iv PREFACE.
dans une santé parfaite ; ainsi que tous îesPhilosophes Paílurcnt : 11 faut nécessaire'ment avouer qu’on ne sçauroit servir plusutilement le Public qu’en lui donnantdes Maîtres qui lui apprennent une Sciencefi merveilleuse , & qu’on ne sçauroit tropsoigneusement recueillir les paroles ôc lespréceptes des véritables Philosophes , nirechercher avec trop d’unpreffement lesLivres de ces grands Hommes, puisquece sont les seuls qui peuvent nous appren-dre le moyen d’acquérir un si rare trésor,qui nous donne tout à la fois la possessionlégitime des Richesses, & une fauté assurée,lans laquelle les Riens nous feroient inuti-les ; & la vie même, qui est le plus grandde tous les Biens, íeroit un supplice per-pétuel.
Car quoi que tous les Philosophes re-tenus , comme ils disent, par la craintede Dieu, ayent tous écrit fort obscuré-ment 3 pour ne pas profaner & rendre pu-blique une chose si précieuse , Sc qui, sielle étoit commune, causeroit un désordreâí un bouleversement prodigieux dans laSociété humaine. Quoi que, comme ils di-sent, ils n’ayent écrit que pour les Enfansde la Science , c’est-à-dire pour ceux quifont initiez dans leurs mistéres , ôc que parcette raison il soit fort difficile aux Ap-prçntiss d’entendre ôi de déchiffrer leurs