PRATIQUES SUPERSTITIEUSES. m
©" la vie : voyez, Jì vous voulés entrer par cette voyeì A Ls hautes Chaires, entre les Dignités èc Chanoines*
quoi le nouvel Evêque ayant répondu, Je le veux, le & hur des formes qu on a eu foin de dresser devant
Doien ajoute i Vôtre Entrée est elle pacifique ? Le nou- eux , font placés Messieurs les Maire & Echevins ,Vel Evêque lui dit: Mon Entrée est pacifique. Sur quoi Conseil de Ville & les Officiers de la Bourgeoisie;E Doien dit: Nous en rendons grâces a Dieu ; que le plus loin, Messieurs des Eaux & Foi ct s, Sc des Ma*uont du Seigneur soit béni depuis maintenant jujqu'en l'é- rechaussées; & enfin prés du Sous-Doien * le Corpste mité. de l’Université, & le Chapitre de Si Pierre Etnponti
Le Doien alors comme Grand-Archidiacre , à qui H y a contestation (c) entre ces derniers pour la placéen cette qualité il appartient d’installer le nouvel E- au Chœur, comme il y en à eu pour le pas dans lavêque , (a) se met à côté de ce Prélat * & lui dit marche. Du côté gauche & dans le même ordre , feen Latin, (car c’est toujours en cette Langue qu’il placent Messieurs du Bailliage & Siège Présidial , leslui parle) Entrés, Reverend Père , dans l’Eglise sainte Officiers de la Prévôté & de l’Election, & le Chapi-du Seigneur. Puis en lui présentant un ruban de soye tre de S* Pierre le Puellier, avec cette observation à
attaché à une des cordes des cloches de l’Eglise, que faire, que s il se trouve quelques places en haut , les
1 Evêque fait sonner par trois fois, il lui dit : Recevés Dignités de ces deux Chapitres font en droit de lesP*r notre ministère , au nom du Seigneur * le gouverne- occuper. On place dans l’efpace qui se trouve entrement & la conduite de cette Eglise, qui est là vôtre, & les Chaires & le Sanctuaire, des bancs pour les Curésfiyes /*instrument (fr lu trompette du Jdlut de vos peuples ôe Ecclésiastiques de la Ville; & dans le Sanctuaire,far U Prédication de la parole de Dieu. les Officiers des deux Justices de l’Evêque, & ceux
Alors le Grand-Chantre entonne Laus, honor, & de fa Maison occupent le côté de l’Epître , tandistout le Chœur continue, virtus, glôria Deo Patri (fr stue ses parens & les amis qu il a invites a son En-ErVio, sanElo fimul Pdraclito in secula seculorum. Amen. tree , avec les Gentilshommes representans les Ba-Le Seigneur Evêque passe dans la Nef, où il est salué rotlS , font placés du côté de l’Evangile. Lorsqu ilpar les Communautés Religieuses qui y font rangées íe y rencontre quelques Evêques , ou que les Ab-des deux côtés, & entre dans le Chœur , jusqu’au ôés (d) du Diocèse se trouvent à la Cérémonie , onpied de l’Autel, où ayant fait sa priere , il y monte leur dresse des sièges en continuant les Chaires hau-& le baise, le Doien qui l’y accompagne lui disant : tès du côté gauche , vis-à-vis du Trône Episcopal.■^íontés, Reverend P ère, d V Autel (fr au Saint des Saints, Quant a 1 Intendant de la Généralité, il fe place ardi-ez priés pour VEglist (fr pour le troupeau que Dieu vous nairement dans le premier Stale ou Chaire du cote« confié. gauche. Les Communautés des Religieux fe retirent
De là le nouvel Evêque est conduit au Trône dans les Chapelles qui font du côté de la Sacristie ; lesEpiscopal, où il est instalé par le Doien qui lui dit: Remissionnaires dans celle de S. Yves & aux environs;Voila, la Chaire de vôtre Dignitémais fìuvenés-vous & enfin les Pauvres de l’Hôpital général, au bas de laque c'est le Seigneur , qui vous ayant fait naître de vos Nef dans les deux ailes.
Peres , vous a aujfi choisi pour vous faire asseoir entre La Messe étant finie, le Seigneur Evêque après sonles Princes , (fr vous donner un Trône de gloire. En- action de grâces est conduit à son Hôtel, accompagnéfuite le Prélat est cnnduit aU premier Stale ou Chai- des Dignités & Chanoines de son Eglise, précédés da, où fe met ordinairement le Sous-Doien de l’E- Sacristain portant la Croix elevee, de deux Enfans-1 >lise, & le Doien lui dit en l'y faisant asseoir : Ce de-Chœur avec les Chandeliers & le Bénitier. EtantSiège est le Symbole de vôtre amour & de vôtre ten- arrivé dans son vestibule, le Syndic du Chapitre luiGreffe pour vos enfans ; lorsque vous vous y placerés , dit en langue Latine : Reverend Père en Dieu , je vousv °us devés porter dans vôtre cœur les gages de cet a- avertis que vous devés aujourdhui , suivant la coutume ,y>ur: portés les donc toujours, (fr les conservés au nom donner a dîner sc) a vôtre table à tous les Sieurs Cha-
noines de votre Eglise d'Orléans.
