PRATIQUES SU
peut arriver aussi que des vapeurs gluantes s’éle*Ver °nt également de toutes les parties d’un corps quipourrira fous la terre ; lesquelles gardant la même situa** io n entre elles , qu’elles avoient au moment qu’ellesont sorties du cadavre, représenteront une ombre, oupliantôme, ou une figure du corps qui les a produites,ai usi q u ’il e ft. quelquefois arrivé la nuit dans des cimé-* lÊre s ; 8 c si la même chose n’arrive pas le jour, c’esta cause que l’air de la nuit resserre ces vapeurs , & nePîrmet pas qu’elles se dissipent comme elles font dans^ air plus échauffé durant le jour.
Cependant avec tous ces raísonnemens je ne prétensf! as faire passer mes démonstrations pour des démon-tions mathématiques, & encore moins les donnerP°Ur des articles de foi. J’ai dit librement ce que jePesois fur cette matière, pour avertir qu’il faut en beau-~tp de rencontres prendre garde de ne pas donner troptlement dans le panneau , de peur d’être pris pourí/PP e * Je souhaiterois de tout mon cœur que le^pur des esprits fût naturellement possible; afin queI e meurs avant vous , je vienne encore de l’autrej °nde vous dire ce que je vous ai dit souvent en ce-*'«» que je suis, Monsieur, &c.
APPROBATION.
J Ai lu p ar l’ordre de Monseigneur le Garde desSceaux, un Manuscrit qui a pour titre : Lettre deDE SAL.... fur l’Apparition des Esprits ; &1 ai cru que l’impreffion en pouvoit être permise. Fait* Paris, ce 17. Janvier 17; 1.
danchet.
Dissertation
Sur l’inícription du grand Portail du Con-vent des Cordeliers de Reims.
PERSTITlEtJSÊS.
qui Ça) répandaient dans les Esprits des hommes des opi *nions injurieuses à cette bienheureuse Vierge. Les se*conds étoient les Collyridiens ( dont l’hérésie ávoitpris naissance de certaines femmes de Thrâce 8 c deScythie) qui élevoient excessivement la dignité decette (b) sainte Créature. Et il assure ensuite que lesuns & les autres étoient également dangereux ; ceux-làparce qu’ils rabbaissoient par trop la vénération qui estdue à Marie: ceux-ci au contraire, parce qu’ils l’ho*noroient au-delà de ce qu’il falloir.
C’est dans cet esprit (c) que Saint Bernard a ditde sort bonne grâce , qu’encore que la Reine desCieux mérite beaucoup de respect , il faut néanmoinsque celui qu’on lui rend soit accompagné de djscre*tion & de prudence : parce qu’ellë a d’autant moinsbesoin d’un faux culte, qu’elle est comblée de vérita-bles honneurs & de véritables grandeurs (d).
C’est aussi pour cela que le (e) Savant Pierre Abbéde Celles, ensuite de S. Rémi de Reims , & enfinEvêque de Chartres, a judicieusement observé; quela dignité de Nôtre Dame demande de la vénération& non pas de la flatterie; de la prudence & non pasde la bouffonerie : de la dévotion de cœur & non pasdu babil & du verbiage : de l’admiration dans le parti-culier , & non pas des discussions publiques de feáavantages & de ses vertus.
Et de vrai quoique Marie soit un Vaisseau d'élec-tion, qu’elle soit la plus parfaite de toutes les créatu-res , & qu’elle ait été benite par dessus toutes les femmes ,selon le témoignage de l’Ange : toutefois elle n’estopeìune femme comme les autres (/), ainsi que parle S.Epiphane, & l’honneur que nous lui devons est beau-coup au-dessous de celui que Dieu demande de nous.Ce même Père en marque très bien la différence parces paroles : One Marie , dit-il , fait honorée : Maisque le Père , le fils , & le Saint Esprit soient adorés. Quepersonne n adore Jtíarie .
On peut dire à proportion la même chose du cultedes autres Saints & des Saintes, dans lequel il faut dènécessité que nous gardions certaines mesures, si nousvoulons ne pas tomber dans la superstition , ou dansl’impieté, qui font les deux vices opposés à la Reli*
T>eo komìni & B. Francisco , utrìqueCrucifixo.
Publiée par le Sieur de Saint Sauveur.
En M. DC. LXXIII.
hon sit nobis Religio in Phantasmatibus nostris.Alelius est enim qualecunque verum, quàrnomne quidquid pro arbitrio fingi potest.
£ Augufl. lib . de ver d Religione cap. 55.
CHAPITRE I.
n . foi t honorer les Saints mais plusieursfichent contre cette régie en deux manié-Tes ‘ ou en leur rendant un culte qu’ils neMéritent pas , ou en leur attribuant desC tf f es qui ne leur font jamais arrivées,jfíftoìre de l*Inscription du grand Portailr ■ ^-Eglise des Cordeliers de Reims. defe * n de cette dissertation.
C
qui rendent atix Saints des honneurs qui nekh - Eur font p as dûs ne font guére moins coupablesétnt lére de Religion, que ceux qui ne leur en ren-Epiphane fait mention dé deux4 Dig hérétiques qui ruïnoient le culte de la mereu * Les premiers étoient les Antidicomarianites,
gton.
Cependant il y a une infinité de gens dans le monde'qui négligent de garder ces mesures, & qui ne se con-tiennent pas dans les bornes que l’Eglise leur a prescri-tes fur cette matière si importante. Je ne parle pasdes impies qui mettent leur gloire dans leur proprehonte, & qui font Une profession publique de leurcrime. Je parle des superstitieux, 8 c des dévots in-discrets, qui vont toujours plus loin que leur but ;qui ne croient jamais en dire assés s’ils n’en disenttrop ; qui ne sauroient estimer un Saint s’ils ne mépri-sent tous les autres ; qui dans la violence de leur zéléne font point de scrupule de mentir par charité en fa-veur de ceux qu’ils aiment plus tendrement & plusparticulièrement ; & qui pensent rendre de grands ser-vices à l’Eglise lorsqu’ils leur attribuent des actions;des miracles , des visions , ou des révélations quin’ont jamais eu de réalité que dans leur imaginarion.Comme si les Saints avoient besoin de leurs men-songes , & que ce qu’ils ont véritablement fait degrand & d’illustre fur la terre pour l’arnour de JésusChrist, ne leur étoit pas infiniment plus avantageuxdans l’état (de gloire & d’immortalité) où ils sont main-tenant ,
(a) Hacres. 7;.
(b) Hacres. 79.
(c) Ep. 174. Honor Reginae jùáiciam diligit.
(d) Virgo régis falso non eget honore , veris cuinà hono-rum titulis, infulis dignitatum.
(°) Dih. 9. ep. 10. Reginae Dominx nostrae obsequia . dit-il,venerationem postulant, non adulationem : maturitatem . nonscurrihtatem: cordia devotionem, non oris verbositatem • secret*admirationem, non publicam discuffionemsfJ S. Epiçhan. hxres. 79. 'p, ^ & narb,
Kiusoi, mi ctyttf mù/** wpao-Wirô-w, rìi Mapú#
XMITU. '
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