DES SUPER
j, même ils gùeriroient véritablement les maladies , il„ vaudroit mieux mourir , que de chercher fa guérison„ eu implorant le secours de ces ennemis de Dieu. Carque fert'il de guérir le corps , si on laisse mourir 1 a-„ me? Et quel avantage y a-t-il de recevoir un peu de„ consolation en ce monde, pour être ensuite pncipite>, dans les fiâmes eternelles ?
II combat encore de semblables désordres dans la villedc Constantinople , où les enchantemens étoient prati-quez par plusieurs personnes ; & c' est ce qui 1 obliged'y prescher, O) „ Que comme les femmes qui aiment,, mieux voir mourir leurs enfans que d'avoir recours as, cés Superstitions , lorsqu’il s'agit de leur guéri on»„ ou de celle de leurs maris, ou des personnes quifont les plus cheres & les plus intimes , on g or„ du martyre devant Dieu? ainsi les autres kmmes qui
-,
lUrticytc uevaut --- 1 — J 1
usent de ces moyens abominables poUr le rétablissement dont nous venons de parier.
, - . J Vil .'11.. . r > M an/%íi>a lo ^Mlin
S T I T I O N S. S 5
,, re, & les charmeurs n’ont nul pouvoir dans les lieux„ où l’on chante tous les jours les louanges de Jésus*Christ. L’Eglise n’a point d’autre Enchanteur que,, Jesus-Christ N ôtre-Seigneur » qui rend inutiles les,, charmes des Magiciens & le venin des Serpens.
Le 4. Concile de Carthage (e) en 598. „ ordonne,, que ceux qui Rappliqueront aux enchantemens fe*», ront séparez de rassemblée des Fideles.
(f) Saint Augustin qui a été un des Peres de ce Con-cile , déclaré „ que les remedes que la Medecine con-„ damne, soit qu’ils consistent dans les enchantemens,3, ou dans certains caractères, appartiennent à la Mai,33 gie, & font des effets de quelque pacte avec les De*3, mons.
Le Concile d’Agde (g) en ;o6. ordonne la mêmechose aux Ecclésiastiques que le Concile de Laodicée,
„ de leur santé, sont véritablement idolâtres. Car, dit„ il y elles auroient sacrifié aux Idoles, si cela leurétoit,, permis ; & on peut dire qu’elles y ont sacrifié effec-tivement, puisque ces remedes qu’elles pendent à,, leur coû j font une efpece d’idolatrie, quoique lesS, personnes qui gagnent leur vie à faire pour elles ces,, enchantemens, puissent dire mille fois qu’elles invo-„ quent le nom de Dieu fans faire autre chose , & que», les femmes qui fe servent d’elles dans leurs maladies„ disent d’elles que ce font de bonnes vieilles femmes„ Chrétiennes & fideles.
Si vous avez la foi (c'efi toujours S. Jean Chry/ojlo -
Saint Grégoire le Grand (h) loue le Notaire Adriende ce qu’il donnoit la chasse aux Enchanteurs, qu’ilappelle les ennemis de Jesus-Christ, auffi-bienque les Sorciers, Jnmicos Chrifti , & il l’exhorte de con-tinuer à leur faire la guerre.
S. Eloì Evêque de Noyon défend aux Chrétiens„ d’ajouter foi aux Enchanteurs » & de les consulter„ pour quelque sujet ou quelque maladie que ce soit,„ parce , dit-il, que celui qui commet ce crime perd„ aussi-tôt la grâce du Baptême.
Le Concile Constantinople («') en 6pr. „ veut quel’on chasse de l’Eglise les Enchanteurs.
. " „ „ s»
„ me qui parle) faites le signé de la Croix fur vous. Di- Grégoire II. enjoint à l’Evêque Martinien & au Prê„ tes, je n’ai point d’autres armes que celles-là; ç’est tre Georges (kj ), qu’il envoyé en Bavière, ,, de ne pasmon unique remede, & je n’en reconiidis pàs d'au- », souffrir les charmes & les enchantemens, qui font des
j»
„ tre. Mais dites-moi, je vous prie, si ayant fait venir,, un Médecin , au lieu de fe servir des remedes de la,» Medecine dont il fait profession, il ufoit d’enchante-,3 mens pour vous guérir » le préndriez-vous pour un», Médecin ? Non certes » puisqu’il n’o'bserveroit rien», des réglés de la Medecine. C’est ici la même chose,», & ceux qui ont recours aux enchantemens rie gardent,, nullement les régies du Christianisme. 11 y en a d'au-», tres qui pendent à leur coû des noms de Fleuves » &», commettent mille autres excés de cette nature. Je vous,» le dis, & je vous en avertis tous par avance, que si
ordonne aux Cu-
,»
„ quelqu’un est convaincu de s’être servi de ces sortes», de moyens, je ne lui pardonnerai pas la seconde sbis,
„ soit qu’il ait pendu quelque chose à son coû, soit„ qu’il ait eu recours auX enchantemens, soit qu’il ait„ pratiqué quelque autre moyen de cet art pernicieux.
