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’klize davantage ì’Eglisc de Dieu que les Histoires fa*hideuses & mensongères qu’on a voulu y introduire ?Qu’il n’y a rien enfin qui donne plus d’occasion auxennemis de notre foi de fe railler de nos mystères lesplus saints & les plus sacrés , que les Auteurs de cesfortes d’histoires? Sur quoi roule, je vous prie, tou-te typologie d’Hérodote, qui est un des plus impies,âes plus exécrables, & des plus détestables livres quiait jamais été fait contre nôtre Religion, sinon fur les
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superstitieuses.
In nomine meo daemonia ejicient, Lee. Maisce apec fin nom écrit en papier faffe plus de miracles queMoise, es autant que les Hpôtres , que f n fignet ait tantd’autoritéfur les Créatures, qu elles lui obéissent soudain,c'eft ce qui nous le rend grandement admirable.
Et voici ensuite le jugement que la Faculté deThéologie de Paris fit de cet article: La faculté a étéd'avis , quant au premier article , que cette façon deparler qui fmble égaler le nom de la Créature d celui deDieu tout puissant , qui rabaisse les miracles , par ce qu’ils
sornettes, les absurdités, les extravagances, les fables , i „ , t . ^ ,
Es impiétés, les blasphémés & les erreurs des Sermons ont été faits au nom de Dieu, qui préféré des miracles peu
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^Olivier Maillard , de Michel Menot , de GabrielAriette? fur celles du Dormi Secure, du Livre des Confor-mités d u Père Barthelemi de Pise, de la Legende dorée,h u Miroir des exemples, & de semblables ouvrages? parysquels Henri Etienne prétend prouver que l’Antiqui-fo n’a pas eu raison de donner le nom de menteur à He-t°dote, parce qu'il n’a pas avancé des choses ni si fa-meuses , ni si éloignées de la vraisemblance , que^ impertinens Auteurs , qui font l’indignation deshonnêtes gens & des favans.
Comme le P. le Franc à profité de leur lecture , &stU'il s’en sert habilement dans les occasions, il ne mé-rite pas d’être traité plus favorablement qu’eux. Et£ e st ce qui m’afstige davantage pour lui. Car il meetnble qu'un homme qui,comme lui, se pique d’êtrea § r éable en compagnie, & de prêcher galamment, qui? Pfos de soin de fa barbe que de fa tonsure, qui a debe Hes mains qu’il montre fort volontiers, & qu’ilP^end peine de blanchir, qui donne son pain béni auxtrames & aux Demoiselles, & qui trouve de grandesdouceurs dans leurs converiations, devroit rencontrerUn meilleur fort que celui de ces misérables Ecrivains,qui sont proscrits & décriés comme la fausse monnoyedans la République des bonnes lettres.
; Mais pourtant qu’il sc console, il n’y a point de siMauvaise cause qui ne trouve son Avocat ; ni de pro-position si extravagante qu’on ne colore, & qui n’aitfos partisans. Si son inscription n’est pas du goût desPersonnes intelligentes dans la sainte Théologie & dansHistoire de l’Eglisc, il ne manquera pas de bonnespus qui l’excuscront par charité , & qui diront qu’el-e a été faite à bonne intention ; & je fuis certain queOutes les dévotes ont tant de respect pour tout ce quiVle nt de lui, qu’elles s’en déclareront hautement parfout les Patrones 8c les protectrices. Cependant qu’ilP s’en tienne ni plus fort ni plus assuré pour cela. Car_
H appréhende beaucoup que son inscription étant pro- ce qui n’apartient qu’à Dieu ? Et n est-ce pas ce queHée à la Faculté de Théologie de Paris; fa chere mere, fait le P. le Franc en attribuant à S. François ce quiJ nsl qu’on m’a assuré qu’il l’appelle , s’il persistoit ne doit être attribué qu’à Dieu , comme nous PavonsJ v antage à défendre cette inscription avec opiniâtre- ci-devant montre (b), c est-a-dire en disant qu un
Temple qui ne peut être dédié qu’à Dieu, est dé-dié à S. François.
