au logis, & pour les obliger den’en pas sortir.
Mettre une grenouille de buiston dans un pot de ter-re neuf, & enterrer ce pot au milieu d’un champ, afind’empêcher les oiseaux de manger ce qu’on aura semédans ce champ, (d) Mais il faut enterrer ce pot unpeu avant la moisson, de peur que les grains & les fruitsne soient amers.
Porter fur foy une feuille de .... comme font quan-tité de chasseurs , de cavaliers, & de postillons, pourempêcher qu’on ne s’écorche le derriere quand on va àcheval.
Ouvrir & fermer la huche trois fois tous les matinsdurant neuf jours , faire du vent en l’ouvrant & en lafermant , & exposer à ce vent ceux qui ont des dartresou du feu volage au visage , afin de les guérir. ' Oubien faire la même chose en disant .... fois Pater nos -ter , &c. en diminuant à chaque fois que Ton ouvre lahuche.
Guérit la galle en cette maniéré. Se rouler tout nûdans une piece d’avoine , en arracher une poignée, s’enfrotter le corps avec de Teau de fontaine : après s’enêtre ainsi frotté la mettre seicher fur un arbre ou surune baye. A mesure qu’elle seichera , 1 a galle seicheraauss, , & s’en ira. Ou la guérir de celle-ci : sortir lematin de sa maison sans penser à quoi que ce soit, ara-cher une poignée d’avoine en grape & la mettre fur unarbre ou sur une haye. A mesure que cette avoine sei-che, la galle seiche & diminue.
Pestrir un petit pain avec T urine qu’une personnemalade de la fièvre quarte aura rendue dans le fort de
(<j) Mizauld, ibid.
(b) Mizauld cent. 3 . n. -8.
(c) Mizauld cent. 7- n. 7Y.id) Mizauld cent. 8. n. iâ.
STITïONS,
son accès, le faire cuire , le laisser froidir, lé donnerensuite à manger à un pauvre asamé & faire trois foisla même chose pendant trois accès , le pauvre prendrala fièvre quatre , & elle quittera la personne malade.Si cette personne est un mâle , on donnera le petit painà Un .... si elle est femelle , on le donnera à tine ....Lambin dans son Commentaire sur ces paroles d’Hora-ce (O,
Frigida Jt puerum quart ana reliqucrit ,
assuré qu’il a appris ce remede superstitieux & illlcitód’un Umbrois (/). Mais en parlant de la forte , il amontré qu’il n’étoit pas grand Théologien. AntoineMizauld rapporte le même remede (g).
Mettre les pieds & les mains des enfans dans de la gla-ce , ou, s’il n’y a point de glace, dans de l’èau froide,aussi-tôt qu’ils sont nez & avant qu’ils ayent reçu léBaptême , pour empêcher qu’ils n’ayent Tonglée auxpieds ou aux mains, & leur faire boire du vin aussi-tôt qu’ils font venus au monde , pour empêcher qu’ilsne s’enyvrent.
Guérir une vache quand elle cloche d’un mal appelleen certains Pais, le fourches , en lui arrêtant le pieddont elle cloche fur une motte d’herbe ou de gazon,en . cernant cette motte de la grandeur du pied malade,& en la mettant seicher ensuite sur une haye.
Attacher un clou d’un crucifix áu bras d’un épi-leptique, pour lé guérir.
Faite durcir un œuf, le peler, le picquer de diverscoups d’aiguille, le tremper dans T urine d’urie personnequi a la fièvre .... puis le donner à un ..... si lemalade est un mâle ; ou à ùne ..... si le malade estude semelle, & la fièvre s’en ira.
Monter fur un ours , & faire certains tours dessuspour être préservé de la peur. Cela fe pratiquoit au-trefois en France plus communément qu’aujourd’huiou pârce qu’aujourd’hui on voit moins d'Ours en Fran-ce qu’autrefois ; ou peut-être parce qu’aujourd’hui lesFrançois font plus éclairez & moins superstitieux qu’ilsn’étoient autrefois. Car c’est une superstition toutepure que de croire qu’on n’est plus susceptible de peur,dès-lors qu’on a monté fur un ours.
Guérir un cheval encloué en lui tirant le clou dapied , en Tenfonçant dans une b , ou dans quelqu’au-tre morceau de b, & en pissant dessus.
Faire faire les premiers souliers des enfans de cuir deloup , & les leur faite porter, afin qu’ils soient préser-vez , &c. Le Synode du Mont-Caffin en i 6 z 6 . (b)condamne expressément cette pratique.
Guérir k fièvre ..... avec cet admirable remede.’Prendre un morceau de linge neuf & qui n’ait pointencore été mis à 1a kiffive , y enfermer un peu de sel,de k toile d’araignée , de l’oignon , & quelques autresdrogues, puis le mettre fur le poignet du bras au com-mencement de l’accês, T y laisser pendant 12 heures,& ensuite le jetter au feu sans regarder dedans.
Partir du lieu où Ton fe trouve, fans saluer qui quece soit & sans dire mot à personne , aller chercher unecertaine herbe, l’arracher & k jetter au vent, pour gué-rir k fièvre querte.
Ficher des aiguilles ou des épingles dans un certainarbre de TEglise de S. Christophe située .fur une Mon-tagne fort élevée proche k ville de Pampelonne , afin
d e-
(->) Lib. ». Saty. 3. -
(f) Lambmus m Horat. Febris quartons: depellendae dit-il, ra-tioneni miram- 8c paucis fortaílè inauditam , quam curn in Itaiiaeísein à quodam Umbro accepi, hîc rcferre volo. Sumatur totuístid lotium quod asger febre vigente , feu ra-sepol*' 0 "/ 1 * 0 " rempare íè-mel effuderìt. Hoc lotio , in locum aquse, tantum farinse quan-tum salis sit ad exiguum panem conficiendum , temperetur , su-bigatur ac pinsatur ; panisque fiat 8c coquatur : coctus 8c refuge-ratus .... masculo esurienti , si seger sit mas, fèminse, si feiníria
fît, praebeatuï, idque ter fiat. Hoc facto aeger ..-
febri quartana corripietur.
(g) Centur. 6. n. ;8.
\b) C. 4- Decret. ».