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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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P R A T I (y U E S

klize davantage ìEglisc de Dieu que les Histoires fa*hideuses & mensongères quon a voulu y introduire ?Quil ny a rien enfin qui donne plus doccasion auxennemis de notre foi de fe railler de nos mystères lesplus saints & les plus sacrés , que les Auteurs de cesfortes dhistoires? Sur quoi roule, je vous prie, tou-te typologie dHérodote, qui est un des plus impies,âes plus exécrables, & des plus détestables livres quiait jamais été fait contre nôtre Religion, sinon fur les

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superstitieuses.

In nomine meo daemonia ejicient, Lee. Maisce apec fin nom écrit en papier faffe plus de miracles queMoise, es autant que les Hpôtres , que f n fignet ait tantdautoritéfur les Créatures, qu elles lui obéissent soudain,c'eft ce qui nous le rend grandement admirable.

Et voici ensuite le jugement que la Faculté deThéologie de Paris fit de cet article: La faculté a étéd'avis , quant au premier article , que cette façon deparler qui fmble égaler le nom de la Créature d celui deDieu tout puissant , qui rabaisse les miracles , par ce quils

sornettes, les absurdités, les extravagances, les fables , i , t . ^ ,

Es impiétés, les blasphémés & les erreurs des Sermons ont été faits au nom de Dieu, qui préféré des miracles peu

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^Olivier Maillard , de Michel Menot , de GabrielAriette? fur celles du Dormi Secure, du Livre des Confor-mités d u Père Barthelemi de Pise, de la Legende dorée,h u Miroir des exemples, & de semblables ouvrages? parysquels Henri Etienne prétend prouver que lAntiqui-fo na pas eu raison de donner le nom de menteur à He-t°dote, parce qu'il na pas avancé des choses ni si fa-meuses , ni si éloignées de la vraisemblance , que^ impertinens Auteurs , qui font lindignation deshonnêtes gens & des favans.

Comme le P. le Franc à profité de leur lecture , &stU'il sen sert habilement dans les occasions, il ne-rite pas dêtre traité plus favorablement queux. Et£ e st ce qui mafstige davantage pour lui. Car il meetnble qu'un homme qui,comme lui, se pique dêtrea § r éable en compagnie, & de prêcher galamment, qui? Pfos de soin de fa barbe que de fa tonsure, qui a debe Hes mains quil montre fort volontiers, & quilP^end peine de blanchir, qui donne son pain béni auxtrames & aux Demoiselles, & qui trouve de grandesdouceurs dans leurs converiations, devroit rencontrerUn meilleur fort que celui de ces misérables Ecrivains,qui sont proscrits & décriés comme la fausse monnoyedans la République des bonnes lettres.

; Mais pourtant quil sc console, il ny a point de siMauvaise cause qui ne trouve son Avocat ; ni de pro-position si extravagante quon ne colore, & qui naitfos partisans. Si son inscription nest pas du goût desPersonnes intelligentes dans la sainte Théologie & dansHistoire de lEglisc, il ne manquera pas de bonnespus qui lexcuscront par charité , & qui diront quel-e a été faite à bonne intention ; & je fuis certain queOutes les dévotes ont tant de respect pour tout ce quiVle nt de lui, quelles sen déclareront hautement parfout les Patrones 8c les protectrices. Cependant quilP sen tienne ni plus fort ni plus assuré pour cela. Car_

H appréhende beaucoup que son inscription étant pro- ce qui napartient quà Dieu ? Et n est-ce pas ce queHée à la Faculté de Théologie de Paris; fa chere mere, fait le P. le Franc en attribuant à S. François ce quiJ nsl quon ma assuré quil lappelle , sil persistoit ne doit être attribué quà Dieu , comme nous PavonsJ v antage à défendre cette inscription avec opiniâtre- ci-devant montre (b), c est-a-dire en disant qu un

Temple qui ne peut être dédié quà Dieu, est dé-dié à S. François.

