DES SUPER
farrectson du Fils de Dieu , qui font figurées par le,^atême ; elle batizoit la veille de la Pentecôte, enmémoire du S. Esprit, qui étoit descendu ce jour-làfar les Apôtres ; elle batizoit à Noël , afin que lesn °uveaux batizés apprissent qu'ils naissaient ce jour-làP°ur Jesus-Christ, comme Jefus-Christ naissait pourk Monde; elle batizoit aux Rois , parce qu’on croitssie c’est ce jour-là que Jesus-Christ a étébatizé;etl fin elle batizoit à la Nativité de S. Jean Baptiste,P ar ce que c'étoit ce grand Saint qui avoit batizé Je-fas-Christ. Et voilà les raisons que les Peres appor-ordinairement, pour justifier le choix & la pré-sence des jours & des tems auxquels l’Eglise ancien-ne administrait le Batême.
, Mais ceux qui affectent de l'administrer à certainsJ°urs & à certains tems, dans la pensée qu’il n’auroitn fale vertu, ou qu’il n’en aurait pas tant , s’il étoitsinistré à d’autres jours , & en d’autres tems,Ce ux-là, dis-je, font vraiment Superstitieux , parce
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Et c’est-là une de leurs erreurs , & de leurs Supersti-tions , aussi bien qu’une de celles des Chrétiens desIndes, C’en est une aux Abiffins , ou Ethiopiens,de ne batizer leurs ensans mâles que le quarantièmejour, & les femelles que le 8o. jour , à moins qu’iln’y ait une nécessité toute évidente de les batizer au-paravant. Ils sont néanmoins dans e,et usage, commenous rapprenons des paroles de l’Interrogatoire , quifut fait à Rome à Frère Thécle Marie , Prêtre &Moine de l'Ordre de S. Antoine, le premier jour deJuillet 1594. (t) par le commandement du Cardinalde sainte Severine , Protecteur de la Nation Ethio-piennne : & de la profession de foi de Zaga-Zabo (kj.
Us ont encore une autre erreur , & un autre usagesuperstitieux , qui concerne & le culte superflu, &l’observance des jours. Contre les décisions formellesdu Concile de Florence (l ), & du Concile de Tren-te (m) , qui défendent de réitérer le Batême, parceque le Batême, ainíì que la Confirmation & l’Ordre,
flu’ils observent les jours & les tems de la manière que imprime caractère ; ils le réitèrent néanmoins tous leses Galates les observoient, & que cette observance est ans à certain jour de l’année. Zaga-Zabo dit bien à,Utle vraye Superstition condamnée par le saint Apô- la vérité qu’ils le réitèrent (n). Le P. Nicolas Go-j re j parles Conciles , parles Pères & parles Théo- digne en dit autant (0) fur la foi des lettres écrites*?§sens. C’est donc une Superstition aux Jacobitesdifférer le Batême de leurs ensans jusqu’au 40. ©u80. jour après leur naissance. Le Pape Eugene IV.es avertit (a) de ne le plus faire à l’avenir. Les Ma-î^nites sont dans une semblable partique comme le P.
Thomas de Jesus le rapporte (b) dans les Proportions3 u ’il a extraites de leurs livres & de leurs traditions,
d’Éthiopie par le Père Pierre Paëz : Mais ni l’un, nil’autre ne marque à quel jour ils le réitèrent. Cepen-dant le même P. Godigne (p) rapporte d’autres let-tres écrites aussi d’Ethiopie par le P. Antoine Fer-nand , ou il est dit que c’est le jour de l’Epiphaniequ’ils le réitèrent. Le P. Thomas de Jésus {q) té-
^-------- moigne la même chose après Alvarès dans son histoire
orérewood le rapporte aussi en ces mots (c) : Une des d’Ethiopie (r). Brérewood en fait autant (s) : Ils
^arques de leur Religion , c' est que Pensant est rendufouillé par P attouchement de la mère jusqu’k ce qu’ellefiit purifiée, qui est après m enfant mâle, 40. jours, &80. après me femelle , pour laquelle raison ils ne bâti-ment point leurs ensans avant ces termes la. Et Alexan-dre Ross (d) : Les Maronites tiennent qu*Un enfant nedoit point être batizé devant que la mère soit purifiée ,
se bâtiment tous les ans au jour de P Epiphanie , dans leilacs , ou étangs. Et Alexandre Ross aussi (t) : Ils omde coutume de se butiner tous les ans dans des étangs gj»dans des rivières le jour des trois Rois , en mémoire duBatême de Christ , qui fut batincé ce jour-là dans leJourdain.
