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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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8i H I S T O I

de plomb / selon k coutume de l’Eglife de Rome ,íaine & entiere , esquelles étoit contenu ce qu’il leut& vit écrit. Que le très Saint Nombril du très hautfils de “Dieu Nôtre Sauveur , avoit été divisé en troisfarts , des quelles l'une étoit demeurée dans le sacré Tré-sor de l’Eglise Romaine , une autre à Constantinople , drla troisième en /’ Eglise de Nôtre Dame en Vallées deChaulons , & qu’elles dévoient être és dits lieux, com-me il étoit affermé dans les fus mentionnées LettresApostoliques: lesquelles choses ci-devant dites étant ex-posées en nôtre présence , les susdits Marguilliers ouProviseurs & autres Paroissiens, nous ont humblementsupplié de transporter ladite parcelle du très SacréNombril de nôtre Seigneur Jésus Christ, du prémier& ancien vase ou reliquaire d'argent, au susdit nouveauReliquaire, pour y être là décemment & honorable-ment placée & folloquée.

Nous donc Charles Evêque Ci-deffus nommé , autantque la sagesse dr prudence 'humaine le requiert , de la vé-rité des choses prédites , condescendant favorablement drpieusement à la dévote requête ci-devant exposée ; le hui-tième jour du mois de Décembre auquel se célébra la fêtede la Conception de la bienheureuse Vierge Marie mère dumême fiesìts Chrifl Notre Seigneur , nous nous sommes enpropre personne tranjportés en ladite Eglise de Notre Dame enVallce de Chaulons , & là après avoir premièrement, commeil etoìt convenable , fait devote priere dr oraison à Dieu ,nous étans revêtus des sacrés vêtemens , dr ornemens pon-tificaux , Nous avons pris avec grande humilité & dé-votion en nos mains propres, le susdit vase d’argent an-cien, dans lequel comme il a été dit ci-deffus, ladite

RE DES

tion de nôtre Dame, en mémoire de ladite translation& de la Circoncision de nôtre Seigneur, visiteront la-dite Eglise de nôtre Dame en Vallées, pour y adorerle souvent dit très Sacré Nombril, & là feront quel-ques aumônes pour la fabrique de la même Eghst >octroyons 8c relâchons mifericordieufement en nôtreSeigneur, quarante jours des pénitences qui leur au*ront été enjointes. Or afin que de toutes ces cho-ses susdites les fidèles Chrétiens ayent une mémoireplus assurée, nous en avons fait faire les présentes»lesquelles avons données aux dits Marguilliers, oupourvoyeurs 8c Paroissiens, scellées de nôtre grandSceau, 1407 . ce huitième jour de Décembre. N° uSfreres Jean de Saint Pierre és monts de Châlons del’Ordre de Saint Benoît, & Guillaume de Toussainten l’Iste de Châlons de l’ordre de Saint Augustin »par permission divine humbles Abbés des susdits M 0 *nastéres, & nous Jean de Geàucour , & Hugues deCalençon, archidiacre de .... & de Vertus, par^que nous avons assisté Reverend Père en Jésus ChrinMonseigneur Charles par la grâce de Dieu Evêque deChâlons, ci-deffus nommé, pendant faction des cho-ses ci-devant dites , pour ce nous avons apposé n° Sseaux aux présentes, avec celui dudit Reverend péí e >pour plus grande foi 8c assurance des susdites choses iTan & jour que dessus.

