DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES
L
5*
foe quoi s’avise-t-on, dit un autre , de vouloir fap-l^ner i es e ff ets | a B a g U ette à la sympathie d’un cer-ta,n bois, avec l’eau ou les métaux ? Ne voit-on pas||ue le tempérament de celui qui tient la Baguette estunique cause de tous ces effets, puisque tout le mon-
C A rl ^ £Ut av °i r ce âon
Aatui rê2 tous ces gens-îì , dit l’Astrologue. Pas unAÍK* P orter lès yeux où. il faut. Ne font-ce pas les^ . qui donnent aux plantes leurs principales vertus ,
j* qui serment dans les hommes des tempéramens diffe-j. ens • II ne peut concevoir qu’on ose dire fa pensée **us savoi r q Ue i p Astre qui domine sur le coudrier,quelle eft la constellation qui a présidé à la naissance6 là Personne qui touche les eaux. Pour lui, c’est uni-quement C e qu’il examine. II apprend qû’unë de cesP rI °unes est n ée fous le Signe du Ferfeau , & il va vousP r °uver dans les formes que c’est-là la vraye cause decets e vertu.
^*usi chacun rapporte cet effet au principe qu’il s’est0 rnîe » & il s’en sert même pour fortifier ce principe *plutôt ce préjudice.
.U parait un peu plus surprenant que ceux qui heutetent pas facilement, & qui conviennent dans lesn cipes généraux , he s’accordent quelquefois pas mieux1 ce ux dont nous avons parlé. Ils ont presque les mê-soJ VUes 5 ^ es m ^ mes inclinations. Cependant les unsso ^ Embarrassez , & les autres ne le sont pas ; les unsc f r ^’un sentiment , & les autres d'un autre, mais lauff de cette diversité n’est pas bien difficile à trouver;E que les uns considèrent une circonstance, & les^ tF es donnent leur attention à une autre ; les uns enc °nsidérent plusieurs, & les autres fort peu.
Quand on ne considère qu’une seule circonstance, onecide fans peine , parcequ’ordinairèment une feule cir-hltance paroit d’abord bonne ou mauvaise; Quand on^. considéré plusieurs, on est embarras! é, parcequsilar-
' ** 1 » A . . O.
à remuer le pied , & qu’il peut y en. avoir de recourirà certains prétendus secrets qui séduisent plusieurs per-sonnes. Voyons fi étant bien instruits de I’ufage de íàBaguette , nous pourrons découvrir dans la fuite, s’Ùy a quelque cause Physique & corporelle qui la fait tour*ner pour découvrir des choses cachées;
CHAPITRE XVI.
j "gîte la Baguette ne peut naturellement indi-quer ni les bornes , ni les voleurs , ni lesmeurtriers > ni les choses dérobées .
U ‘ Ne pierre devient borne, lorfqu’étantmifcre , deux personnes conviennent qu’elle se
formé
considèreplusieurs, on elt embarrailé, parcequuar- ^t >^ véritable séparation. Et P g* . ”
sive souvent que les unes semblent être pour, & lesau- pOU vons encore , ajom-sies contre. Ce n’est qu’après avoir fait toutes les obte -ntions nécessaires, & apperçu tous les rapports d uchose avec les autres, qu’onvoitclair, qu’on convient,
& Iqu’on décide avec une assurance fondée en raiiomMais comme il arrive souvent qu’on juge fur la premie-rs apparence qui frape, il ne faut pas s’étonner si lesju-gemens font différens > si l’on acquiesce à de sort mé-chantes raisons, en un moc si l’on ne juge bien que parWard.
eh ter-
vy IV., personnes conviennent qu’elle servira à
marquer la séparation d* un champ. Or cette conventionest une circonstance morale. Donc par tout ce qu’on ádit dans le livre premier, elle ne peut lui donnér une ver-tu Physique qu’elìe n’avoit pas auparavant.
Comme cela ne peut pas être raisonnablement contes-té, ceux qui osent soutenir qu’il sort des bornes une va-peur capable de faire tourner la Baguette, voudroientbien póuvoir rapporter ce tournoyement à queîqu’autrecause qu’à la convention. Voyons donc ávec eiíx toutce que les bornes ont de particulier.
