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copal nous aurions fait venir M. Gafpart LangenhertDoct. en Médecine & notre Médecin ordinaire 8c M.Jean Dupré Chirurgien juré à Châlons , pour leurtaire examiner la dite prétendue Relique , & l’ayanttirée de la dite boëte pour la leur mettre entre lesmains , en présence de M. Nicolas Havetel de Vau-rienne , Prêtre, Docteur en Théologie , Archidiacrede Vertus en notre Eglise Cathédrale, l’un de nos Vi-caires Généraux , Pierre Jean Baptiste Taignier Prê-tre Docteur de Sorbonne , Chanoine de notre EgliseCathédrale, auffi l’un de nos Vicaires-Généraux, Ni-colas de Germigny Prêtre licentié és Droits , GrandChantre 8c Chanoine de notre dite Eglise Cathédrale,Toussaint le Maître de Paradis Prêtre , Docteur ésDroits, Chanoine de notre susdite Eglise Cathédrale,Conseiller & Avocat du Roi au Bailliage & siègePrésidial de Châlons , Charles Guillaume DalesmePrêtre Docteur en Théologie , Chanoine de l’EgliseCathédrale de Ne vers , étant actuellement en cetteville, où il s’étoit rendu pour prêcher en notre Egli-se Cathédrale pendant le Carême & Claude HermantPrêtre, Curé de l’Hôtel Dieu de S .[Etienne du dit Chau-lons, qui tous se sont trouvés alors dans notre dit PalaisEpiscopal , ils l’auroient visité l’un après l’autre avecbeaucoup d’exactitude , 8c nous auroient ensuite dé-claré que la dite matière enfermée dans les dits petitsmorceaux d’étoffe de soye, qu’on croyoit être partiedu S. Nombril de N. S. n’étoit rien autre chose quede petites pierres , dont une partie avoit conservé fisolidité , de maniéré à ne pouvoir que trës-dïffi elle-ment les casser avec les dents , & le reste étoît réduiten poussière , laquelle se trouvant pierreuse & n’ayantpoint la douceur en la touchant, & la legereté qu’el-le devroit avoir si elle venait de quelque vaisseau um-bilical, c’étoit une preuve qu’il n'y avoit dans la ditematière aucune partie du S. Nombril de N. S. ce quia été pareillement reconnu par les dits Sieurs susnom-més , qui ont aussi examiné la dite matière chacun enparticulier. En foi de quoi nous avons signé avecles dits susnommés le présent 8c dernier article du Pro-cès Verbal de notre visite les jour & an que dessus.Signé Gaston J. B. Louis Ev. C. de Châlons, Lan-genhert Conseiller, Médecin ordinaire du Roi, Du-pré, de Vauriennes, Taignier, Germigny , le Maî-tre de Paradis, Dalesme, C. Hermant. Et plus bas,par Monseig. Huot avec Paraphe.
Et le dixième jour du mois de Mai de 1 a dite an-née mille sept cent sept, ayant appel'îé dans notre Pa-lais. Episcopal les Sieurs Deu de vielle DimpierreBailli de notre Comté Pairie ; Jacques Chaussot Avo-cat en Parlement , Lieutenant particulier au Baillagede notre dit Comté & Bailli de S. Pierre au mont deChâlons ; Nicolas Talen Avocat en Parlement Procu-reur-Fiscal Général du dit Baillage , Joseph BâillâtSubstitut du Procureur du Roi au Baillage & siègeprésidial de Châlons , 8c aussi Substitut en notre ditBaillage ; Jean Prieur Greffier en notre Baillage 8c E-ehevinage , avec le Sr. Jerôme de Pintevifle Procu-reur du Roi des Traites-foraìnes , Commis au recou-vrement des Taxes faites fur les Officiers des justicesdes Seigneurs dans l'Election de Châlons » pour desaffaires qui concernoient la jurisdictïon 8c justice denôtre dit Baillage, nous les aurions ensuite sait entrerdans notre chambre , ou après leur avoir fait lecturedu Procès Verbal de la visite que nous avons faîte leMardi dix-neuviéme jour d'Avril dernier de la pré-tendue Relique du S. Nombril conservée en l'Eglisede Notre Dame en Vaux , nous leur aurions montrék boëte de vermeil dans laquelle nous avions en-fermé ce que nous avions trouvé dans le Reliquairede la dite Eglise , 8c aurions tiré la dite boëte d’unarmoire dont nous avions seuls la clef , & ayant ou-vert k dite boëte , Lc développé les trois morceauxd’étoffe de soye rouge, leur aurions montré la matiè-re y contenue, 8c tiree du dit Reliquaire 8c saurionsexaminée avec eux au jnoyen d'un Microscope qui
