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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES» &c. 37

is craignoit dentrer , parcequil souffre des agitations33 v *olentes, qui le saisissent quand il fait opérer le-33 t0n sur la place les corps ont été assassinez.

A lentrée de la cave on me remit le bâton entre les55 ^tos , que k maître prit foin de disposer de la ma-35 niere la plus convenable à son opération. Je passai &3 pp a ssai sur les lieux lon avoir trouvé les cadavres,3> e bâton fut immobile , & je ne ressentis aucune agi-3> tatl on. Une personne de considération & de mérite,33 I 111 étoit avec nous , prit le bâton après moi, il sic33 siujdque mouvement entre ses mains , & se sentit in-3 teri eurement agité; ensuite le maître du bâton le por-3 ta sur tous ces mêmes lieux , & il tourna si forte-33 menc , que le bâton étoit plus prêt à rompre quà

33 Arrêter,

Paysan quitta dabord la compagnie pour tom-33 «n défaillance, à son ordinaire ; je le suivis. II33 E vrai quil pâlit beaucoup, il sua, & il eut le poulx33 extr êmement agité pendant un quart dheure ; & le33 sut si considérable , que lon sut contraint de lui33 s et . ter de leau sur le visage , & de lui en donner à33 oite pour le remettre.

- Au sortir de ce lieu , nous allames chez MonsieurT d ^? Cureur âu Roi, nous vimes les mouvemensj* 11 b aton fur la serpe qui a sait le coup , préférable-3 ?? ent: à plusieurs autres avec lesquelles elle étoit-3 ee » le bâton fit encore quelque mouvement entre les3 Iîlains de la personne de considération , qui lavoit é-3 P r °uvé dans la cave, & il neut aucun effet pour moi.

. s > Nous terminâmes enfin nos expériences dans la pri-33 , le criminel ayant été présenté à lhomme du

33 bâton , & layant touché avec le bout du pied , il33 tQ urna avec une grande vitesse , jusqu'à ce quil leut33 fàté, pour le remettre à d'autres ausquels il ne don-33 aucun signe.

xptrieítces (») faites en présence de Monjìeur F Abbé dea Garde , ©- de plusieurs autres perstnnes distinguées.

linvita (Monsieur lAbbé de la Garde) à voirapeík * es ex r knces ; & la première fois quil y futs > & £3 ^ villageois devant des personnes distinguées,

, en ^ présence , parcourut la cave , marqua par lesai \r OU f eme ? S âe fa Baguette les deux endroits leen eur de vin & son épouse étoient tombez en mou-ant » sut abondamment mouillé de sueur , eut le3 Poulx élevé , demeura plus dune heure en cet état.

homme de mérite qui trouve les sources, étoitj, a ^ve, Sc prit la Baguette qui tourna fur les-,, ^ es places. II sentit dabord un grand mal de cœur,

11 se remit en un moment, & fut au cabinet de^otnie ur le Procureur du Roi» La serpe sanglante»ucux autres de la même grandeur & du même ou-

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ìj (j y furent rangées à demie aune de distancer une», ^ l'autre. II posa le pied sur chacune successivement,h baguette ne tourna que sur la sanglante.

,, f 3 y Q fi a vu une femme âgée denviron soixante ans,1 , t 0 v, atlte a chercher les sources, qui na fait néanmoins Q ner ls Baguette â la cave que très imparfaitement.>> pays 0 a P r * S garde que la Baguette entre les mains du»> lar, c b * ne tourne fur la bouteille que du côté de33 a obs^ ír / °'à les assassins la tenoient fans doute. On33 a bre U y! Ve que pour avoir ôté de cette cave la terre33 Place âe sang , & mis quantité de mortier à la33 fuivj ' 1 baguette ne laisse pas d'y tourner. On a

3> des j, a . piste des choses dérobées, & on a dévelopearc ins.

s,

sciences & observations de Monsieur Garnier.