Quand on plante une borne, on frotté, dit-on, avecdu Fer deux des cotez de la pierre : on met du charbonau dessous des gardes , ou des témoins à côté. Voilà,poursuìt-on, ce qui fait tourner la Baguette; mais il estclair qu’on se trompe. En voici les preuves.
i. La Baguette ne tourne jamais fur les fausses bor-nes, C’est une maxime constante & bien établie par l’Au-teur de l’Art de tròUvèr les trésors, pag. 88. que laBaguette ne tourne jamais que fur la véritable limite oufur la véritable séparation. Et à la pag. <?ò. „ Nous,, pouvons encore , ajome-t-il , nous servir de cet essai„ fur les limites apparentes, pour distinguer les vérita-„ blés ssavec les fausses, d’autant que fur les premières,, la Baguette tourne, & son mouvement ne peut être„ arrêté qu’en íui faisant toucher une pierre ou de lá„ terre de limite, mais fur la fausse , elle ne tourne ja-,, mais, soit qu’elle touche ces choses, ou qu’elle né„ les touche pas ". Or ceux qui font assez malins poufcontrefaire des bornes , ne sont pas assez sots pour ob-
- - . ■ .t.nK/.np
fard. -
^vyelques uns , par exemple , ayant considéré que la mettre ce qu’on observe ordinairement : charbons, gar-^guetté tournoit à des personnes de piété ; le Démon des, témoins, rien n’y manque. Donc ce n’est pointh’on^r - me ^ £ oonc pas , ont ils dit; câr ces personnes là ce qui fait tourner la Baguette. Ajoutons que les si-dirç ' âlt aucui ? P at -* e avec lui. Mais ne pourroit-on pas gnes qu’on mettoit autrefois auprès des bornes, étoientceux stui tirent cette conclusion, peut-être le Dé- très souvent dissérens , parcequ’on vouloir que ce fus-a -t-il le pouvoir d’agir fur nous fans aucun pacte, sent des signes arbitraires , suivant la pensée judicieuse
C ^ e hte-t-il pas les justes, & n*a-t-il pas tenté Jésus- de Siculus (a) Flaccus.
Je fais, ont dit quelques autres personnes, r. Elle ne tourne pas seulement furies bornes, ellè
guet y e P a stui prononcent des paroles en tenant la Ba- tourne encore en ligne droite fur I’espace qui est entré
fy a j te » il y a donc de la diablerie dans cette pratique, deux bornes , quelque long qu’il soit. Or dans cet ef-r ,_, peut-' —'-- — Dace il n*v a ni charbon, ni témoin, ni gardes. Donc
le -*
J (st.UUí )) Util VUVl y wrv-rtr y p, ___ ^
„ périence journalière ne nous l’apprenoit, que la Ba-„ guette tourne fur les limites de même que fur les„ sources & fur les métaux , & qu’un espace ou une„ pierre qui de soi ne pouvoir donner aucune impres-„ sion, d’abord que par la main ou par la destination dé„ l’homme elle aura changé de lieu , & sera plantée„ pour séparer ou pour borner les fonds de deux par-j,, ticuliers. Cette même pierre semble s’animer, de mê-
% le Engage le plus ordinaire ; & qui peut être „ me que l’espace qu’elle occupe en longueur , & a c-
„" ne modestie louable. Mais c’est un langage „ quiert par cette destination ou ce pìantement, une
" " ' ' ' ^ - „ vet-
» - -
lav- a ymantée , faudroit-il pour cela croire l'usage dey^an superstitieux?
dìs etl( 7 a beaucoup de sujet de se défier de la Baguette,le p: Encore quelques uns ; mais oserions noiis remuerCaché ’ b l'on en condamnoit l’usage? Rien n’est plusso nt les ressorts de la Nature- Ses mystères ne noussereine,. V0 '^ ez ' & il y a de la témérité à vouloir dé-Voìjn f ^u’elle peut ou ne peut pas faire,l'ekkx, j» £ bngage le plus ordinaire ;
H d— irt* « i , _
Oor\t
Crire à t ^° Urr °i t: abuser. Carenfinfaudra-t-ildonc sous-r °m ho u ^ te . s * es fables qu’on nous débitera? Et ne pour- , , sí essent ceTtx leges, aut consuetudiries, áut observationes,
fer d es ^ P‘Us examiner si l’on ne veut point faire pas- ^mper fìmile lîgnutn sub omnibus ínveniretur. Nunc quoniam
■ • r -— -n oliniiiEus terminis nibil subditum est , aliquibus
Prad S examiner si Ion ne veut point taire pas- semper limue ---
rcis ? H est superstitieuses pour des secrets natu- volutltarium est , aliquibus terminis nihil subditum est , aliquibusto US ; jj>. Vr aì qu’il y a ries choses que nous igno- verà aur cineres , aut carbones, aut testa, aut vitra fracta, autOn c.',. ' u V Pn a . __V ossa subcensa , aut caícem, aut gypsum invenimus , qu* tamesl .
s y appl| Q que nous pouvons lavoir, & quand ut suprà diximus, voluntaria sunt. Atui Velser. Ub. ntumnue, on peut voir qu’il n’y a point de mal Vmdts
■R m