Secondement il y a du blasphème dans son inscrip-tion, selon la pensée de Saint Thomas (c) , & de tousles autres Théologiens. Car ils disent généralementpar tout, que blasphémer c’est déroger! à la bonté deDieu ; & que c’est déroger à la bonté de Dieu qued’ôter à Dieu ce qui lui convient. Or comme il n’ya que Dieu seul à qui l’on puisse proprement dédierdes Temples & des Autels , le P. le Franc ne peut
certains a ceux que la foi Catholique nous oblige de croireindubitablement, efi scandaleuse , erronée , blasphématoi-re , & impie. „ Censuit quoad primum articulumesse scandalosam , erroneam , blasphemam , arque im-plant.
Ces paroles foudroyantes de la plus fameuse de tou-tes les Facultés de Théologie qui soient dans le mon-de , font un mauvais préjugé contre l’infcription duP. le Franc, & elles me donnent juste sujet de direque cette même Faculté , qui est encore aujóurdhuiconduite par le même esprit de vérité qui animoit au-trefois ces hommes qui les composoient , ne traiteraitgueres mieux que Valderama le P. le Franc, qui éga-le la créature au Créateur , qui abaijfe en quelque fa-çon la gloire de la Croix en la rendant commune à S.François aussi bien qu’à Jefus-Christ ; & q U i veut fai-re passer pour indubitable un miracle , qui n’est pastout a fait certain. Auffi je trouve que cette inscrip-tion n’est pas moins impie , blasphématoire , errornée ,& scandaleuse, que les paroles de Valderama.
CHAPITRE VIII.
Cette censure de la Faculté de Théologie deTaris retombe fur l’infcription du T. leFranc , que l'on justifié être impie , blas-phématoire , en ornée & scandaleuse. Avecquel soin tous les Chrétiens , & principa-lement les ‘Prédicateurs & les F) 0 fleur sen Théologie doivent éviter le scandale.
C Ar premierement n’y a-t-iì pas de l’impieté &de Y Irréligion d’attribuer à d’autres qu’à Dieu ,
çj* n fon juge comme elle fit autrefois des quatre arti-
A cs extraits des trois Sermons (a) qui furent pronon, es par Valderama, Déza, & Rebulloza à la louange^ s * Ignace de Loyola. Il n’est pas nécessaire d’enr r °duirp 1 .
fa 3uire foi la Censure tout au long , il suffirafojet° rter foulement ce qui sait davantage
d’enà nôtre
d e Y°foi donc le premier Article qui est de Valderama
ia n ,%on qu’il a été traduit par le Père Solier dans4* 0 > pOnse à cette Censure : Nous savons bien que .
*ns e Pétant fa baguette en main saisit de tres grands soutenir qu’on en peut aussi dédier à S. François, fansen /’„,v la. terre. e n l'edu. en nterre ôter à Dieu une partie de ce qui n’apartient qu’à lui
- - r a _ v __:
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tout
!air, en la terre, en l'eau, en pierre, &Phs nc Ce 1 ue bon lui fembloit , jufu à submergerCq t s° n avec toute son armée dans la mer rouge. Maïsq He j, L * ne jsable nom de Dieu que le docte Tostat Evê-%H ettc ~^ v iU dit avoir été gravé en cette verge ou ba-PVand ' ^ e< ì ue i operoit ces merveilles. Ce nétoit pas fibi (!i j as que les Créatures voyant les ordonnances detirify j Ur Souverain Roi 1 f Seigneur souscrites de fìnde s Hl rendissent obéissance. Ce n étoìt pas aujfi gran-P H fci^ rV ^st s q ue fof Npôtres fijfent tant de miracles ,Vos e j otoit tout au nom de Dieu par la vertu (f pou-d leur en a donné, le marquant de fin cachet:
{ ^Yl' '• lei ’ octob -
seul , & par conséquent fans ôter a Dieu ce qui luiconvient. ....
Troisièmement cette proposition de l’inscription duP. le Franc, Deo homini & Beato Francifio , est erronée ,entant qu’elle témoigne que l’Eglise des Cordeliers deReims est dediée à Dieu & à S. François. Car puisque c’est une erreur que de dédier des Temples aux
Saints,
{b) Au chap. r.
(e) rr. 1 z. art. r. in corp. Dicendum quod nomen blalphe-ïflix, dit S . Thomas, importare videtur quandam derogationemalicujus excellentis bonitatis 8c prsecipué divin*. Unde quidquidDeo convenit, pertinet àd bonitatem ipsius.
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