^^Onsix^r l e Lieutenant-Général avoir été volé ,'Hui Jyj y a sept ou huit mois par un de ses laquais,dès Cat)i av °it pris environ vingt cinq écus dans unfists qui f ont derrière fa Bibliothèque. , Il de-

'Hti

lre ' e ?del,

Relation, quil a composées

manda à Aymar sil pourroit connoitre l'endroit il avoir été volé. Aymar fit plusieurs tours dans ce ca-,, biner avec ia Baguette aux mains , mettant le pkd fur les chaises , fur les meubles , & fur deux bureaux qui font dáiis çe cabinet , à chacun defquels il y a plusieurs tiroirs : il ne se trompa pòirtt, il reconnut précisément le bureau & le tiroir dans lequel avoir été fait ce vol. Monsieur le Lieutenant-Général lui dit,, ensuite dessayer de suivre à la piste ce voleur ; c'ë quil fit; Sa Baguette le mena dabord sur la terrasse neuve qui est à plein pied dudit cabinet , de- dans le cabinet près du feu, puis dans la Bibliothèque, 2c,, de- droit dans la montée à la chambre des valets, Baguette tournant toujours le conduisit fur un lit, fur la moitié duquel seulement la Baguette tourna; ne tOiirnànt point du tout sur lautre moitié ; & touá,, les autres laquais préfens , dirent que cétoit dans cette moitié de lit fur laquelle la Baguette tournoit , quavoit toujours couché le laquais voleur, qui pour lors nétoit plus dans la maison, un autre laquais ayant toujours couché de lautre côté. Monsieur le Lieu-,, tenant-Général se souvint positivement que le jour que ce laquais le vola, il alla de ce cabinet à deux oit,, trois pas dans fa terrasse pour prendre bois , puis entra dans le cabinet pour lui faire du feu , ensuite traversa sa Bibliothèque pour monter à la chambre,, des valets.

Lorsque la Baguette tournoit sur la piste du laquais voleur Òc absent, Aymar mit son pied sur pied tous les laquais de la maison, lés ùns après les autres,

& leur présenta la Baguette , laquelle cessa de tour- ner, parcequil ny én avoir aucun de coupable. Ay-»

,, mar assurant toujours que si on saisoit venir le laquais voleur , la Baguette tourneroit fur lui , & quili, connoitroit.

,, Je lui fis ensuite plusieurs questions. Je lui de- mandai si la Baguette tournoit aussi bien fur Teau comme fur la terre, fur mer, & au milieu dune ri- viére, comme au bord.

Il a répondu quoúi.

>* Sil est vrai quil ressente des syncopes, des tressail-,, lemens, & des grandes émotions en suivant les meur-,, triers , les voleurs , leau, les bornes transplantées,

,, 2c largent caché.

Il répondit quil ne sentoit áucune douleur, ni au- cun trouble en suivant les vdleurs , leâu & largent ;

mais quil sentoit violentes agitations en suivant,i les bornes transplantées & les meurtriers , sur-tout les meurtriers sétoient arrêtez, 2c avoir étéfait le meurtre.

j,

Comment il féroit pour ne pas íè tromper , lors-,, que fur la piste dun meurtrier , ou dun voleur , il y auroit de leau, ou de largent caché , ou des bor-,, nés transplantées ; Sc si lorsque sa Baguette tournoit,,, il pouvoir distinguer par quelque signe, pour laque!- le de ces choses elle tournoit, puisquelle avoit laver-,, tu de tourner pour chacune de ces choses.

II répondit qúe si en cherchant de leau , il trou-,, voit de largent, il ne pouvoit se tromper , parceque sa Baguette tournoit aussi bien pour leau , que pour largent caché , sans quil se passat chez lui aucune émotion ni aucun tressaillement : que sil rencon- troit la piste dun Voleur, quil ne cheréhoit pas, ce- la ne pouvoit le faire tromper , parceque pour pou-,, voir suivre la piste dun voleur , il faut quil ait été une fois mis fur lendroit a été fait le vol , fans quoi il ne peut plus suivre cette piste,

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