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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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HISTOIRE

CRITIQUE

DES

: PRATIQUES SUPERSTITIEUSES,

;ÓjJI ONT SÉDUIT LES PEUPLES ET EMBARRASSE

LES SA VANS.

LIVRE HUITIÈME.

Des moyens de soppojer aux Pratiques JùperjUtieujès , GT' dés Maximes

l'Eglise sur ce point.

^ ___ _ _ . __._ ^

CHAPITRE PREMIER.

^ eS personnes qui doivent sopposer àuk ptátiqûes superstitieuses'. Comment tl faut ttditeíc eeux qui y ont recours , & quelles peines les Confesseurs doivent leur imposer.

- será pas inutile de marquer da-bord quelles íònt les personnes quidoivent sopposer aux pratiques su-perstitieuses. Les Carions ont re-commandé ce foin & cette applica-tion aux Evêques , aux Cuvez,aux Prédicateurs , aux Confesseurs,.u n & e néraÌetnerit à tous lés Ecclésiastiques cirii doivent"lrruire.

^T es Capitulasses de Cárloman j (a) de Charlerriagrte,^ c * e Louis le Débonnaire , 'dressez dans les Conciles,à ! £n °uvellânt les anciens Canons, ordonnent que less^ues feront de fréquentes visites dans leurs Diocë-Pou. ^àlement pour découvrir les superstitions quiQ n ' r °' er 't y être en usage , & pour les faire cesser-O r< l v ° ll l°it même pour faciliter lexécution de leurs1P^ances , q uils eussent avec eux le Défenseur dee s qui étoit un des Officiers,du Roi.

Pdné'T 0nc *l e de Narbonne en 1555. dit quuri despe r (sií aux foins des Evêques est dempêcher que les su-c h antç l0ns , les sortilèges (b) , íes divinations, les en-se r - rtlens , & toutes fortes de prestiges du Démon rieOptent dans les Diocèses, & quils doivent sy1 de même quaux Hérésies. Il est eri effet bien

* ( a ) î)

quoqué ut fecuudùm Cauones uhusquisquéled^ U 'kfens 5 ss aroc biâ sollicitudinem gérât, adjuvante Graphi] e ut umnç^ r s ? cc leû* ejus est, ne populus Dei p'aganias faci;s ve] ssurcìtias gentilitatis abjiciat & refpuat, iìve for' Ex Cap, s - sive philacteria 8c auguria , íìve incantationsfls r - c °l- if 0m ' anni 74 1 - * toi. 147 . Et éx Cápìt. anni j(37

m C( ira esse ,, , baereticis Sc fortilegis. Cùrii prsectpua Diiebea G Lee. Cotte. Tom. XV. èol. 31.

juste que lÊvêque j cest- 3 i-cíire , íAnge iÈgiiíèìedmme parle St. Jean , soppose avec beaucoup dupli-cation & de zèle à tout ce que les mauvais Anges tâ-chent d'introduire de pernicieux;

Le premier Concile de Milan én î 56^. Sc le Con-cile de Bordeaux (c) en 1585. iriarquent au long toutce que lEvêque doit faire fur ce point.

Il suffira de rapporter ici le Canon du Concile deMilan , qui entre dans un grand détail des superstitionsaprès avoir déclaré que les Évêques doivent punir sévè-rement , & excommunier toutes sortes de Magiciensde Sorciers.

5, U) Quils châtient & bannissent tous ceux qui se

(c) Col. 9 fi.

(d) Cxterosqué oriîries qui quovis artis magie* Sc veneficii gé-néré pactíones , Sc fœdera expresse , vel tacite cum Dœmonibus.faciunt, Epifcopi acriter puniant, 8c è societate fidelium exter-minent.

Deiride omaem divinatiohem ex aère , aquâ ,, terra , igné, èxinanimatis , ex unguium 8c linèameritorum corporis iriípectione,ex íbrtibus, fomniis, mortuis, aliisque rebús, quibus per Dïmo-num íìgnificatioriem incerta pro certís affirmantur , sutura praedi-cere , turta , thefauros abfconditos commoristrare se posse profi-tentur , 8c hujus generis reliqua > per qu* curioforum 8c imperi-torum hominum mentes facile decipiuntur , coercearit 8c ejieiant.ïn eos etiam, qui Hujusmodi diviriatores, sortilèges, conjectores,ariolos , 8c cujusvis generis magos de aliquâ re conifulueririt, velut corisulerentur , cuique autores, adjutores, Eortatoresve fuerint,.vel eis fidem habueriht, íèvere ammadvertant. Si quis etiam an-nules vel aliud ad ma^icos , vel fupérstitiofos ufus fecerit , autverididerit, gravi pœna afficiatur. Astroíogi, qui ex Solis, Lu-nx , & aliorum astrorum, figura 8c aípeétu, de hominum actio*nibus i qu* a libero voluntatis arbitrio proficifcuntur, certò ali-quid eventurufn affirmant; gravibus pœnis plectantur: qu* pœnasetiam ad eos pertineant , qui ad illos de hujusmodi rébus detule-rint. Denique pœnas fumant Epifcopi de iis omnibus j qui iti

TU Ûi.