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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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HISTOIRE DES

trisier ? La partie du Nombril ny est elle pas plus dis-posée quune autre, & ces matières moins solides quicomposoient le baume ne doivent elles pas se réduireen poudre ? Auffi sest il trouvé pareillement à Calca-ta de petits grains & des fragmens comme le dit lemême Caffian.

Enfin, Monseigneur, quand la Relique, qui saitle sujet de la présente Remontrance, seroit aussi dou-teuse , que les supplians la prétendent bien averée, ilsvous remontrent avec toute la soumission quils doi-vent avoir pour les Ordonnances que vous êtes en droitde faire dans vos Visites pastorales, que votre Religiona été surprise lorsque l'on a déterminé votre Grandeurà enlever la Relique fans aucune formalité. Ils conviennentque vous auriéspû par provision, suspendre lexpositionqui sen fait tous les ans le jour de la fête de la Circon-cision & qui sen faisoit annuellement & de tems im-mémorial dès la rédaction du Procès verbal ci-deffus ,suivant quil paroït encore par un ancien Ordinaire deleur Eglise de lan i;;8; mais ils soutiennent quil n'aété permis à personne de les priver & de les dépouil-ler de ce dépôt, qui leur a toujours été si sacré & àleurs Prédécesseurs, quils Pont refusé avec constanceaux Chanoines de la Cathédrale, & quils ne Pontlaissé porter en procession pour la santé du Roi LouïsXII. quaprès avoir reçu des otages. Sil falloit au-jourdhui leur ôter ce gage, qui leur est plus précieuxque toutes les possessions temporelles, ce ne seroit pas àleur iníu quon le pourroit faire , & avec un petitnombre de gens, qui ne font point originaires deChaalons, & dont la complaisance est désavouée partous les Ordres de la ville : ce ne seroit quen connois-sance de cause ; en pratiquant ce qui est prescrit parle Concile de Trente session 25. ou au moins aprèsavoir assemblé le Clergé & les peuples qui y sont in-téressés. Vous eussiés alors connu, Monleigneur, com-bien ce gage est cher â vos Diocésains, qui feront preuvedes secours journaliers quils en tirent dans leurs mala-dies , & même combien il la été à Madame la Du-chesse de Noailles votre Mere, qui a donné un voilemagnifique pour le couvrir, en reconnoissance du sou-lagement quune Dame de ses amies en avoir reçu.Cest pourquoi,Monseigneur,vous êtes très humblementsupplié de vous laisser fléchir, davoir égard à la dé-votion & de rendre aux Rémonstrans la Relique qui leura été enlevée le 19. du présent mois, pour être remi-se en son lieu & place. Signé Courtois, du Moulinet,Fagnier, de Bar, le Gentil, Jourdain, Pierre, lEs-cuyer , de Chantrenne , Monnot , Pierre avec Pa-raphe.

AEle dAssemblée ladite Requête àété résolue.

A Ujourdhui vingt-septiéme Avril mille sept centsept, les Paroissiens de P Eglise de N. Dameen Vaux de Chaalons étant assemblés au Cloître deladite Eglise, lieu ordinaire à tenir les assemblées deladite Paroisse, après avoir été convoquée de pot enpot, & au son de la cloche ainsi quil est accoutumé,de lordre de M. Louis Rapinat Président au Gre-nier à sel, Marguillier en charge, en laquelle le ditSieur Rapinat ne sétant trouvé, Mr. Courtois ancienChanoine, Président de ladite assemblée , député deMessieurs les Chanoines Curés de ladite Eglise & Pa-roisse , de lavis, & en la présence des Paroissiens , amandé Maturin Martin ancien Sonneur de ladite E-glise, pour savoir de lui par quel ordre il avoit faitla convocation, & étant le dit Martin comparu enpersonne, pris par serment, il a juré & affirmé quele dit Sieur Rapinat lui avoit ordonné ce jourdhuimatin de convoquer tous les Paroissiens de pot en pot,& au son de la cloche, pour une assemblée generalede ladite Paroisse au rneme jour d'une heure de rele-

vée ; cet ordre donné en la présence du dit Sieur Cour-tois & de Mrs. du Moulinet & de Villiers Présidensau Présidial, Jourdain Procureur du Roi en lElec-tion, Jourdain & Pierre Avocats en Parlement, Mo-rel & Beschefer, Piètre Notaire,. & Monot notablesParoissiens; que lui Martin a exécuté le dit ordre p arlui-même,& par les Confrères Sonneurs qui ont aver-ti de pot en pot lesdits Paroissiens & sonné à laditeheure ladite Assemblée.