Les Grecs ne sont pas moins réprehenfibles que les
est 40. jour après, quand c’est un fils, & 80. jours, Ethiopiens dans la Superstition qu’ils observent , de
Wand c est une fille. Les Maronites ont encore une autrestatique Superstitieuse, qui doit être rapportée à l’ob-j ç rvance des jours & des tems. C’est qu’ils ne veu-pnt pas que l’on batize les femmes infidèles qui ontconverties à la foi, tant qu’elles ont leurs incom-modités ordinaires (e). Les Chrétiens des Indes, ouS. Thomas , différent le Batême de leurs ensans,u fqu’au quarantième jour , à moins qu’ils ne soient
péril de mort, ainsi que lc témoigne Brérewood (f) leur fait le Cardinal Humbert dans la dispute qu’ilces termes : lis ne bâtiment point leurs ensans jusqu’k eut contre eux en 1104. (v) II leur dit ensuite , que
cet-
en
eti
qu’ils ajent 40. jours , finon en danger de mort. Ult: de même des Cophtes , ou Chrétiens d’Egyp-6 Qi ) , Ou ils ne bâtiment point leurs ensans avant ler antiémTjour, dûjfent-ils mourir fans Batême ; mais1 ne le dit qu’après le Père de Thomas de Jésus (h) :
«(*) Tn Decreto pro Jacobit. part. ;. Concil. Floíent. p. 1104.^ -p, ,j. Concil. Labb. Circa pueros ( leur dit il) propter
r r ‘ c ulum mortis, quod potest fxpe contingere , cum ipíis nonalio medio fubveniri, niíl per Sacramentum Baptifmi, perer 'piuntur à Diaboli dominatu, 8c in Dei filios adoptantur,li>et non elfe per quadraginta , aut octuaginta dics_, feu a-
ne point batizer leurs ensans , en quelque dangerqu’ils puissent être de leur vie , avant le huitièmejour , puisqu’en cela ils renouvellent la pratique desJuifs , qui ne faifoient circoncire les leurs que lenuitiéme jour , & qu’ils sont plus cruels qu’Hérodemême , parce qu’ils tuent le corps & l*ame tout en-semble d’une infinité d’innocens, qu’ils engagent dansla damnation éternelle. Voilà le juste reproche que
èiff tertl Pus, juxta quorumdam obíèrvantiam , sacrum Baptisma^ er cndum, íed quamprimùm fieri potest, debere consens, itaetl > quod mortis imminente periculo mox sine ulla dilationeÇj^entur, etiam per laïeum , vel mulierem, in forma Eccle-fi desit Sacerdos , quemadmodum in Decreto Àrmenorum
( 4 ) L
c <mtinetur.
t„ s y c,. 7 . p, 2,. c. y. Tit. De Sacram.Bapt. Parvulus recensna-fit . ° n trectetur à' maire ante ejus purificationem , immundusdjj ac proinde non baptizandus mafculus ante quadragesimum> Femim veto ante octogesimum diem, hoc est, antequam
faus
er Purificata êxstiterit, nelnfans ab immunda matre contrec-(c) 3° Van i contrastât immunditiem.
(À ^cherches, 8cc. c. 2y.
(e) ,logions du monde, 2. p. division 14.fi ad 6 lnfidelis mulier ( distnt-ils dans les mêmes propositions)fi r Ua t j er n convertatur, non debet baptizari quamdiu fuerit men-
ííffaìd. c. ...
(iì ì bl<3 - c -
hìsfi- 7 - p. i. c. 5. Ratum non habent Baptifmum si conse-nte quadragesimum à diem, quod extra Cayrum, ma-
ximé in Scythia adeo stricte obíèrvatur, ut nequîdem imminentepraesentislìma morte , ante hune aetatis diem parvulis Baptismusconferatur.
(i) Apud Thom. à Jef. ibid. c.Interrogatus quoto die bap-tizantur infantes in jEthiopia? Refpondit, mares baptizantur postquadraginta dies, Lc feminte baptizantur post octoginta dies, nisifuerit mortis periculum , quia tune statim baptizantur.
(k) Apud Damian. àGoës, 1 . de morib. rEthiop. Post circum-cisionem masculi baptizantur ad quadragesimum diem , mulieresverò ad octogesimum , nisi aliqua intervenerit segritudo ut opussit festinatione.
(/) Decret. de Unio Armen.
\trì) Self. 7. de Sacram. in gen. can. g.
(n) Ibid. Nec id sine moyfu omittitur , quod primo Baptifmoquasi diffisi, singulis annis rebaptizamur.
(0) L. 1. de Abissm. rébus , c. 28. Baptifmum repetunt quot.annis.
(f) Ibid. Annis singulis, ipfo Epiphamse die Baptifmatis réno-vant lavacrum.
(q) L. 7. c. 8.
(r) Hist. TEthiop. c. 72. Errant graviter Abyssim circa Sacra-mentum Baptifmi, dum in die Epiphanie , teste Alvaresio, be-nedicto prius aquarum stagno trina immersione tam mares quanjfeminœ, prxmissa forma Baptifmi, quotannis rebaptizantur.
(r) C. 23.
(t) Sup. divif. 14.
(v) In fin. apud Baron, in Append. T. u. Hseccine funt ill*perfectiora (leur dit-il ) ut parvulis morituris ante octo dies rege-neratio per aquam Lc Spiritum íànctum fubtrastatur? In quo u ti-que crudeliores Herode non tantum in corpore , fed Lc in animaquotidie trucidatis parvulorum innumerabilem populum, Lc desti-natis ad ignem reternum.
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