R E DES
nous auroit été présenté, 8c n’aurions trouvé nonplusque les dits Sieurs affistans qu’une matière pierreusetelle que nous l’avions trouvée la première fois. Dequoi 8c de tout ce que dessus, nous avons fait dresserle présent Procès Verbal , 8c l’avons signé avec lesdits Sieurs susnommés , après avoir remis k dite’ma*tiere dans les dits petits morceaux d’étoffe de soye »renfermée dans k même boëte , 8c avoir serré k diteboëte dans 1a même armoirê, dont nous avons repris kclef, 8c le tout après avoir fait faire lecture du dit présentProcès Verbal ; à l’exception du dit Sieur de Pinte-ville qui nous a prié de l’excuser de signer, attenduqu’il est parent du Sieur Domballe Prêtre Chanoinede 1 a dite Eglise de Notre Dame en Vaux. Sigtt £ >Gaston Jean Baptiste Louis Evêque Comte de Cha-lans , Pair de France , Deu du vielle Dampierre»Chaussot, Talon, Bâillât, Prieur. Et plus bas, P âsMonseigneur Huot avec Paraphe.
REQ_UESTE
De quelques Notables paroissiens de la pa-roifle de Nôtre-Dame, présentée à Mon-sieur dé Châlons, pour la restitutionde la Relique.
A MONSEIGNEUR,
Monseigneur l'Illustrissime & Reverendiffi'me Evêque Comte de Châlons , R airFrance.
L Es Chanoines, Curés 8c paroissiens de Notre Da-me en Vaux de Châlons, remontrent très-huff 1 'blement à votre Grandeur, qu’ils ont été extrêmementsurpris & affligés en apprenant la résolution que vo^avez prise 8c exécutée le 19. de ce moisd’Avril i 7 ° 7 'à sept heures du soir d’enlever de leur Eglise uí î cRelique qui a été depuis quatre cens ans l’objet de j*vénération de leurs ancêtres , 8c 1a consolation des n'déliés , dont k dévotion qui a toujours éclaté (finterruption , depuis qu’ils ont eu ce sacré dép ot ’leur a souvent fait trouver le rémede aux maux d oí>ils ont été affligés, n’y ayant avec justice rien depse Ssacré aux Chrétiens, que tout ce qui peut avoir t° l Lché î’adorable Humanité de Jésus-Christ. Quel resç e< \n’a-t-on pas pour 1 a sainte Robbe qui est conservée 3Argenteurî dans un précieux Reliquaire qui ser v ’ rîde monument éternel de 1 a pieté de nos Princes ? \saint Suaire que Ton conserve à Turin , le i nollC ^ 0 jou se vott {'impression de la sainte Face , qui e “.Laon, le clou que l’on garde au Trésor de saint D e °^’8c qui fait les armoiries de cette Abbaye R oyase’ j 3morceaux de 1 a vraye Croix , 8c les parcelles d e ^ gCouronne que l’on conserve en dífferens endroits,font-ce pas autant d’objets qui méritent fans contetion le culte que l’on voit tous les jours les (
foule empressés à leur rendre ? Si l’on ne peut çse ude ce principe , ne faut-il pas avouer aussipeut avoir au monde rien qui mérite mieux le n °tqu-Relique que ce qui a été autrefois uni à fa saints ^manité ? comme peuvent être les restes adorable ^S. Prépuce , qui en fut retranché à k Circonct ' j g8c les restes du S. Nombril qui en fut détache 1 -,
tems qu’il tombe ordinairement aux autres En ^le Sauveur du monde ayant voulu se soumettre ^loix de 1a nature humaine, auffi bien qu’à cellesReligion. v eZ
C’est une partie de ces précieux restes que voienlevée, Monseigneur , prévenu que vous aV ^ r j 0 itque cette Relique du Saint Nombril que 1 on ss ^ 0 jtavec tant de circonspection , 8c que 1 on re P ,/ t0 ícavec tant de soi , n’avoit aucun fondement & ^ u - u n