Secondement il y a du blasphème dans son inscrip-tion, selon la pensée de Saint Thomas (c) , & de tousles autres Théologiens. Car ils disent généralementpar tout, que blasphémer cest déroger! à la bonté deDieu ; & que cest déroger à la bonté de Dieu quedôter à Dieu ce qui lui convient. Or comme il nya que Dieu seul à qui lon puisse proprement dédierdes Temples & des Autels , le P. le Franc ne peut

certains a ceux que la foi Catholique nous oblige de croireindubitablement, efi scandaleuse , erronée , blasphématoi-re , & impie. Censuit quoad primum articulumesse scandalosam , erroneam , blasphemam , arque im-plant.

Ces paroles foudroyantes de la plus fameuse de tou-tes les Facultés de Théologie qui soient dans le mon-de , font un mauvais préjugé contre linfcription duP. le Franc, & elles me donnent juste sujet de direque cette même Faculté , qui est encore aujóurdhuiconduite par le même esprit de vérité qui animoit au-trefois ces hommes qui les composoient , ne traiteraitgueres mieux que Valderama le P. le Franc, qui éga-le la créature au Créateur , qui abaijfe en quelque fa-çon la gloire de la Croix en la rendant commune à S.François aussi bien quà Jefus-Christ ; & q U i veut fai-re passer pour indubitable un miracle , qui nest pastout a fait certain. Auffi je trouve que cette inscrip-tion nest pas moins impie , blasphématoire , errornée ,& scandaleuse, que les paroles de Valderama.

CHAPITRE VIII.

Cette censure de la Faculté de Théologie deTaris retombe fur linfcription du T. leFranc , que l'on justifié être impie , blas-phématoire , en ornée & scandaleuse. Avecquel soin tous les Chrétiens , & principa-lement lesPrédicateurs & les F) 0 fleur sen Théologie doivent éviter le scandale.

C Ar premierement ny a-t- pas de limpieté &de Y Irréligion dattribuer à dautres quà Dieu ,

çj* n fon juge comme elle fit autrefois des quatre arti-

A cs extraits des trois Sermons (a) qui furent pronon, es par Valderama, Déza, & Rebulloza à la louange^ s * Ignace de Loyola. Il nest pas nécessaire denr r °duirp 1 .

fa 3uire foi la Censure tout au long , il suffirafojet° rter foulement ce qui sait davantage

denà nôtre

d e Y°foi donc le premier Article qui est de Valderama

ia n ,%on quil a été traduit par le Père Solier dans4* 0 > pOnse à cette Censure : Nous savons bien que .

*ns e Pétant fa baguette en main saisit de tres grands soutenir quon en peut aussi dédier à S. François, fansen /,v la. terre. e n l'edu. en nterre ôter à Dieu une partie de ce qui napartient quà lui

- - r a _ v __:

Oz

tout

!air, en la terre, en l'eau, en pierre, &Phs nc Ce 1 ue bon lui fembloit , jufu à submergerCq t s° n avec toute son armée dans la mer rouge. Maïsq He j, L * ne jsable nom de Dieu que le docte Tostat Evê-%H ettc ~^ v iU dit avoir été gravé en cette verge ou ba-PVand ' ^ e< ì ue i operoit ces merveilles. Ce nétoit pas fibi (!i j as que les Créatures voyant les ordonnances detirify j Ur Souverain Roi 1 f Seigneur souscrites de fìnde s Hl rendissent obéissance. Ce n étoìt pas aujfi gran-P H fci^ rV ^st s q ue fof Npôtres fijfent tant de miracles ,Vos e j otoit tout au nom de Dieu par la vertu (f pou-d leur en a donné, le marquant de fin cachet:

{ ^Yl' ' lei octob -

seul , & par conséquent fans ôter a Dieu ce qui luiconvient. ....

Troisièmement cette proposition de linscription duP. le Franc, Deo homini & Beato Francifio , est erronée ,entant quelle témoigne que lEglise des Cordeliers deReims est dediée à Dieu & à S. François. Car puisque cest une erreur que de dédier des Temples aux

Saints,

{b) Au chap. r.

(e) rr. 1 z. art. r. in corp. Dicendum quod nomen blalphe-ïflix, dit S . Thomas, importare videtur quandam derogationemalicujus excellentis bonitatis 8c prsecipué divin*. Unde quidquidDeo convenit, pertinet àd bonitatem ipsius.

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