A quoi le nouvel E-vêque
4 Seigneur. Ainsi stit-il.
i, Apres ces installations , le Grand-Chantre entonne{Hymne Te Deum laudamus , qui est continuée par
J Orgue & le chœur alternativement, & à la fin de doublèrent leur zélé, & parurent dans ces ôccafions avec des
Ruelle le Doien étant descendu au petit Pupitre, lcs troubles appaifés & leschoscs changées Mes-
1 ,, r o J- n/-. T I, ss , r ’ «eurs de Ville en possession de la place qui leur avoir ete abandon-Ah ^ G Verset > & dit 1 Oraison d action de grâces, née dans l’Eglise, s’y sont maintenus j £c de plus , dans les Pro-í^Ptes quoi le nouvel Evêque descend de sa place , & cessions où ils portent le feu, 8c où par là ils font en quelque íòr-reconduit dans la Marelle OU Sacristie, pour être re- te partiodu Ciergé, ií* marchent encore devant le Bailliage Sc
tzC J* Chasuble , au lieu de la C happe qu ll avoit, toute autre Eglise que celle de la Cathédrale.
. Ue célébrer la Messe solemnelle du Saint Esprit , (c) ll y a contestation.'] A l’Entrée de M- de A T etz, en 1632.
„ í est chantée avec tout l’appareil & les Cérémonies bs Chanoines de S. Pierre Empont s’étant emparés des ChairesShlc’„Lr , m- i• r j>/~. i ' i • j que 1 Université pretendoit occuper; le Reóteur en porta la plam-
pl observent dans 1 Eglise d Orléans les jours des te à ce Prélat,qui, après en avoir conféré avec le Syndic du Cha-s grandes Fêtes. pitre , ordonna que par provision 8c fans préjudicier aux droits
U st est à propos de marquer ici la place qu’occupent des Parties. les Chanoines de 8. Pierre Empont vuideroient les
I>r- i-h- , ~ _ J_/ ,_, Chaires contentieuses, a quoi us obéirent. II faut remarquer à
Evén S *f e es C °TP S qui ont accompagn ce sujet, qu’autrefois les Chanoines de S. Pierre Empont 8c de
ç H're. Dans le Chœur, du cote droit, sc) dans s. Pierre le Puellier n’avoient aucune place dans le Chœur; ce
ne fut qu’en 1624. que par conclusion capitulaire du 17. Avril ,
, 1 á I e Chapitre d’Orleans leur accorda les bas Sièges , comme filles
?Ke,] en cette qualité il appartient d’injlaler le nouvel Eve- de la Cathédrale. Depuis en 162 6. par autre conclusion du 23.
* r °PoU Van ^ ^* an *62.2.. que 1 Evêehé de Paris fut érigé en Mé- ont obtenu les places vacantes dans les hauts Sièges, 2 c
M
c’étoit le Grand-Árchidiacre de Sens qui instaloit le nou-
- E *
8c le mettoit en pyiTessiòn de son Siège , ainsi qu’on
après le dernier Diacre.
•leTî v °ir dans l’Entrée de‘Jean d’Orléans-Longueville, où Jean Jf ?* lt J â.J Les Abbés de S. Euverte 8c de 8.
C C S * ard Grand-Archidiacre de Sens, accompagné de deux Me f m,n T 1 f? 1 Ch . anol " es d ,° rlcans .’ & qui en
?stìon ,n f s de b même Eglise, instala ce Prélat. Mais dans l’é- « t e f aI f oM Jf al P K d J“ S k Ch ^J’ J e pt f míel a drolt »
servé " de sArchevêché de Paris, ce droit n’ayant point été re- & - lau H e à ? auch ^ a P res Ia de / n, ^ e Dl S n ‘ te -, & »vant le pre-
p'tá Ça U j . f.v. 1 * u a* v ^ f m ier Chanoine, devroient naturellement s y placer • il fímAr^;*
S dév olu? d m rchld,a " e , de Cette , n ° aV ,f e Métropole , cela a ce , a , jls fussent en habit à Chœur; nwis fe trouvant
Doien . d Orléans , a la Dignité duquel celle de P ochet & e J ? mantelet . i!s soat regardés c ’ omme ^uvam en
Chapitre néanmoins proteste contre eux, par la raison qu’il n’estpermis à aucun Benesicier de l’Eglise d’Orleans d’aflìster anChœur autrement qu’en habit uniforme 8c convenable
(e) Donner d dîner .1 La Jurisprudence des Arrêts à jugé obli-
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rem fopuli & m,litum. On trouve même que parTrêt^di/plr-. Ornent de Pans du 16. Mai1 1346. l’Evêque d’Angers a été con-gé, pendant que Messieurs de Ville au contraire re- Aàà auSi^Arrbfn’” S p « “ à í on Cha P itre y ^ ^’ un
■i particulier. qui etoit Mrchipretre, fit condamner l’un de ses Suc-
[b) rchidiacre est unie.d %s ans le Chœur, du côté droit.'] Ceux qui ont remarqué ci-éial “ "" '
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d av^- 16 dans b marche Messieurs du Bailliage 8c Siègeir j r ° le t' t la droite fur le Corps de Ville , bétonneront
Prési-
Corps de Ville , bétonneront de les, -iron >. — à gauche. Voici l’explication de cette disserence.
J® 1 fff. Jérôme Groslot Bailli d’Orleans, 8c Jean Huef** t> lcill er t Obérai, ayant embrassé les nouvelles opinions ; lese d]í Pens’ d ° nt une P art ' e avo ‘ t imitél’exemple dc leurs chefs,ll e ^ nt de so trouver aux Cérémonies où ils accompa-^ le Uer;
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