DES SUPERSTITIONS.
4 Z
sus-Christ Le Rituel Ambroisien (a) explique cet- tres trois jours, les autres vmgt-quatre heures seule-te raison plus au long. Quand l’Evêque ne donne- ment , les autres n’en ont point du tout , • parcetoit point ce (b) soustet , la Confirmation ne laisse- quaussi-tot qu’on les a confirmes , on l €ur essuye letoit pas d’ên-e bonne. Mais il y auroit de la Su- front , en forte que le saint Chreme n y paroït plus.Perstition à affecter de ne le pas donner , & de ne le A l’égard de ceux qui le portent, il pourroit y avoirPas recevoir ; le mépris de le donner & de le re- de la Superstition à le vouloir porter plus ou moins d erevoir seroit blâmable , & un véritable culte super- tems qu’on ne doit, d’une certaine figure, d une cer-flu. Les Cophtes ne le donnent point , selon le P. taine étoffe, d’une certaine largeur , & dune certax-Lhomas de Tesus {cl , & il n’en est fait aucune men- ne longeur,' plutôt que d’une autre,tión dans l’Euchologe des Grecs. VIII. En quelques diocèses on étoit autrefois sept
VI En Espagne, & cela se pratique aussi en bien jours fans se laver la tête après qu’on avoir reçu fad’autres lieux quoique le Pontifical Romain n’en di- Confirmation. Hugues de saint Victor (e) rend te-5 e r j en i es Confirmés portent un cierge allumé, moignage de cet usage, qui s observoit» comme il estqu’ils donnent à l’Evêque après qu’il leur a adminis- vraisemblable, a bonne intention , & pour le respecttré la Confirmation. Soto (d) qui étoit de Sigovie, du saint Chrême qui eut pu s enlever, fi on se fût la-Parle de cette cérémonie , & dit qu’on la peut omet- ve la tete, ^particulièrement le front, avant le hui-tre sins^Sé : mais supposé qu’ol la fasse, ce seroit «Ane jour Mais peut-être y auroit-il aujourd’huinue Simerstition de la vaine observance , de vouloir de la Superstition a 1 observer.
avoir un cierge d’une certaine façon , d’un certain IX. On change le nom de Bateme dans la Confir-Poids ou d’une certaine grandeur , plutôt qu’un au- mation, lorsqu’il est vilain, ridicule, ou indigne desfie Vimaginant qu’il auroit plus de vertu, & qu’il Chrétiens qui l’ont reçu , & l’Evêque en impose unattirerait plus de grâces. . autre , honnête , pieux & saint, amsi qu il est pres-
VII. La coutume n’est pas uniforme pour le ban- cnt par le^ 5. Concile Provincial de Milan if) zn.
Rauque le Pontifical Romain, les Conciles, les Sta- 1579. par Je Concile Provincial d’ Aix (g) en 15 85s.
^ . - . « • « , r — 1 _ ^ _:i „ tv J *1 J - nr t cl /-r.
tuts Synodaux & les Rituels ordonnent aux confit- par le Concile Provincial de Toulouse (h) en *590.
uies d’avoir. Les uns le portent ìept jours , ìes au- pai ic lvuu« uc xj^u.v^ yí j 4 U1 ajoute
r que les Cures doivent avoir foin de marquer ce chan-
(*) Ibid. supr. Ut sciât homo Christianus, fe jam militera es- g emen(: de nom dans leurs registres Baptismaux. II
fcendif ns rtónde^"se"in^hristiana*constitutum'effe, in $ quâ est difficile qu’il y ait de la Superstition dans cette im-llon hujus vitae jucunditates , Sc commoda quxrat , sed mconi- position de nom , parce que ce font les Eveques qui
moda potiùs, atque adeò mala patienter ferat :Acprsterea Intel- ] a Pont. Mais "en tout cas s'il s'y en trouvoit quel-
,3 6** «i * k reconnoître :par ce que
qu’une , il seroit aisé de la reconnoître par ce quenous àvons difdans le'chapitre 10. de celles qái con-cernent le Batême.
(é) ìl valoit mieux dire que ce souflet étoit originaire de lamaniéré d’affvanchir chez, les Romains , & qu’il marquoit peutêtre que c’étoit 1a derniere fois qu’on se serviroit de l’autorité demaître sur l’affranchi : ainsi à Ja Confirmation il peut designerl’aftranchissement de la servitude du péché.
(e) L. 2. de Sacram. p- 7. c. 6 .
(f) Conflit, p. 1. n. 8.
{c) Ibid. lupr. Statim à Baptismo parvuii chrisinantur , alapa (g) Tit. de Confir. Sacram.item non infligitur. \b) P. 2. c. 3. n. f.
U) Ibid. supr. Cereus qui offerte nonnulia religio est, sed ta- _ (i)^ Tit. de^Sacram. Confirmât, p. 1. pag. Qu 0( J Pzrockch
in libro baptismali diligenter adnotabit.
T
IS;
m*
mmmrn
L %
TR AI-