,, Vous ne vous contentez pas de ligatures & de char-,, mes C dit-il au Peuple d’yíntioche ) (í>) Mais en outre», vous faites venir cheZ-vous de vieilles femmes toutes,, y vres & chancelantes. Apres cela n’êtes-vous pas char-», gez de confusion & de honte, en faisant réflexion surcette sagesse si relevée que l’on enseigne parmi nous ?Enfin expliquant ces paroles du Pseaume 9» „ Je», trouverai ma joie dans le salut quevous donnez, U efi», dit d nôtre sujet : Ma couronne & mon Diademe,» c’est de vous eriger uft trophée, & d’obtenir de vous„ won salut, ô mon Dieu ! Je parle ainsi à càuse de„ ceux qui se servent d’enchantemens dans leurs mala-dies » & qui ont recours â d’autres impostures & àd’autres prestiges, pour trouver quelque soulagement», dans leurs itifirmitez. Car ce n’ést pas là fe guérir,», mais se perdre, puisque nôtre plus grande guérison,, est d’être guéris de Dieu.
8. Gaudence Evêque de Bresse (c) asseure les Néo-phytes „ que les maléfices & les charmes sont des especes„ d’idolatrie.
S. Ambroise (d) se moque des charmes & des enchan-temens en ces termes : „ II y a bien des gens qui ten-„ tent l’Eglise ; mais les enchantemens qui se font par3» l’art magique, ne lui peuvent nuire en aucune mánie-
(«) Homil. 8. in Ep. ad ColoíT.
\b) Homil. ii. ad pop. Antioch,
(c) Tract:. 4. de lectione Exodi.
(<0 L, 4 - Haxaëm. c. 8 ,
î»,
»,
„ restes de l’erreur des Payens.
Le 3. Concile de Tours en 813.
„ rez d’avertir les Fideles que les charmes ne peuvent,, soulager en aucune maniéré , ni les personnes, ni les„ bêtes malades, boiteuses, ou moribondes, & que les,, enchantemens ne font que des piégés & desembufches,'
„ dont le Démon qui est l’ennemi du genre humain,
„ fe íert pour les tromper.
Le 6 . Concile de Paris (l) en 8 z 9. appelle les char-mes, „ des maux tres-pemicieux, & des restes de VI-„ dolatrie.
Le Pape Nicolas I. (m) défend aux Bulgares d’uíèrd’enchantemens & de charmes, „ parce que ce sont des„ pompes & des oeuvres du Démon, aufquelles nous„ avons renoncé dans le Baptême, & dont nous nous„ sommes dépouillez avec le vieil homme & avec ses», œuvres, lorsque nous nous sommes revêtus du nou-„ veau.
Herard Archevêque de Tours («) dans son CapituJLire de Vannée 8;8. veut ,» que l’on mette les Char-„ meurs en penitence publique ” » comme étant coupa-bles d’un grand crime.
Le Pape Etienne V. dáns 1 $ discours qu’il fit au Peu-ple Romain, & qui est rapporté par Anastafe le Biblio-thécaire, dans fa vie, veut „ que Von retranche de la„ participation du Corps & du Sang de Jesus-Christ,,, les Charmeurs & ceux qui usent d’enchantemens, jus-„ qu’à ce qu'ils ayent fait penitence d'un si grand cri-„ me; & qu’ils soient frappez d’un perpétuel Anathe-„ me, s’ils perfeverent dans un péché si énorme.
Le Concile d’Eanham en 1009. (s) est d’avis „ que», Von chasse du pais les Charmeurs, afin que le Peuple,, fidele soit plus pur & plus saint, à moins qu’ils n’en„ veuillent sortir d’eux-mêmes avec tout ce qui leur
» ap-
(c) Can. 89Ì
(/) L. 2. de Doct. Christ. C. 20.
(g ) Can. 68.
(h) L. Y. indict. 4- Epist. 47-
(j) Trulkn. c. 61.
(k) In Capitulaxi Martiniano Ep. Georg. Presb. Ste. c.
(i) L. z. c. 2.
(m) Respons. ad Consult. Buigar. c. if.
(») Cap. ;.
W Ca F- 4-
Aa