A laquelle Assemblée se sont trouvés le dit SieurCourtois député de Messieurs les Chanoines Curesses Confrères Président ; Mrs. du Moulinet 3 c d tVilliers Présidens au Présidial de Chaalons ; de Chan-terenne & Fagnier Trésoriers de France en Champagne»le Gentil Conseiller au Présidial ; Horguesin Avocatdu Roi au dit Présidial; Jourdain Procureur du R°*en PElection; lEscuyer Lieutenant en la Maréchaus-sée de Champagne; Jourdain Pierre & de Parvilliers 1 ®jeune Avocats en Parlement ; Beschefer Bourgeois»Pierre & Milson Notaires Royaux ; Philippe de Bat,Pietre lAîné, Pierre le jeune, Joseph de Bar , 8 c deGesne Procureurs au Bailliage Présidial, Monot Con-feiller du Roi Controlleur de la Maréchaussée Provin-ciale de Champagne; Guichard Officier; Fleuri jug cConsul ; Coqueteau ci-devant Consul ; Pannetier sejeune & Blandin Marchands ; Adam, le Moine aussmarchands ; Bouïn marchand Apoticaire ci-devant Con-sul; Perochet Pere & Perochet fils Marchands; Ape#Marchand ; Thuveny laîné Lieutenant de Bourgeoi-sie; Wibert Marchand; Noël Père & fils ; MonjoseîNoiret; Mabille Marchands : Huet, Collin, E{tien-ne Charpentier , Brocq orfevre ; David ; Fremin >'Prudhomme; François Pignon ; Gaillard; Martin#Caché Serruriers; Martinet, Vaudrons des Moulins»Marteler; Rémi Cordonnier ; Mention Chirurgien»François Barin ; Michel Itam 8 c Jaquinet Maître 5Boulangers; Pierre Pouillot; Jean Tiercelet; le N sl -ble, de Gaules,Rougemaille,Hierôme Roger,Clau-de Lasson, Charles, Galichet, Jacques Grognas tCharles Hugueny, Jacques Chapelot, Pierre Causs° lSFrançois Geosroi Perruquier, Claude Champagne 1Brice Hubert, Jacques Régnant , Jean Monnet# »Louïs Guenaut, Louïs Brise vin M. Serrurier, }?'seph Pertat, & plusieurs autres Bourgeois & par°*j*.siens, faisans & représentans toute ladite Paroisse &N. Dame de Chaalons.

Et fur ce qui a été exposé par le dit Sieur Co lts "tois Président, que Monseigneur lEvêque de Ch a5 'Ions Pair de France » sous prétexte de continues .visite par lui faite en ladite Eglise N. Dame semanche dix sept du présent mois dAvril, sytransporté le mardi dix neuf dudit mois vers lesheures du soir, & après en avoir fait fermer 1 êS £lLtes, se seroit fait faire ouverture par les Sieurs Cnoines, (quil fit avertir) de larmoire dansétoit enfermée dc tems immémorial la précieuse p-lique du S. Nombril de N. Seigneur Jésus C h sJque lon avoit accoutumé dexposcr àvec une j ggrande solemnité seulement une sois tous les ^ p 5 y rjour de la fête de la Circoncision ; & quapr eS jjvoir tirée du Reliquaire oh elle étoit dépose tlauroit enlevée sans aucune formalité , au g ra ? . £(ì ctonnement desdits Sieurs Chanoines, qui en » utellement accablés quils neurent ni la force p ^présence desprit de sy opposer ; que le j 0 ^ 1 jjcVendredi saint à deux heures après midi,Seigneur Evêque manda lesdits Chanoines en sonlais Episcopal, oh leur ayant le procès ver a ^- (Clui dressé le jour précédent, de la visite qu u efaite , & duquel Procès verbal ils navoient auconnoissance, il les interpella de le signer , ce qauroient refusé de faire en présence de quatre ° u -particuliers & notables de ladite Paroisse, qui e s° $Crent fur linterpellation dudit Seigneur Evequcroient lesdits Chanoines que le dit Seigneur K ]i( èa donné aux dits quatre oh cinq Paroissiens V q