DES SUPERSTITIONS.
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gènce (a), l’ame ne sauroit obtenir la rémission de sonPéché quand elle est sortie du corps, & que la chairtoute feule n’est pas capable de péché.
Ainsi c’est un faux culte , un culte indu, un cultePernicieux, un culte superflu, une vaine observanceâes choses sacrées, que de batizer des hommes morts*Voilà pourquoi le Synode de Sens en 152 4. défend(^) de batizer les enfans qui se trouveront morts aprèsavoir été tirés du ventre de leurs meres, & il ordon-° £ aux Curés de dénoncer souvent cette défense àLurs paroissiens, & particulièrement aux Sages-sem-ni£ s, de crainte qu’on ne batize des cadavres, & quesous ce prétexte on ne les enferre dans les Cimetières,^-a même défense avoit été faite long-tems auparavantPar deux Synodes de Langres, l’un (c) de iq;r. fousPhilippe de Vienne, Evêque de Langres, & (d) Tau*tre de 1479. fous Gui Bernard, aussi Evêque deLangres, Conseiller de Charles VII. & Chancelier de
Ordre de saint Michel. C’est dans le même espritMe les Statuts Synodaux de l'Eglise de Lyon, pu-nies par l'ordre du Cardinal de Tournon Archevê-que de Lyon, & imprimés à Lyon en 15 66. défen-c ' e ot (c) de batizer les avortons, ou enfans morts-nés,floand même certaines femmelettes qui les apportent à* Eglise, & qui les y gardent quelques jours, assíì-rer oient qu'elles y auroient remarqué des signes de
M Epist, n, c. 9. n. ìo. Mortuos auteur (cesent les paroles dec fsaint Evêque) propterea non bapdzamus , quia omne peccatum.
vie. On trouve la même chose dans les Statuts Sy-nodaux de la même Eglise (/), publiés en Françoisparles foins de M. d’EspinaCj Archevêque de Lyon,en 1557. & imprimés à Lyon la même année: II ya quelques simples femmes, lesquelles apportent en L'Eglisequelques avortons t leS gardant la par quelques jours, poursavoir si miraculeusement leur apparoîtra quelque signe oudéclaration de sentiment & de vie , voulans par quelqueeffusion de sang , ou autrement, induire le Cure, ou fi-caire de les batizer, ce que nous leur défendons expreffé-ment de faire par ci-apres, pour être indigne de tel Sa-crement. A ceux là il faut ajouter les Statuts Syno-daux de Bezançon en 1592. & en 1656. (g), & lesOrdonnances générales du Diocèse de Foui, en 1658.Défense k tous Prêtres de batizxr les enfans morts-nés , kpeine de suspension , & aux Ermites, a peine d expulsionde leurs Ermitages , H" des Censures Ecclésiastiques. Etce règlement est ainsi interprété dans les Ordonnancesgénérales du même diocèse en 1670. Interprétant no-tre Ordonnance touchant les enfans morts-nés , Nous or-donnons d’abondant qu il ne fera loisible aux Curés , fusprétexte du témoignage de quatre personnes , d'inhumerles enfans morts-nés en terre sainte fans notre permisson particulière , & défenses k tontes personnes de lesbatizer.
Néanmoins il y a eu autrefois des Catholiques & desHérétiques qui batizoient les morts. Les Catholiquesle faisoient par simplicité, s’imaginant que les mortsn’étoient point séparés de la communion des fidèles,
n eni peccatorum accipere. Nam res qu» non vivit. ficut peccaf e, ita pœnitentiam peccati habere non potest. Quomodo Sacra-thentum remissionis dari potest, ubi vita non est? Aut quemad*rnodum caro baprizetur in remistionem peccatorum, ubi animanon est, cum qua simul adhxret peccati consortium ?
(b) Tit. de Baptìs. Si mulierem prxgnantem in partu, aut aliomorbo decedere contigerit, 8c infans facta inciíione viscerummaternorum, qux tune fieri debet cùm est prxíutaptio vitx in-*ntis, mortuus reperiatur, aut alias abfque inciíione nullo mode»ej£ tra uterum apparuerit, non est baptizandus.... Et hoc Statu*
ixpius doceant Sacerdotes fuos parochianos, 8c maxime ob*‘tetrices, ne contingat cadavera mortuorum baptizari 8e eo prx-e * tu in Cxmeteriis íèpeliri.
(c) Le 1. dit: Multotiens infantes quinascuntur8c quibusnoftest'ta aut anima, per aliquos ignaros baptizantur, qui credunt vi-ni 8c animam habere, quia videntur m o ver i ad motum ignis >
p piypter ejus calorem, qui iblet fieri circa taies pueros in certis. ccleíiis, feu locis piis, nostrarum civitatis 8c Dixcesis, in qui*If consueverunt taies deferri, fub fpe , quòd per interceflìonemmérita Sanctorum, vitam 8c animant récupèrent. Statuimus 8c0t< iinamus, quòd de extero nullus taies infantes prxíumat bapti-se, nìii constet per evidentia signa, quòd infans de seipíb mo-e ttur, non autern moveatur propter caliditatem ignis, aut alte-* Us accidentis.