DISSERTATION

parcelle du très Sacré Nombril de nôtre Seigneur étoitrenfermée, & depuis un très longtems avoit été con-servée & reverée dans le Trésor de ladite Eglise , le-quel vase nous avons porté en grande solemnité 8c col-loque fur le grand Autel de ladite Eglise, & ensuiteaprès avoir fait ouvrir par mains d’Orfevre le susditReliquaire, en avons retiré ladite parcelle du très pré-cieux Nombril de nôtre Seigneur,& Tavons transpor-tée au dit nouveau Reliquaire, qui est une image denôtre Seigneur Jésus Christ, où au lieu a ce destiné;nous Tavons avec toute forte de révérence possible.,mise & colloquée, lequel dit vase nouveau avons faitsoigneusement & décemment fermer par le même Or-fèvre, lesquelles choses ainsi parachevées, nous avonscélébré la Sainte Messe de ladite fête, entre laquellenous avons fait exposer toutes & chacunes des chosessusdites au Clergé & au Peuple de la Ville de Chaa-lons, & des lieux circonvoiuns, pour ce sujet là as-semblé en grande multitude, par vénérable 8c doctehomme Maître Matthieu de Maroque Professeur enThéologie & Chanoine de nôtre Eglise de Chaalons,nôtre assistant présent aussi en toutes ces choses, véné-rables Pères en Jésus Christ , freres Jean de SaintPierre és monts de Chaalons, Jean de Saint Memje ésFaubourgs, 8c Guillaume de Toussaints en Tisse deChaalons, Abbés desdits Monastères , en outre , lésvénérables & sages personnes, Maître Jean de Geau-cour de Joinville, & Hugues de Calençon, de Ver-tus, Archidiacres, Michel Saxon Chantre en nôtreEglise, Astorges Garnier, & Jean Dogon, Chanoinesaussi de nôtre Eglise- Desirans donc qu’à T avenir ; &d’ici en avant , lesfidelef Chrétiens visitent ladite Ë-glise, pour adorer, & signamment révérer un si salu-taire & précieux Sanctuaire, avec autant plus grandeserveur & diligence , qu’ils espérèrent par- -ce moyende commuer les biens temporels aux spirituels, & léspérils préfens aux contentemens éternels , nous con-fians en.la miséricorde de Dieu tout puissant 8c é s mé-rites & intercessions de la bienheureuse 8c glorieuseVierge Marie, laquelle par T opération du Saint Espritconçut & porta dans son "très pur ventre lë Sauveurdu Monde, des bienheureux Apôtres Pierre & Paul *de Saint .Etienne prémier' Martyr ,^ dé' tous 1er Saihtè&'Saintes ; a tous ceux qui‘vraiment contrits ," &confessés, tous les- ans, au jour & fête de la Concep-

Sur ce qu'on doit penser de l*Apparition dt>Esprits a Poccafion de l'avanture qui $arrivée à Saint Maur,

PREFACE*'

T'AvantUre qui efl arrivée à Saint Maur aude Mars dernier , a fait trop de bruit , dantris , dr même à la Cour , pour que le Public nepas avec plaisir cette petite Dissertation à laquelle eU e àdonné lieu. D'ailleurs la matière dont elle traite 9des plus curieuses. On a parlé des Esprits dans fles tems. La plupart des Histoires font rempliesuombre infini d’Apparitions. Le Peuple qui les cï

toutes en raconte tous leS jours de nouvelles , qu il cconflancie diversement. Parmi les favans quelquet " ,les crojent , étant emportés par les préjugés de l’enfi^..d’autres les nient par cette feule raison . que ce j ^penser comme le vulgaire : & la plupart fònt •„sujet dans un doute qui leur paroìt d'autant ph* s f _fcmdble , que l’Ecriture ni l’Eglife n en ont rien. &miné. ïl feroìt h souhaiter que quelque personne .fiscience consommée mît dans tout son jour une q&ft^Aprofonde dr c ' e fi pour en faire naître l'envie à ce#*en fer oient plus capables , qu on donne au Publh c ^Lettre en forme de Dissertation , qui peut être re is rû jtcomme l’ejfai dr l’ébauche d’m Ouvrage q#* j 0 sd’une grande utilité. Au moins efl-ce le f efi ^ ^..ftqui a fait résoudre l’Auteur k permettre qu’onpublique une Lettre qu’il n’a écrite que pourla curiosité de quelques personnés de fis amis .

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