l’O*? 1 ' forte conformément au premier, dont il renouvelle
r en ° nnanCC ' ^onstitutionem D. Philippi nostri prxdecesiorist»air Vantes > damnamus 8c penitùs reprobamus abusura illum , quo"te UTl ^ 'tdisterenter temporibus retroactis fuerunt infantuli exs r .° ntatrum suarum suffocati, qui vulgariser dicuntur Mortui-c ‘> quorum etiam aliqui fuerunt ad Ecclesiam delati, certis die-plo S « noctibus coram Imaginibus Sanctorum appositi, à princi*'figidi, 8c tanquam baculus rigidi : sed per ignern carbonum,1 Ua ndoque cereorum 8c lampaduni accenfàrum molles estecti,p a ^"ibus colòr rubeus ad tempus, 8c languis fluens à naribusap-Vt* 1 ' ^orum etiam aliqui sudare super orificio stomachi visi> 8c venas temporales, 8c frontis ac circa collum aliquantispere a i id Vere » alterum oculorum aperire 8c claudere, flatum à naribuss ÎCr j' n emittere, à quo plumas naso appositx assufflantur, perfufït "ttt Ba P tiíraatis undâ, 8c deinde in Cxmeteriis Ecclesiasticis suc*'“«lulati. Hos igitur 8c íïmiles abufusde extero fub exconl-ï>i» lCation ' s pœna 8c emendx arbitrarix per nostras civitatem 8cttnj C< j!’ Iïl > districtius fieri prohibemus: inhibentes ne Sacramen-1 1 d u 'bus conferatur, nec etiam in Eccesiastico CxmeterioiHi r ule ntur aliqui, quos verisimiliter constiterit vita naturali, autrni£p- Cu ^°là caruislè. Et quia sunt quxdam mulieres fe de prx-c ’ s "bufibus propter quxstum intromittentes . ipsis hoc facereadj a p tero 'nhibemus: prohibemusque omnibus ne taies muliereslaiq 3 de extern in fuis Ecclesiis recipiant feu admittant. Sed ne"à,n ^ soe prohibitione fcandalizati remaneant, volumus quòdvìaii y?dicta occurrerint, ad Curatos singulorum locorum ipe-f.ì a . ea tur recurfus.
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lis a íii^ ula a PP ar eant, 8c posteaex fanguinis emissione 8c nonnul-Llfot°^M' a > multa mendosè Curatis adstruant, ut ii ex illarumc ùn, ‘ m ° n '° sidem assumentes, taies abortivos baptizent. qux7 ol ° / >cra mento indigna íint, posthac fieri prohibemus.
Et
c’est pour cela que le troisième Concile de Carthageen 5 97. défend (i) de batizer les morts : ce qui estpareillement défendu dans le Code des Canons de l’E-glife d’Afrique (k), Philastrius, Evêque de Bresse,marque aussi (/) que les Cataphrygiens, qui étoientune espèce de Marcionites, batizoient les morts. Maisil ne nous en dit point la raison. Alphonse de Castrodit la même chose (m) des Cataphrygienes après lui.
En ï. lieu il faut que l’homme qui doit être bati-ze j ne soit point possédé du Démon par une posses-sion réelle & véritable, & qui procède d’une autresource que du péché Originel. Car s’il est ainsi poí-sedé, on ne le doit point batizer à moins qu’il ne soiten danger de mort. Timothée Patriarche d’Alexan-drie l’a décidé de la sorte dans ses Réponses Canoni-ques rapportées par Balsamon (si) , où, après qu’on luia proposé cette question : Si un Catéchumène vient a êtrépossédé du Démon , gf qu’il veuille recevoir le Batême ,ou que se s parens veuillent qu il le reçoive , le doit-il rece-voir , ou non , fur tout s’il ejl a /’article de la mon ? Ilrépond en cette manière : Celui qui étant poffedé du Dé-mon , n est pas délivré de VEsprit impur, ne peut pas re-cevoir le saint Batême, s’il neft fur le point de mourir.Ce que Balsamon explique par ces paroles : Celui qutest poffedé du Démon , semble être la demeure du Démon.Car on juge bien , que l’esprit impur nhabiteroit point
dans
(f) C. j. fol. 6. vers.
(g) Tit. 11. Statut. 4. novx Collectionis an. 1880. In pleriíquelocis nostrx Diœcefis ( ut accëpimus ) Sacerdotes quidam malèdocti baptiiàre prxfumunt infantes mortuos ab utero matris -.quosquxdam vetulx mulieres ebriofx, Sc modicx confcientix, in Ec-clesiis per duas, très, vel plures dies observant , 8c postea testifi-cantur signa vitx in eis apparuistè, 8c posthac in loco religiofò 8cíàcro íëpeliunt: cùm prxmistà (fi vera estent) miràculoíà debe-rent meritò dici. Ad quorum approbationem major indagatio Scverificatio requiritur quam sit testimonium vetularum. Cùm igi_
, _ r _j . tur cum fidelibus nonnisi fideles íèpeliantur, ideo ne talia de exte-
lai c j la de extern in fuis Ecclesiis recipiant feu admittant. Sed ne ro fiant, sine nostra, aut Vicarii nostri generalis, feu OfEcialisY . " . ’ licentia, omnino prohibemus.
(h) L. 1. Observât, c. 9.
(i) Can. 6. Cavendum est ne moftuòs baptizari poste fratrumde Bapt. p. 1 f. Interdum evenit (lìifent ces Statuts) ut mu- infirmitas credat, cùm Eucharistiam mórtuis non dari animadv^
ijj S< l Ua: dam abortivos in Ecclesiam déférant, 8c ibi per aliquot terit.
ii*!!.?, nt & observent, an ex quodam miraculo in eis vitx signa (k) En ces termes. Placuit ut ne jam mortuos hommes bapti-
zari-faciat Presbyterorum ignavia. Can. 18. *
(/) L. de hxresib. Hi mortuos baptizant.
(m) L. ;. adverf. hxref. V. Baptifmus, hxr. a-
(n) Comment, in Canones 88. Apost. 8çc.
'orne //,
D
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